Philippe Meirieu
Philippe Meirieu
Et si la pédagogie pouvait changer l'école et la société ? Dans L'Envers du tableau, Philippe Meirieu, figure majeure de la pédagogie moderne, partage son parcours, ses convictions et ses inquiétudes sur l'avenir de l'éducation.
Parce que les germes de la guerre civile se développent aujourd'hui au sein même de l'école, la nation doit, d'urgence, en redéfinir les objectifs et le fonctionnement. Minée par l'orientation prématurée, la sélection abusive et l'apartheid, l'école laisse se développer l'illettrisme, l'échec social, la violence et donc encourage au repli sur soi. La refondation de l'école s'impose : obligatoire de 3 à 16 ans, composée de classes hétérogènes, où l'entraide soit une valeur supérieure à la compétition forcenée, cette école doit permettre à tous les enfants d'acquérir une véritable culture commune et un réel sens civique. Le dialogue plutôt que la violence. Vitale pour l'avenir d'une République menacée par la montée des communautés, des clans, des sectes et des dérives mafieuses, l'école doit se reconstruire contre la haine, pour la démocratie.
Grandir ne va pas de soi. Et tant de sollicitations, aujourd'hui, nous invitent à rester dans la toute-puissance de l'enfance ou à nous installer dans l'indécision de l'adolescence que grandir semble être devenu plus difficile que jamais. Mais grandir n'a jamais été une chose simple parce que grandir est toujours un déchirement. Parce que grandir impose des renonciations. Parce que grandir suppose d'accepter d'entrer dans un monde que l'on voudrait parfois fuir. Parce que grandir contraint à de nombreux apprentissages auxquels on préférerait, sans doute, d'autres activités plus immédiatement gratifiantes. Et la modernité exaspère les difficultés de l'entreprise : il faut parfois grandir sans père, écartelé entre deux cultures, sans entrevoir d'espérance de satisfaction, sans projet accessible. Il faut fréquenter une école qui ne sait plus que promettre aux enfants en échange du sacrifice d'une partie de leur jeunesse. Jadis les enseignants, les parents, les éducateurs pouvaient justifier leurs prescriptions en laissant croire aux enfants que La société paierait bien un jour l'addition : « Sois sage, travaille... et tu réussiras ! » Mais la promesse de réussite est usée jusqu'à la corde. Alors, pourquoi grandir ? À quoi cela peut-il bien servir d'apprendre ? Pour approcher de telles questions, Philippe Meirieu a pris le parti d'étudier des oeuvres littéraires, persuadé qu'elles nous permettent de lire et de comprendre, parfois bien plus exactement et avec plus de clarté que les travaux des « sciences humaines », les enjeux fondamentaux de l'éducation. De « Perceval » de Chrétien de Troyes à « 1984 » d'Orwell, de Giraudoux ou Montherlant à Primo Levi ou Russell Banks, il explore des oeuvres qui permettent d'entrer dans l'intelligence vive de l'éducation. Aux enseignants, aux éducateurs mais aussi aux étudiants et aux parents, il offre un ensemble de réflexions qui, pour le moins, « donnent à penser ». Dans un style accessible à tous et avec la volonté délibérée de réconcilier outil de formation et plaisir de lecture, il nous présente des « lectures pédagogiques » qui, sans aucun doute, feront date.
Quand la vie semble vous échapper et que les choix deviennent flous, Le chemin de René Son offre une halte précieuse.
