Pierre Maury
Pierre Maury
1913, Madagascar sous domination française : à travers des articles de presse de l’époque, découvrez le quotidien d’une colonie, ses débats, ses tensions et ses espoirs. Un miroir saisissant des rapports coloniaux, sans filtre ni commentaire.
L'incroyable best-seller des années 70 enfin réédité. Vous avez une angine ? Médoc. Vous avez des problèmes de vue ? Bourgogne. Vous êtes cardiaque ? Champagne sec. Vous êtes ballonné ? Vin d'Alsace. Ce sont quelques-uns des stupéfiants conseils du docteur Maury dans ce guide publié pour la première fois en 1974, où le " jus de la vigne " se transforme en remède universel. Vous y apprendrez, en outre, que le vin n'est pas une " boisson alcoolique " ; que les discours anti-oenologiques détournent l'attention des vrais dangers que sont la consommation excessive d'eau et de jus de fruits ; et que l'alcoolisme ne serait plus un problème si nous buvions plus de vin. Plongez le nez dans ce best-seller oublié : vous retrouverez la légèreté et l'ivresse de la France d'hier. Un très grand cru !
Je lis - j'allais dire comme tout le monde - Amélie Nothomb depuis la parution de son premier roman, Hygiène de l'assassin. Je me désole souvent de la voir brader son talent. C'est à mes yeux une telle évidence que la remarque revient souvent et que la succession d'articles (dans Le Soir) ou de notes de blog (Le journal d'un lecteur) écrits sur ses livres et rassemblés ici prend un caractère répétitif. Une étude complète de l'oeuvre - ses trente livres publiés avec une belle régularité annuelle chez Albin Michel - évacuerait cette question en une seule analyse. Quelques autres aussi, probablement. P.-S. Trentième roman d'Amélie Nothomb, Premier sang s'ajoute en 2021 à sa bibliographie, est couronné par le Renaudot et trouve sa place à la fin de ce petit livre dans un nouveau chapitre, millésimant du même coup ce « regard critique ».
Je ne m'accorde pas une importance assez grande pour croire nécessaire de faire connaître au plus grand nombre un parcours qui n'a rien d'exemplaire. Mais, à l'heure où l'on se désole souvent de la désaffection pour la lecture (cette heure était déjà venue autrefois, et à plusieurs reprises, elle reviendra), il n'est peut-être pas inutile de montrer comment toute une vie peut être construite autour de cette colonne vertébrale. Je n'ai d'ailleurs, ce doit être un signe, aucun souvenir des quelques années qui ont précédé ma découverte de la lecture. Et la plupart des images restées de mon passé sont liées aux livres, directement ou indirectement - quel livre étais-je en train de lire quand telle chose m'est arrivée ?
Condenser sans trahir tout en faisant oeuvre originale : voilà tout l'art de résumer un livre, un texte, un article. Vous en connaîtrez toutes les règles grâce à ce Flash qui vous propose : - une méthode de lecture rapide - la bonne façon d'établir un plan - l'écriture d'un résumé selon le centre d'intérêt - la critique d'un texte - un dictionnaire des difficultés rencontrées.
Cet ouvrage date de plus de vingt ans. Mais, basé sur des séjours effectués dans les derniers mois de 1995, il était épuisé. Au vingt-cinquième anniversaire du génocide rwandais, il n'a pas semblé inutile de le rééditer.
« Rien de plus désolant que l'histoire de la peste à Madagascar ! » L'expression ouvre un article de L'Aurore malgache en... 1931. Son auteur néglige pourtant de faire remonter la présence de la maladie à ses débuts, en 1898, et se limite à commenter dix années pendant lesquelles l'administration coloniale n'a pas réussi à éradiquer le mal. On lit ce dossier en 2017 ou en 2018, à un moment où la peste frappe une nouvelle fois Madagascar et où des communiqués quotidiens font le compte des décès, des cas avérés ou douteux, des guérisons. Venue du fond des temps (une manière bien peu scientifique de s'exprimer, certes), la peste est aujourd'hui encore une grande peur de l'humanité. Alexandre Yersin avait isolé le bacille de la peste en 1894, prolongeant immédiatement ses recherches par la mise au point d'un vaccin et d'un sérum. L'année suivante, il est envoyé à Madagascar pour y étudier des cas de fièvre bilieuse. Il ne croisera pas la peste sur la Grande Île, le bacille qui portera son nom attend qu'il n'y soit plus pour débarquer... La chronologie est implacable.
Depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire que j'ai pris le train en marche, je lis les livres de Dany Laferrière. Nous avons aussi parlé à diverses reprises, avec une proximité de plus en plus grande : le premier entretien, en 2008, s'est fait par courriel ; l'année suivante, par téléphone ; et, en 2012, à une terrasse de bistrot à Bruxelles. Les circonstances ont ainsi fait que, le temps passant, l'oeuvre et son auteur se sont de mieux en mieux confondus dans mon esprit. À travers la quinzaine d'articles de tailles variables rassemblés ici, tels qu'ils ont été publiés dans Le Soir, se dessine peut-être, je l'espère, une trajectoire littéraire et humaine à travers laquelle il est possible d'introduire Dany Laferrière auprès de celles et ceux qui l'ont encore peu lu, ou même qui ont encore à le découvrir. (Pierre Maury, dimanche 6 novembre 2016.) Livre gratuit avant et pendant le séjour de Dany Laferrière à Madagascar, jusqu'au 28 novembre 2016.
Cette compilation d'articles donne la parole aux seuls colons et, parfois, aux politiciens qui les représentent (ou croient les représenter) en France métropolitaine. On ne s'étonnera donc pas de rencontrer souvent des avis aussi péremptoires que négatifs à propos des Malgaches, d'ailleurs nommés habituellement les "indigènes". Une seule exception, mais notable : "La Dépêche malgache", journal créé à Tamatave (nous utilisons les appellations françaises des villes et, pour les noms malgaches, c'est au petit bonheur la chance, comme dans les textes originaux) en octobre, introduit dès son premier numéro une chronique piquante censée être écrite par un tireur de pousse-pousse qui y livre des réflexions en complet décalage avec la tonalité générale de la presse.