Patricia VENDRAMIN
Patricia VENDRAMIN
"Boycott du thé anglais à lépoque de la Révolution américaine, boycott qui a donné son nom à ce mode daction (celuidu capitaine Boycott dans lIrlande du xIxe siècle), boycott des bus dAlabama contre la ségrégation raciale dans les années 1960, boycott mondial de lAfrique du Sud de lApartheid ou des produits israéliens aujourdhui : quil soit un moyen de pression idéologique, une arme des pauvres et des exclus ou parfois même un levier utilisé par les puissants, le boycott fait de longue date partie de larsenal protestataire.Cette forme de contestation connaît aujourdhui un regain de popularité, y compris dans sa variante consumériste.Offrant une réponse au sentiment dimpuissance des individus, des ONG, voire des États face à une économie mondialisée, il sinscrit parfaitement dans les formes contemporaines dengagement militant : distancié, par projet, mobilisantdes individus souvent jeunes, en réseau, à l'échelle locale, nationale, mondiale, etc.Quelles sont les conditions de succès dun boycott ?Comment y réagissent les entreprises ou le législateur ?Certains pays, certaines cultures sont-ils plus ouverts à ce type de militantisme ? Une alliance entre consommateurs,citoyens et travailleurs est-elle possible ?Mode daction dune société civile mondialisée et forte de son pouvoir dachat, le boycott pourrait au xxIe siècle savérer aussi déterminant que le fut la grève pour le mouvement ouvrier."
Revenant sur l'histoire longue du travail, cet ouvrage éclaire la façon dont nos sociétés sont devenues des « sociétés fondées sur le travail » et les causes de cette évolution. Il présente ensuite les données les plus récentes sur l'importance que les Européens accordent aujourd'hui au travail, mais aussi sur la place que celui-ci occupe à côté d'autres sphères porteuses de sens pour eux (en particulier la famille). Il pointe la contradiction entre les immenses attentes projetées aujourd'hui par les individus sur le travail et les changements en cours sur le marché de l'emploi et dans les conditions de travail, au coeur du mal-être de nombreux travailleurs. Il s'interroge sur la capacité des organisations à concrétiser ces attentes, et notamment sur la possibilité de promouvoir un projet européen fondé sur la qualité de l'emploi. Adoptant une perspective générationnelle pour saisir les transformations du rapport au travail, il répond à plusieurs questions : qu'en est-il du rapport des jeunes générations au travail ? Dans quelle mesure l'âge, la génération ou le genre expliquent-ils la grande diversité des rapports au travail ? Réinventer le travail, c'est prendre au sérieux les attentes nouvelles exprimées par les Européens, notamment les femmes et les jeunes.