Enfin un vrai projet pour notre École, afin que le débat politique prenne au sérieux l'éducation de nos enfants et que nous puissions ensemble faire face aux défis d'aujourd'hui! Le débat politique néglige souvent l'éducation, réduite à des slogans comme «retour à l'autorité» ou à ses «fondamentaux». Pourtant, l'École française traverse une crise profonde: pénurie d'enseignants, perte de sens, tensions avec les parents, inégalités croissantes, défis du numérique. L'échéance de 2027 doit clarifier notre projet éducatif national. Réunis par Le Café pédagogique, acteurs et experts abordent dans ce livre, sans détour, les enjeux majeurs: inclusion, formation, programmes, orientation, IA, petite enfance ou droits de l'enfant. Leurs propositions dessinent une alternative: une École fidèle à l'idéal républicain, valorisant ses personnels, évitant bureaucratie et dérégulation, et garantissant à tous une culture exigeante et émancipatrice. Djéhanne Gani est docteure en études germaniques et rédactrice en chef du Café pédagogique. Elle a été professeure d'allemand, essentiellement en éducation prioritaire. Philippe Meirieu, pédagogue et professeur des universités, a notamment publié, chez le même éditeur, Éducation : rallumons les Lumières (2024). Philippe Meirieu, pédagogue et professeur des universités, est l'un des meilleurs spécialistes du système éducatif français. Djéhanne Gani est docteure en Études germaniques et rédactrice en chef du Café pédagogique. Elle a été professeure d'allemand, essentiellement en éducation prioritaire. Jean-Michel Le Baut est président de l'association CIIP qui soutient le Café pédagogique.
Face à la pénurie de professeurs et à la crise de vocation, Philippe Meirieu interroge : comment redonner sens et valeur à un métier essentiel à notre démocratie ? Un essai percutant pour comprendre les enjeux de l'école d'aujourd'hui et de demain.
Des analyses claires, concises et accessibles destinées aux élèves pour leur fournir l'essentiel sur l'oeuvre et le parcours associé pour le Bac de français 1reSido et Les Vrilles de la vigne... à la loupeSous forme de fiches en couleurs, ils proposent :- Repères sur l'auteur et le contexte historique de l'oeuvre- Résumés de textes et des repères dans l'oeuvre- Thèmes expliqués et commentaires linéaires- Le parcours associé explicité- Astuces pour comprendre et réviser vite et efficacement- Exemples de dissertations corrigées et expliquées pas à pas- Explications de texte complémentaires et guide pour l'entretien à l'oral- Citations incontournables à retenir et quiz de révision
En France, un pays qui se réfère aux Lumières, on a longtemps cru dans l'éducation. Celle-ci passait par l'École mais aussi par l'Education populaire et les loisirs, par la prévention dès la toute-petite enfance, comme par le développement du débat citoyen et de la « formation tout au long de la vie ». Cette vision politique se nourrissait de la conviction que tous les humains étaient éducables et que l'on ne pouvait jamais désespérer de quiconque... Or, tout cela ne semble plus à l'ordre du jour : un peu partout, on préfère la sélection, quand ce n'est pas la répression et l'exclusion. Cela relève d'une vision fondamentalement pessimiste et fataliste des humains et de la société. Il est temps de redresser la barre et de faire de l'éducation une priorité absolue pour préparer notre avenir. Philippe Meirieu, pédagogue et professeur des universités, est l'un des meilleurs spécialistes du système éducatif français.
En ces temps d'incertitudes, l'École est et doit rester plus que jamais un rempart pour la défense de la démocratie. En effet, ce sont les enseignants qui apprennent aux élèves à devenir des futurs citoyens capables de « penser par eux-mêmes », à vivre ensemble malgré leurs différences et à comprendre le monde qui les entoure. À l'heure de la post-vérité, des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle, alors que nous avons plus que jamais besoin de professeurs, le métier attire moins. Le manque de reconnaissance, les injonctions institutionnelles contradictoires, les problèmes de discipline... tout cela inquiète et, parfois, rebute celles et ceux qui voudraient s'engager dans ce métier. Philippe Meirieu s'adresse ici à celles et ceux qui s'interrogent, qui débutent ou qui se découragent. Non pour les soupçonner ou les accuser, mais pour partager avec eux ce qui, au-delà des difficultés quotidiennes, fait sens et permet de reprendre tous les matins le chemin de l'école, du collège ou du lycée avec la conviction que se joue là notre avenir commun... et la volonté d'y prendre sa part. Véritable ode au métier d'enseignant, ce livre a déjà conquis près de 50 000 lecteurs.
