Pierre Astier
Pierre Astier
Aux États qui forment l'Inde du Sud - Karnataka, Kerala, Tamil Nadu, Andhra Pradesh et Telangana - correspondent respectivement les quatre langues majeures de la famille dravidienne que sont le kannada, le malayalam, le tamoul et le télougou. Elles font partie des vingt-deux langues reconnues par la Constitution indienne et distinguées depuis peu comme langues « classiques ». Les traductions françaises de ces langues sont encore rares et dispersées. Pour ce premier recueil les réunissant, traduites directement en français, les choix des quatre traducteurs font ressortir des traits marquants de la littérature indienne.Le quotidien sous toutes ses formes, la pauvreté et la corruption, l'exposition des inégalités, les préjugés et les injustices découlant du système des castes occupe une large place dans le corpus de ces nouvelles contemporaines. En relation avec la religion, les incompatibilités supposées entre castes se laissent déchiffrer sans fard. Il y a aussi du beau et du vivant dans tous ces textes qui donnent une idée forte des relations interpersonnelles dans cette partie de l'Inde ô combien séduisante.
Le 18 septembre 1502, une forte tempête rejette le navire de Christophe Colomb sur le rivage de Isla Uvita, petite île au large de Puerto Limón, sur la côte caraïbe. Fasciné par l'or et le jade qu'arborent les habitants, le navigateur ne tarde pas à baptiser « Costa Rica » - la Côte riche - les terres qu'il vient de découvrir. Ce pays dix fois plus petit que la France jouit d'un climat tempéré et d'une faune et d'une flore exceptionnelles. Sa forêt tropicale humide, ses parcs nationaux et ses réserves privées avec leurs ponts suspendus où règnent le quetzal, l'oiseau emblématique de la civilisation précolombienne, en font une destination très prisée. La « Suisse de l'Amérique centrale » a été épargnée par les nombreuses révolutions et dictatures qui ont ravagé les autres pays de l'isthme et n'a plus d'armée depuis 1948, selon sa devise nationale : « Que vivent pour toujours le travail et la paix. » Et la littérature des Ticos (Costariciens) n'est pas en reste ! Qu'ils traitent du passé ou du présent, de la ville ou de la campagne, les six écrivains réunis ici expriment un même amour de la langue et du pays, et un même optimisme quelles que soient les thématiques, même douloureuses. Les passions sont humaines, simplement humaines.
Six voix ivoiriennes, six récits vibrants : ce recueil capture l’âme d’un pays entre traditions ancestrales et modernité bouillonnante.