Philippe Pichon
Philippe Pichon
Pourquoi Tristan et Iseut ont-ils cédé au philtre d’amour ? Entre loyauté et passion interdite, Philippe Pichon explore les mystères de l’amour courtois et les drames du Moyen Âge.
Paris, 1917. Apollinaire y invente l’Esprit nouveau, un souffle révolutionnaire qui bouleverse la poésie et les arts.
Et si Rimbaud et Verlaine s’écrivaient aujourd’hui ? [email protected] revisite avec audace et humour la relation tumultueuse des deux poètes maudits, transposée à l’ère du numérique.
Quand un père atteint d’une maladie neurodégénérative réclame l’euthanasie, sa fille Camille se bat entre amour, mensonge et promesse. EuthanasiA de Philippe Pichon explore avec une intensité rare la frontière entre vie, mort et liberté.
Peu de métiers sont aussi propices que celui de policier pour observer et comprendre les évolutions de notre époque. Pourtant, la police parle peu. Et quand elle parle, l'écoute-t-on vraiment ou filtre-t-on ses propos à travers le crible des préjugés et des blocages qui touchent cette profession ? Pour la première fois cependant, un officier en activité parle à visage découvert de son institution et brise l'omerta : le commandant Philippe Pichon se met à table. Dans cet ouvrage mêlant le récit d'expériences personnelles et le regard d'un spécialiste exigeant, il répond précisément aux interrogations de l'opinion. Pourquoi choisit-on de se laisser dévorer par cette profession si décriée ? Quelles sont les lois de fonctionnement de cette institution ? Et les sanctions, si on ne les respecte pas ? Quels liens existe-t-il avec les pouvoirs judiciaire et politique ? Quel regard porter sur les zones urbaines, l'émigration, la violence, les archaïsmes du système, les interventions hiérarchiques, les gâchis... ? Ce témoignage étayé, remarquablement écrit, est aussi une réflexion sur les banlieues, un essai sur l'état d'esprit actuel de la police et un document sur certains dossiers qu'il a suivis, de Seine-Saint-Denis à Saint-Tropez. Et s'appuie sur des faits précis, tirés de son engagement quotidien dans les commissariats comme sur le terrain. La voix - courageuse - de l'auteur s'élève pour éclairer d'un ton original et littéraire un des débats les plus complexes et fondamentaux d'aujourd'hui : la place de la police dans notre société.
A force de scruter mon enfance, mes yeux se brouillent. J'ai grandi pourtant, j'ai digéré ce jeune âge, ce viol, mes sept ans. Aujourd'hui, une autre famine me guette : parler jusqu'à dire. Car la délivrance viendra par le livre, le témoignage. Que savons-nous du bien, du mal ? Du triomphe de la beauté ? La beauté est faite pour agenouiller l'âme. Voilà pourquoi j'emmêle mon violeur aux feuilles du Paradis. Grattant mot après mot le viol, le faisant fondre sous la main, remontent la souffrance et la honte. Penché jusqu'à mourir sur ma peau, j'ai vu l'adulte profaner l'enfant. Ouvrir l'abîme. Pardonnez-moi ces paroles graves, ce ton d'imprécation... Pour quelques lignes, je quitte l'humilité de ma tâche de flic. Je n'enfreins rien. Je signe. A ce récit, l'auteur ajoute une histoire - d'amour et de mort -, comme une parabole : qui saurait dire si, par son terrible geste, son agresseur fut un fou ou bien la proie du Diable ? Dans ce livre remarquablement écrit, où apparaissent l'exubérance, la tendresse naïve, les mots crus de l'enfance, le malheur, sous la forme de ce viol, fait entendre des accents terribles : ceux de la chair qui parle, qui crie.