À quoi et comment éduquer nos enfants aujourd'hDans un monde déchiré et à l'avenir incertain, il est temps de nous redonner ensemble un grand projet éducatif et une vision pour l'école. Les réformes qui se succèdent sans continuité, les initiatives individuelles qui restent ponctuelles, tout cela ne suffit plus. Il nous faut des finalités capables de mobiliser tous les acteurs de l'éducation. Il nous faut une perspective commune qui puisse, tout à la fois, libérer les initiatives et combler les inégalités, redonner aux éducateurs le goût de l'engagement et permettre à nos enfants et adolescents de retrouver le désir d'apprendre, de comprendre et de réparer le monde. C'est ce cap clair pour l'école et l'éducation qu'ont cherché ici Abdennour Bidar et Philippe Meirieu. Dans un dialogue en liberté et sans complaisance, le philosophe et le pédagogue ont échangé longuement sur les enjeux auxquels nous avons à faire face et les possibles qui s'ouvrent à nous. Ils appellent à se recentrer autour de quelques principes forts et à transformer radicalement nos institutions éducatives. Ils nous disent que rien n'est perdu si nous savons allier la lucidité et l'imagination, si nous voulons aider les générations qui viennent à « grandir en humanité pour sauver le monde qui vient ».
À quoi et comment éduquer nos enfants aujourd'hDans un monde déchiré et à l'avenir incertain, il est temps de nous redonner ensemble un grand projet éducatif et une vision pour l'école. Les réformes qui se succèdent sans continuité, les initiatives individuelles qui restent ponctuelles, tout cela ne suffit plus. Il nous faut des finalités capables de mobiliser tous les acteurs de l'éducation. Il nous faut une perspective commune qui puisse, tout à la fois, libérer les initiatives et combler les inégalités, redonner aux éducateurs le goût de l'engagement et permettre à nos enfants et adolescents de retrouver le désir d'apprendre, de comprendre et de réparer le monde. C'est ce cap clair pour l'école et l'éducation qu'ont cherché ici Abdennour Bidar et Philippe Meirieu. Dans un dialogue en liberté et sans complaisance, le philosophe et le pédagogue ont échangé longuement sur les enjeux auxquels nous avons à faire face et les possibles qui s'ouvrent à nous. Ils appellent à se recentrer autour de quelques principes forts et à transformer radicalement nos institutions éducatives. Ils nous disent que rien n'est perdu si nous savons allier la lucidité et l'imagination, si nous voulons aider les générations qui viennent à « grandir en humanité pour sauver le monde qui vient ».
Plongez dans Monastère, un roman court et percutant où Eduardo Halfon explore avec humour et mélancolie les questions d'identité, d'héritage familial et de judéité.
« Pourquoi ne pas tenter de faire de nos classes le lieu de l'apprentissage, obstiné et joyeux à la fois, de la liberté de penser et de la capacité à fabriquer du commun ? » Face aux inégalités et aux injustices, à la montée des individualismes et des intégrismes, aux crises de toutes sortes qui menacent notre avenir commun, l'éducation peut-elle encore quelque chose ? Comment repenser notre École pour qu'elle soit en mesure de répondre à ces urgences ? Dans ce nouvel essai personnel et toujours engagé, Philippe Meirieu raconte son histoire de la pédagogie. Des « hussards noirs » de la République aux « enfants sauvages », de Rousseau à Montessori, Freinet et tant d'autres, il livre une fresque passionnante qui revient sur les rencontres, les travaux et les engagements qui ont contribué à forger ses convictions. En s'y décrivant à la fois comme élève et professeur, étudiant et chercheur, père de famille et citoyen engagé, il déploie cette polyphonie de rôles dont il importe de se saisir pour concevoir une éducation pour tous et, peut-être, parvenir enfin à apprendre à nos enfants à penser par eux-mêmes et à travailler ensemble à la construction d'une société plus solidaire. Une ambition que les éducateurs peuvent incarner, dans les moindres gestes, au quotidien.
