Peter Longerich
Peter Longerich
Venu de l'aile gauche du nazisme, Joseph Goebbels commence sa carrière dans l'orbite de Gregor Strasser avant de se soumettre inconditionnellement à Hitler. Dès lors, son ascension épouse celle du Führer jusqu'à obtenir en 1933 le ministère de la Propagande, dont il fera l'un des piliers du IIIe Reich. Archétype du narcissique, d'un orgueil qui n'a d'égal que sa soif de pouvoir, il souffre en regard de violents accès de dépression résultant pour partie de son handicap physique.En puisant méthodiquement dans les carnets de ce mégalomane torturé, l'auteur nous invite au coeur de l'intimité de l'homme et, ce faisant, du pouvoir national-socialiste. Durée : 17H21
De l'invasion de la Pologne aux derniers jours du IIIe Reich, le second volume de cette biographie unanimement saluée par la critique. Peter Longerich éclaire en particulier la mise en oeuvre de la solution finale, dont Himmler fut le principal instigateur, ainsi que le pouvoir tentaculaire du premier des SS, favorisé par la radicalisation du conflit et la paranoïa d'Hitler à partir de l'attentat manqué de Stauffenberg. Une plongée sans précédent dans les ténèbres du nazisme. Durée : 16H42
" Le protocole de la conférence de Wannsee est aujourd'hui considéré comme le symbole même de l'organisation calculée, froide et bureaucratique du génocide des Juifs d'Europe. " Le 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee réunit quinze dignitaires du IIIe Reich autour de la " question juive ". Si toute la lumière n'a pu être faite autour de la tenue de cette rencontre, elle est considérée comme le point de bascule du régime nazi vers sa politique génocidaire. Selon Peter Longerich, deux visions s'y sont confrontées quant au sort des Juifs, celles de Himmler et de Heydrich. Révélant les tensions au sein de la direction de la SS et clarifiant les approximations qui entourent la rédaction du protocole de la conférence, l'historien s'attelle à en démonter le mythe et construit une lecture étayée des coulisses de ce moment charnière de la Seconde Guerre mondiale.
En dépit de sa cruauté, voire de sa folie, Adolf Hitler n'était qu'un homme, avec toutes ses faiblesses et ses lâchetés, et c'est bien ce qu'il y a de plus terrifiant dans ce constat sans merci.