René de Obaldia
René de Obaldia
Il était une fois... où l'auteur dramatique de Du vent dans les branches de sassafras et le romancier de Tamerlan des coeurs (le même homme !) se donnèrent le mot pour faire l'école buissonnière. Et écrire des poèmes. Ce furent les Innocentines. Innocentines, enfantines, comptines... Moments de grâce où dansent les mots sans rides, où la fraîcheur de l'inspiration allie le rire à l'émotion. Source vive. Invitation à une cure de jouvence ! " Chez moi ", " La Sologne ", " Intimité ", " Le zizi perpétuel ", " Petite ritournelle impériale ", " Le plus beau vers de la langue française ", " Les cuisses de Colette ", " Le courant d'air ", " Les jumeaux de la nuit ", on aimerait citer toutes ces petites histoires, si légères, si drôles, pathétiques parfois, et dont chacune délivre un univers original. Ces " Poèmes pour enfants et quelques adultes " sont un dimanche dans l'oeuvre d'Obaldia. Et, pour nous tous, une merveilleuse récréation.
« Le comte René de Obaldia est vraiment un poète singulier et un être à part. Né en 1918 à Hong Kong d'un père panaméen et d'une mère française, élevé par une nourrice chinoise, prisonnier en Silésie pendant la guerre, cousin de Michèle Morgan, partenaire au cinéma de Louis Jouvet, commandeur de l'Ordre de Balboa, et marié à une belle Américaine, on dirait qu'il a toujours vécu dans un univers parallèle. Le pays du roi René est planté de chênes et de palétuviers, survolé par des geais gélatineux qui geignent dans les jasmins, peuplé de grands vizirs, de cosmonautes agricoles, de satyres bucoliques, de bagnards de Cayenne et de Zazie cybernétiques. On y parle l'obaldien. »Jérôme Garcin
« Interprété par les plus grands acteurs sur les scènes parisiennes et étrangères comme par de nombreuses troupes d'amateurs, joué aussi bien chez les sapeurs pompiers que dans les hôpitaux, les usines, les foyers ruraux, les prisons, les lycées, les maisons de la culture, les casernes, les salles des fêtes municipales, les cou-vents, que chez les malades mentaux ou à l'Elysée (Deux femmes pour un fantôme, comédie psychosomatique, fut représentée devant Georges Pompidou et les membres du Parlement), René de Obaldia, sans pour autant s'encombrer de théories, ne nous offre-t-il pas un théâtre populaire ? Dans maintes anthologies et encyclopédies où il figure d'abondance, c'est toujours la profonde singularité de l'auteur dramatique et du romancier qui est soulignée. Une oeuvre qui compte parmi les plus originales et les plus savoureuses de notre temps ». (Dictionnaire de littérature française contemporaine)
Hirsute, la voix cassée, il est un vieux dur à cuire, cow-boy sans peur et sans reproche, patriarche au sang chaud et aux propos musclés. C'est Rockfeller, personnage haut en couleur de cette parodie de western, mijotée avec humour et relevée d'une pointe de poésie par René de Obaldia... Il y a là le médecin ivrogne, la mère au solide bon sens, la fille de joie au grand coeur, le shérif justicier... Le texte est drôle, inventif, blagueur. Un western légendaire, mais aussi une parodie du western, avec ses splendeurs et ses misères&hellip.
Comme tout un chacun, René de Obaldia s'est posé des questions sur la condition humaine. N'étant pas philosophe, mais, à la fois, poète, romancier et dramaturge, il répond à sa manière par un défilé d'images superbes empruntées à toutes les époques, où il mêle aux histoires quotidiennes " le bruit et la fureur " de l'Histoire. Sur la scène du monde, depuis les temps les plus reculés, on joue toujours la même pièce : celle de la passion, et l'Histoire assure une permanence de l'horreur et de l'absurdité. Reste qu'un homme de notre temps est le héros principal de ce livre : Jaime Salvador, bourreau des coeurs comme Tamerlan fut celui des corps. Pour lui, séducteur au nom prédestiné, une femme se tuera et, se portant comme volontaire, il mourra à la guerre - finalement l'Histoire aura scellé son destin. " Le plus beau moment de la production d'Obaldia, dit Maurice Nadeau de Tamerlan des Coeurs, une oeuvre bouclée, réussie et parfaite où jouent tout le charme, tout l'humour de l'écrivain. ".
Chers lecteurs, Je vais bientôt me quitter. Oui, disparaître de cette planète. Et il m'est venu à l'idée de rassembler moult pensées, citations, engrangées tout au long de mon existence, et de vous les léguer, dans l'espoir que pour vous aussi, elles seront source de réflexions, méditations, voire matière à rire et à pleurer. Chers lecteurs, chers obaldiens, à vous, selon vos affinités, vos humeurs, de vous approprier une perle rare. Je vais maintenant prendre congé de vous non sans vous gratifier d'un proverbe bantou : « Mon ami n'est pas mort puisque je vis encore. »René de Obaldia
Ce volume rassemble quatre impromptus légendaires de René de Obaldia : Le défunt, Le grand vizir, La baby-sitter et Pous ses beaux yeux. Voici ce qu'écrivait Pierre Lepape à leur sujet : « Obaldia n'a pas eu besoin de comprendre que pour l'essentiel, le théâtre est un jeu. C'est sa manière de penser, de rêver et d'écrire... On commence doucement à se raconter une histoire, par exemple celle de deux femmes qui aiment un même homme et qui essaient verbalement de se l'arracher... Alors que celui-ci vient de mourir dans un accident de voiture... Ces pièces de théâtre gourmand se lisent avec autant de délectation qu'elles se voient, fabriquent et diffusent une manière de morale en creux faite de lucidité, de générosité attentive, d'intelligence sans calcul. Affonter l'angoisse contemporaine, refléter les peurs les plus profondes n'oblige pas à se morfondre ! ».