« Pourquoi ne pas tenter de faire de nos classes le lieu de l'apprentissage, obstiné et joyeux à la fois, de la liberté de penser et de la capacité à fabriquer du commun ? » Face aux inégalités et aux injustices, à la montée des individualismes et des intégrismes, aux crises de toutes sortes qui menacent notre avenir commun, l'éducation peut-elle encore quelque chose ? Comment repenser notre École pour qu'elle soit en mesure de répondre à ces urgences ? Dans ce nouvel essai personnel et toujours engagé, Philippe Meirieu raconte son histoire de la pédagogie. Des « hussards noirs » de la République aux « enfants sauvages », de Rousseau à Montessori, Freinet et tant d'autres, il livre une fresque passionnante qui revient sur les rencontres, les travaux et les engagements qui ont contribué à forger ses convictions. En s'y décrivant à la fois comme élève et professeur, étudiant et chercheur, père de famille et citoyen engagé, il déploie cette polyphonie de rôles dont il importe de se saisir pour concevoir une éducation pour tous et, peut-être, parvenir enfin à apprendre à nos enfants à penser par eux-mêmes et à travailler ensemble à la construction d'une société plus solidaire. Une ambition que les éducateurs peuvent incarner, dans les moindres gestes, au quotidien.
Plus que jamais les pédagogues sont sur la sellette. Soupçonnés de négliger la transmission des connaissances et de sacrifi er les exigences éducatives sur l'autel de l'égalitarisme. Accusés de négliger les enseignements des comparaisons internationales et des neurosciences pour mieux imposer leurs méthodes aventuristes. Écartés de la formation des maîtres dont on veut faire aujourd'hui les exécutants dociles des prescriptions offi cielles. Et pourtant la pédagogie n'a jamais été aussi nécessaire. Pour donner le goût d'apprendre à des enfants enrôlés de plus en plus tôt comme consommateurs compulsifs. Pour libérer nos élèves de la dépendance à l'égard de leurs prothèses technologiques et leur permettre d'accéder aux oeuvres de culture. Pour leur donner les moyens de se construire comme sujets, capables de s'engager dans des projets, de penser par eux-mêmes et de coopérer avec les autres. Ce n'est pas le moment de baisser les bras. La pédagogie, dès lors qu'on en comprend les enjeux et l'histoire, nous rend notre pouvoir d'éduquer. Elle nous permet de résister aussi bien aux vaines songeries des nostalgiques qu'aux coups de force des scientistes. De résister, aussi, aux dérives d'une société individualiste où le culte de la concurrence apparaît de plus en plus dangereux pour notre avenir. Pour l'avenir de notre École. Pour l'avenir de notre démocratie. Pour l'avenir de notre monde.
Avec L'école mode d'emploi, Philippe Meirieu évoque les grands thèmes de la réflexion pédagogique contemporaine ; mais, plutôt que d'en présenter un nouveau résumé ou une ultime apologie, il les questionne à travers les aventures d'un élève parmi tant d'autres, qui se trouve confronté avec tous ceux qui, de Freinet à Legrand, de la psychanalyse à la pédagogie par objectifs, n'ont cessé de s'intéresser à lui. Au terme de ce parcours, des évidences se dégagent de L'école mode d'emploi : la fonction de l'école est bien la transmission des savoirs. Mais l'apprentissage ne se décrète pas, il s'effectue, pour chacun, de manière active et singulière. Et c'est l'apprentissage réussi qui, à l'école, est véritablement éducatif. Il restait encore à fournir des jalons qui permettent de passer à l'acte. C'est ainsi qu'est définie la « pédagogie différenciée » : elle se propose de briser la rigidité du fonctionnement habituel de la classe en élaborant des itinéraires d'apprentissage diversifiés et en mettant en oeuvre de nombreux outils (grilles d'évaluation, diversification des méthodes et des technologies, travail en équipe des enseignants, groupes de besoins, etc.). Plus profondément encore, elle permet d'associer l'élève à la recherche et à la définition de ses méthodes de travail ; la différenciation de la pédagogie est un moyen particulièrement précieux pour redonner vie et sens à l'éducation scolaire. La dernière édition de L'école mode d'emploi interpellera les enseignants et les formateurs, nourrira leur réflexion et les outillera efficacement pour l'action pédagogique.
