Philippe Jaussaud
Philippe Jaussaud
Le dopage des chevaux de sport, ses risques et ses méthodes de détection : voici un guide scientifique accessible, écrit par deux experts reconnus. Découvrez comment la science protège la santé animale et l'éthique sportive.
Lors de sa création en 1626, le Jardin royal des plantes médicinales possède trois chaires : celles de Démonstrateur de plantes, de Pharmacie, et des Opérations pharmaceutiques. Les apothicaires défient la Sorbonne en y donnant les premiers cours de chimie professés en France avec démonstration publique. L'ouvrage de Philippe Jaussaud retrace la vie, l'oeuvre et la contribution de ces apothicaires qu'on nomme aujourd'hui pharmaciens, au développement d'un Jardin devenu Muséum. Ils y occupèrent des chaires de chimie mais s'illustrèrent également en histoire naturelle, aux chaires de zoologie, physiologie, physique végétale ou encore minéralogie. Le caractère pluridisciplinaire de leur formation explique sans doute cette diversité d'intérêts et de compétences. Certains, comme Milne-Edwards ou Fontaine furent directeurs du Muséum. Tous, par la qualité de leurs travaux, ont laissé leur trace dans l'immense champ de la recherche scientifique. De Nicaise Le Febvre à Pierre Potier, en passant par Nicolas Vauquelin, l'auteur dévoile un pan d'une histoire originale, celle des sciences pharmaceutiques du XVIIe siècle à nos jours.
Fondé en 1635, le Jardin royal des plantes médicinales devint sous la Révolution le Muséum national d'Histoire naturelle, un établissement dont les chaires magistrales furent supprimées en 1985. Une période de trois cent cinquante ans se trouve ainsi délimitée, durant laquelle plus de cinq cents femmes et hommes de science oeuvrèrent au sein des deux institutions successives. De tous les personnages concernés, si certains comme Buffon, Cuvier ou Claude Bernard évoquent encore quelques souvenirs auprès du grand public, la majorité reste aujourd'hui méconnue hors d'un cercle restreint de spécialistes. La vie et l'oeuvre des savants du Jardin royal et du Muséum méritaient donc d'être rapportées, dans le cadre d'un dictionnaire biographique qui ne recense pas moins de cinq cent seize noms. Ces femmes et ces hommes, d'origines sociales, de formations et de tempéraments très divers, explorèrent tous les domaines des sciences physiques, naturelles ou humaines. Ils élargirent le champ des connaissances, favorisèrent l'émergence de disciplines ou d'institutions nouvelles, constituèrent des collections, participèrent à la diffusion du savoir. Certains occupèrent parallèlement des postes de cadres civils ou militaires, devenant parfois très proches du pouvoir central. Savants de cabinet ou grands voyageurs, personnalités éminentes ou modestes fonctionnaires de la science, tous furent acteurs de l'histoire du grand établissement qui s'attacha leurs services.