Le discours de René de Obaldia pour son entrée à l'Académie française, et la réponse de Bertrand Poirot-Delpech.
Les Bons Bourgeois. Cette comédie a ceci de particulier qu'elle est écrite en vers, et s'ouvre à la manière des Femmes savantes. En hommage à Molière nous dit l'auteur. Mais la pièce est résolument moderne ; c'est, en fait, une grande comédie satirique de notre temps. Les Basson-d'Argueil, bons bourgeois installés douillettement dans leur luxueux appartement du XVIe arrondissement y sont pris au piège, tandis que dehors gronde la Révolution. Grasse Matinée raconte l'histoire de deux squelettes, deux voisines de cercueil, qui discourent sur le présent, le passé et un avenir hypothétique. Une ligne de chemin de fer longe le cimetière, et c'est le passage des trains qui donne au temps sa ponctuation. Décidément, Obaldia n'a rien perdu de son invention, de sa verve, de sa profonde originalité.
« Après avoir écrit, il y a un demi-siècle (sic), les Impromptus à loisir (Le Grand Vizir, Le défunt, Poivre de Cayenne, etc.), j'étais loin de me douter que ceux-ci continueraient de faire le bonheur des cours dramatiques et d'être joués un peu partout dans le monde, tant par les professionnels que par les nombreuses troupes d'amateurs. Aussi, aujourd'hui, fort de cette alliance avec le temps, j'ai repris la plume, trempée dans un encrier d'ironie et de tendresse, pour donner vie à d'autres petites pièces en un acte, plus obaldiennes que jamais ! Elles réjouiront encore, je l'espère, acteurs et spectateurs. » R.d.O.
Le premier volume des oeuvres complètes de René de Obaldia pour le théâtre.
Le tome 6 des oeuvres complètes pour le théâtre de René de Obaldia.
Le tome 8 des oeuvres complètes pour le théâtre de René de Obaldia.
{Le Centenaire }(1959) ou les divagations d'un vieillard, la vaste épopée de la mémoire. Un roman bourré d'humour, de cocasseries délirantes, satirique en diable et virtuose jusqu'au moment où les sourds entendront, les paralytiques danseront.
« Alouette, vingt-deux ans, mariée trop tôt, et Zilou, étudiant pauvre vivant chez sa mère, rêvent de faire une fugue, afin de pouvoir s?aimer sans contrainte. Un ami leur a donné l?adresse d?une auberge solitaire à Waterloo. « L?air y est tonique, prétend-il, la viande incomparable. » C?est là qu?ils décident d?aller abriter leurs amours. Mais, sans le savoir, ils arrivent le jour des commémorations de la fameuse bataille? Les voici tout à coup confrontés à l?Histoire. Bataillons de grognards, de hussards, de vétérans, de veuves napoléoniennes, pressant des aigles sur leur coeur, de culs-de-jatte glorieux leur font un étrange cortège nuptial : leur rêve tourne à l?hallucination. Leur passion résistera-t-elle à cette tempête épique, aux soixante mille morts sous leurs pieds qui ne dorment que d?un oeil, à ce désastre qui est aussi, selon l?optique, une victoire ? » René de Obaldia
René de Obaldia, poète, romancier, dramaturge, citoyen d'honneur de Waterloo, a été reçu à l'Académie française en juin 2000. Son oeuvre théâtrale est jouée dans le monde entier. Le tome VIII de son Théâtre a paru chez Grasset en juin 2000. Le Livre : " Interprété par les plus grands acteurs sur les scènes parisiennes et étrangères comme par de nombreuses troupes d'amateurs, joué aussi bien chez les sapeurs pompiers que dans les hôpitaux, les usines, les foyers ruraux, les prisons, les lycées, les maisons de la culture, les casernes, les salles des fêtes municipales, les couvents, que chez les malades mentaux ou à l'Elysée (Deux femmes pour un fantôme, comédie psychosomatique, fut représentée devant Georges Pompidou et les membres du Parlement), René de Obaldia, sans pour autant s'encombrer de théories, ne nous offre-t-il pas un théâtre populaire ? Dans maints anthologies, dictionnaires et encyclopédies où il figure d'abondance, c'est toujours la profonde singularité de l'auteur dramatique et du romancier qui est soulignée. Une oeuvre qui compte parmi les plus originales et les plus savoureuses de notre temps ". (dictionnaire de littérature française contemporaine)
René de Obaldia a décidé de rassembler l'ensemble de ses poèmes, dont certains sont inédits ou depuis longtemps introuvables. Recueil, anthologie, promenade poétique, {Sur le ventre des veuves} est tout cela à la fois : on y découvre des pièces de jeunesse, comme {Midi}, on relit quelques-unes de ses grandes tirades théâtrales... {Sur le ventre des veuves} est un ensemble grinçant parfois, rieur et plein de songes.
Ce quatrième tome du Théâtre de René De Obaldia regroupe les pièces : Le damné, Les larmes de l'aveugle et Urbi et orbi.