C'est à partir de l'histoire de Frankenstein et de sa créature que Philippe Meirieu interroge cette représentation de l'éducation comme projet de toute maîtrise de l'autre, de contrôle total de son destin. Il montre qu'une telle perspective conduit tout droit à l'échec et à la mort, et il affirme que le pédagogue doit renoncer au dessein de « fabriquer l'autre » pour s'attacher aux conditions qui lui permettent, comme l'affirmait déjà Pestalozzi en 1797, de « se faire oeuvre de lui-même ». Pour cela plusieurs propositions concrètes sont avancées. Elles constituent autant de moyens d'« éduquer sans fabriquer » et font de cet ouvrage un véritable petit traité de pédagogie destiné à tous ceux qui veulent faire oeuvre éducative.
L'autonomie est aujourdhui une injonction tant scolaire que sociale : il faut former les élèves à « devenir autonomes », les citoyens sont invités à se « prendre en main » et à « être autonomes », lévolution des technologies est censée contribuer à nous «autonomiser», etc. Mais quest-ce donc que lautonomie ? Le premier mérite de ce livre est den fournir une définition stabilisée : lautonomie est la capacité dagir, de choisir et de penser par soi-même afin de se diriger dans le monde. Son deuxième mérite est de nous permettre de comprendre la surchauffe idéologique autour de cette notion : dès lors quil ny a plus de consensus sur le but de léducation, lautonomie en devient une finalité nécessaire. Son troisième mérite est dinsister sur le fait que lautonomie nest ni un don ni le résultat dun développement naturel, mais suppose une interaction avec lenvironnement et les expériences quil permet, lintégration de normes sociales, lacquisition de connaissances scolaires. Elle requiert bien une prise en charge, un ensemble dinterventions éducatives assumées qui sont, ici, très précisément décrites. Car cest grâce à léducation que lenfant peut devenir autonome.
L'indépendance du royaume du Cambodge est acquise sans heurt en 1953 sous la houlette de Norodom Sihanouk, prince, puis roi, puis Premier ministre. Jusqu'à sa retraite en 2004. Mais les interminables guerres d'Indochine, française (1945-1954) et américaine (1961-1973), atteignent le Cambodge, et la décolonisation suivie de l'expansion du communisme nourrissent l'un des génocides les plus violents du xxe siècle. Quatre ans durant (1975-1979), une clique dirigée par Pol Pot, Ieng Sary, Khieu Samphân et autres Douch, massacre plus du quart de la population cambodgienne. L'intervention armée du Vietnam y met fin... mais annonce une occupation doublée d'une guerre civile de plus de dix ans (1979-1991). Jusqu'au jour où les puissances, sous l'égide de l'ONU, finissent par s'entendre et mettre un terme à la situation. Le drame fut trop meurtrier pour ne pas laisser de traces sévères. Entamée avec une aide importante de la communauté internationale, la reconstruction, dirigée par Hun Sen, Premier ministre et véritable homme fort, se heurte à maints obstacles : déforestation, drogue, exploitation de la main-d'oeuvre... et corruption. Un espoir apparaît. La découverte et la production de pétrole en mer constituent une source de richesse pour un pays dépourvu de ressources minérales. Des richesses, mais pour qui ? Pour ce peuple qui a attendu trente ans avant que ne commence en 2009 le procès des survivants de l'ancienne direction khmère rouge ? Une synthèse de l'histoire récente du Cambodge par un spécialiste de l'Asie contemporaine.
