Philippe Aziz
Philippe Aziz
Moïse, fondateur de la première religion monothéiste ? Non. Car avant lui il y eut la grande aventure spirituelle du pharaon Akhenaton, en avance sur tous les hommes de son temps, qui tenta d'imposer un seul et unique dieu, Aton. N'est-ce vraiment qu'un hasard si le nom que Moïse donne à son dieu, Adonaï, ressemble si fort à ce nom d'Aton ? Le prophète de l'Ancien Testament, qui vécut si longtemps sur les bords du Nil, était-il vraiment juif ? Beaucoup d'indices, semés çà et là dans la Bible, font penser que Moïse était peut-être un Égyptien, adepte de la religion atonienne, et qui, après son échec, dut fuir en traversant miraculeusement la mer Rouge vers la Terre promise inaccessible. Tout cela se passait il y a trente-cinq siècles. Alors vivait Néfertiti, dont le nom signifie "la belle est venue". Elle était l'épouse d'Akhenaton, et qui sait si cette princesse égyptienne ne fut pas celle qui recueillit l'enfant Moïse perdu sur les eaux ? Avec elle et son idéaliste époux, il faut se promener à travers la ville de rêve qu'ils construisirent pour honorer leur dieu d'amour, la "Cité de l'Horizon d'Aton", aujourd'hui Tell el-Amarna. De passionnantes découvertes archéologiques y ont été faites dans des conditions souvent fort romanesques, dignes des personnages qui y vécurent en ces temps très anciens et qui pourtant nous paraissent si étonnamment proches. Akhenaton et Néfertiti faisant des offrandes au dieu Aton.
1940-1944 : plongez dans les coulisses sombres de la Gestapo française en province. À travers Bourges, Saint-Étienne et Marseille, Philippe Aziz révèle, archives inédites à l’appui, comment la collaboration a gangréné la France de l’intérieur.
Roubaix, unique ville de France à majorité musulmane, est une cité-laboratoire doublement exemplaire : à côté d'une élite maghrébine cultivée et remarquablement intégrée au sein de la société française, il y a la grande foule des exclus, abandonnés à leur sort dans des quartiers-ghettos, zones de non-droit, où la police ne s'aventure qu'avec prudence mais où les prédicateurs de l'islam radical gagnent chaque jour du terrain. Condamnés au chômage et à la misère, objets de vexations permanentes, en quête fiévreuse de points de repère et d'identité, les Beurs de Roubaix prêtent plutôt l'oreille aux imans qui prêchent un « islam de rupture » dans des « centres islamiques » aux adresses changeantes. Pendant un an, Philippe Aziz a arpenté ces « banlieues de l'islam »