Vous manquez d'assurance dans votre travail ? Vous êtes mal à l'aise lors de vos prises de parole ou d'entretiens avec votre manager ? Vous doutez parfois de vos compétences ? Découvrez dans cet ouvrage comment renforcer votre confiance en vous pour réussir à vous affirmer avec intelligence. La confiance en soi n'est pas innée, et grâce aux conseils des experts de la HBR, vous saurez comment la cultiver au quotidien, notamment en explorant de nouvelles facettes de votre personnalité et en adoptant le bon body langage. Cet ouvrage vous permettra également de surmonter les obstacles qui peuvent facilement mettre à mal l'estime de soi, afin de ne jamais souffrir du syndrome de l'imposteur. Mieux armé dans votre vie professionnelle, vous aurez alors plus d'aisance pour réussir les changements, communiquer avec les autres et remplir vos missions avec succès.Ce livre audio fait partie de la collection Les Bienfaits de l'intelligence émotionnelle dans la vie professionnelle. Grâce à elle, découvrez des textes inspirants et concrets pour développer vos compétences sociales au travail.Harvard Business Review, marque d'exception dans le domaine du management, est une véritable référence pour les cadres et les dirigeants dans la gestion de leurs principales problématiques. Les plus grands spécialistes mondiaux du leadership, de la stratégie, du marketing et de l'innovation se sont donné rendez-vous dans cette collection exceptionnelle de livres audio, clairs et vivants. Grâce à eux, vous aurez bientôt toutes les cartes en main pour rencontrer le succès professionnel, travailler avec sérénité, et toujours agir avec un temps d'avance.Table des matières :Préface de Caroline Montaigne " De la confiance en soi à la culture de la confiance "Comment forger sa confiance en soi - Amy GalloSurmonter les huit obstacles à la confiance en soi - Rosabeth Moss KanterTout le monde souffre du syndrome de l'imposteur - Andy MolinskyUn semblant de connaissance suffit à nous rendre trop confiants - David Dunning et Carmen SanchezPour réussir votre entretien d'embauche, incarnez un personnage et répétez - Cathy SaultSix postures pour avoir l'air plus sûr de soi pendant une présentation - Kasia WezowskiLa Voix du leader, loin d'être toujours la même, doit être multiforme - Amy Jen SuDéveloppez une culture de la confiance - Rosabeth Moss KanterLes grands dirigeants sont sûrs d'eux, communicatifs, engagés et courageux - Peter BregmanComment aider un salarié à ne plus douter de lui-même - Tara Sophia MohrPour paraître sûres d'elles, les femmes doivent aussi donner l'impression d'être chaleureuses - Margarita MayoPourquoi sommes-nous dirigés par tant d'hommes incompétents - Tomas Chamorro-PremuzicOn réussit mieux quand on a peu confiance en soi - Tomas Chamorro-Premuzic
« Il n'a jamais rien à faire ! La veille d'un contrôle, il commence à s'inquiéter... Pour réviser, il ne sait pas comment s'y prendre... », disent les parents. « Les parents ne sont jamais là... De toute façon, ils ne s'intéressent qu'aux notes... ou à faire le travail de leurs enfants à leur place ! », disent les enseignants. « Il faudrait qu'ils nous lâchent un peu les baskets... Et qu'ils soient là quand on a besoin d'eux ! », disent les enfants et les adolescents, s'adressant aussi bien à leurs parents qu'à leurs enseignants. Ainsi, les « devoirs à la maison » sont-ils souvent source de conflits, voire de parties de bras de fer interminables. Ce livre s'efforce de replacer cette question dans l'ensemble des problèmes scolaires d'aujourd'hui, sans langue de bois, et en renvoyant chacun à ses responsabilités. Il examine, point par point, tous les aspects concrets du travail personnel des élèves, et fournit une multitude de propositions que chacun pourra mettre en application immédiatement. Cet ouvrage, devenu un classique - augmenté dans la présente édition d'un nouveau chapitre consacré aux devoirs de vacances -, s'adresse aux parents d'élèves (de tous niveaux scolaires), aux enseignants, aux surveillants, aux animateurs de structures de soutien scolaire. Aux élèves aussi qui, du collège au lycée, y trouveront des outils pour apprendre efficacement à travailler. À tous ceux, enfin, qui considèrent que l'éducation est la clé de notre avenir.
« Le mépris dans lequel beaucoup de nos intellectuels, certains enseignants et une partie de l'opinion publique tiennent la pédagogie, prépare la privatisation rapide du système scolaire. Inévitablement, les parents et les élèves qui ne trouvent pas à l'école une aide personnalisée au travail personnel, une réflexion sur le sens des savoirs et la formation à la citoyenneté se retourneront vers des filières spécialisées, des officines douteuses, quand ce ne seront pas des sectes millénaristes prêtes aujourd'hui à proliférer sur les décombres de la laïcité. Le service public d'éducation n'a pas d'autre choix : investir massivement dans la pédagogie ou périr. » Dans un débat qui n'a jamais été aussi vif, Philippe Meirieu ne mâche pas ses mots. Particulièrement exposé, souvent pris à partie pour ses projets de réforme, il s'adresse ici à quelques-uns de ses « amis politiques » : Jacques Julliard, Danièle Sallenave, Alain Finkielkraut, Catherine Kintzler, Régis Debray, Monique Vuaillat. Dans chaque lettre il reprend un thème de la controverse, s'explique et argumente point par point. Enfin, il interpelle tous les citoyens de la République soucieux de l'avenir de leur école. En vérité et sans concession.
Au chevet de l'École malade se pressent les médecins de Molière. Chroniqueurs, philosophes, présentateurs de télévision, historiens ou romanciers, ils prétendent tous détenir le remède miracle : certains exhibent le clystère de la sélection, d'autres préconisent la saignée de la privatisation, d'autres encore suggèrent de vigoureux cataplasmes disciplinaires... Mais tous s'accordent à désigner le coupable, la pédagogie - ou le « pédagogisme » comme ils disent - qui aurait sacrifié toute véritable exigence disciplinaire pour promouvoir l'écoute béate des aspirations des élèves. L'École serait ainsi victime d'une massification galopante et démagogique, la violence en serait le lot quotidien et la qualité y serait devenue introuvable. Face à ces attaques, Philippe Meirieu et Michel Develay ont décidé de s'engager. Évoquant la figure d'Émile, le personnage emblématique du traité de Rousseau sur l'éducation, ils se proposent de passer au crible les discours actuels sur l'École et la pédagogie. Ils se placent ainsi résolument du côté de l'élève, en s'efforçant de distinguer avec lui ce qui l'aide à grandir de ce qui l'abîme, ce qui promeut son humanité de ce qui le condamne à la dépendance ou à la violence. C'est pourquoi ils prennent au sérieux les critiques et les objections qui mettent en question le rôle des Sciences de l'Éducation, la fonction de la pédagogie, la légitimité de la démocratisation du système éducatif, la référence aux Droits de l'Enfant, l'abandon des contenus disciplinaires. Sur tout cela, ils cherchent à comprendre le point de vue de leurs adversaires, rappellent les acquis des recherches en matière éducative, clarifient les enjeux essentiels et affirment leurs convictions. Écartant radicalement la tentation de traiter toujours l'échec par l'exclusion, ils dessinent ici, sur la question essentielle de l'École, les contours d'une « utopie de référence » pour une société qui en a terriblement besoin.
Qu'est-ce que la pédagogie ? Comment fonctionne l'école ? Quelles différences entre enseignement et éducation ? Michel Meirieu aborde toutes ces questions - et bien d'autres - de façon extrêmement accessible, dans cet échange avec un adolescent avide de comprendre le monde qui nous entoure. Il nous invite à aller à la rencontre de l'essentiel de sa pensée et la restitue avec clarté et concision. Il en résulte un entretien original, exigeant, admirablement souligné par le trait incisif de Pascal Lemaître. Philippe Meirieu, pédagogue et professeur des universités, est l'un des meilleurs spécialistes du système éducatif français.
Chaque gouvernement charrie avec lui son lot de remèdes miracles pour réformer l'École : dédoublement des classes, méthode syllabique, semaine de quatre jours, réforme du baccalauréat, rétablissement de l'autorité, etc. Pêle-mêle, on invoque les neurosciences et les évaluations internationales, le bon sens de Descartes et la pédagogie de Maria Montessori. Afin d'y voir plus clair, Philippe Meirieu s'interroge : quels enfants voulons-nous former ? Pour quel monde ? Et comment faire en sorte que l'École de la République tienne sa promesse de justice et de solidarité ?
Chaque gouvernement charrie avec lui son lot de remèdes miracles pour réformer l'École : dédoublement des classes, méthode syllabique, semaine de quatre jours, réforme du baccalauréat, rétablissement de l'autorité, etc. Pêle-mêle, on invoque les neurosciences et les évaluations internationales, le bon sens de Descartes et la pédagogie de Maria Montessori. Afin d'y voir plus clair, Philippe Meirieu s'interroge : quels enfants voulons-nous former ? Pour quel monde ? Et comment faire en sorte que l'École de la République tienne sa promesse de justice et de solidarité ?
Philippe Meirieu, le plus célèbre pégdagogue contemporain, inspirateur de plusieurs réformes et de la création des IUFM, s'adresse aux parents angoissés par l'avenir de leurs enfants. Il veut, dans ce livre plein de bon sens et de conseils pratiques, les rassurer, les stimuler, donner du sens à leur rôle éducatif. Pour lui, le parent éducatif est comme un entraîneur au saut en hauteur. S'il place la barre trop bas, l'enfant n'apprend rien : il fait ce qu'il sait déjà faire. Si elle est placée trop haut, il se décourage. Ce qui l'aide à progresser, c'est d'estimer la hauteur supérieure à ce qu'il sait déjà faire mais qui demeure à sa portée. L'apprentissage est alors à la fois difficile et accessible. L'enfant a besoin d'aide pour franchir cette marche : des conseils, des encouragements, un dialogue constructif. Eduquer, c'est donc estimer la hauteur de cette barre et suppose "d'évaluer au jugé", mais également porter sur l'enfant un regard confiant sur sa capacité à franchir l'obstacle. Plein de conseils pratiques proposés en fonction des différents âges, ce livre s'inscrit dans une modernité de l'éducation à transmettre aux jeunes qui vivent avec des écrans, des portables, les réseaux sociaux. Il défend l'idée de "contraintes fécondes" à donner aux enfants pour qu'ils deviennent créatifs et autonomes.
Qu'est-ce que la pédagogie ? Comment fonctionne l'école ? Quelles différences entre enseignement et éducation ? Dans cet échange entre un adolescent et un spécialiste de la pédagogie, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à se centrer sur l'essentiel de sa pensée et à la restituer avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait malicieux de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents. Philippe Meirieu est spécialiste des sciences de l'éducation et de la pédagogie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, chez le même éditeur, L'éducation peut-elle être encore au coeur d'un projet de société ? (avec Pierre Frackowiak).Émile est collégien à Corbigny, dans la Nièvre.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.
Qu'est-ce qui fait courir un pédagogue ? Comment un professeur devient-il un militant et un chercheur en pédagogie ? Qu'espère-t-il vraiment en participant à des commissions ou des réformes ? En quoi son combat pour l'accès aux savoirs est-il solidaire d'un projet plus large d'émancipation de tous et de refondation de la démocratie ? Pourquoi décide-t-il de s'engager en politique? Qu'est-ce qu'un catho de gauche" vient faire chez les écologistes ? Et, au total, qu'est-ce qu'être aujourd'hui un pédagogue dans la Cité ? Considéré par les uns comme une des figures de proue de l'éducation et de la formation, accusé par d'autres d'avoir sapé les fondements de l'école, Philippe Meirieu s'explique ici. Interrogé sans complaisance par Luc Cédelle, il répond sans fard. Sans esquiver les coups ni les problèmes. Au plus près du plus juste. Il s'adresse à tous ceux et à toutes celles qui se demandent : "Que voulons-nous transmettre à nos enfants ?"et "Quel futur préparons-nous ?"".
Plutôt que d'exalter une école idéale passée, les auteurs demandent que l'on redonne toute sa place à la pédagogie, que l'école s'ouvre à l'altérité et qu'elle ne soit pas une identité indépendante de son contexte. Le livre ne se contente pas de dénoncer, il présente aussi des pistes qui peuvent nourrir le débat de manière féconde. » Hommes et Libertés