Pascale Goetschel
Pascale Goetschel
Ce livre s'adresse avant tout aux maîtres d'ouvrage et maîtres d'oeuvre, architectes et bureaux d'études, désireux de faire progresser la conception des bâtiments, avides de comprendre les grands principes de la conception bioclimatique, mais sceptiques sur notre capacité à nous libérer des énergies fossiles. Il s'adresse aussi plus généralement à tous ceux qui, inquiets de l'évolution du climat et de notre environnement, s'interrogent sur notre aptitude à répondre au défi du facteur 4, en leur démontrant que dans le bâtiment, qui représente près de la moitié de nos besoins énergétiques, c'est possible, et même facile. Après un rappel de l'expérience ancestrale de l'homme en bioclimatisme, l'auteur explique les principes de la conception bioclimatique, les solutions architecturales et les techniques induites, qui permettent à moindre coût un confort constant, de nuit comme de jour, été comme hiver. Ces solutions qui évitent toute technologie complexe découlent de quatre notions, le déphasage thermique, l'amortissement thermique, l'inertie thermique déportée, et une gestion performante des flux d'air, explicitées ici dans un langage accessible à tout non-spécialiste de l'énergie. Son expérience l'amène à relativiser les performances des modèles de construction passive nord-européens tant vantés, pour s'intéresser aux besoins spécifiques des régions plus chaudes. S'appuyant sur des évaluations scientifiques des performances thermiques des matériaux et équipements des bâtiments, il propose des solutions bioclimatiques adaptées, telles que murs Trombe, puits climatiques, caves solaires... L'autre intérêt de cet ouvrage est de développer une méthodologie de conduite de projets, pour des ouvrages à usage aussi bien individuel, collectif, qu'industriel.
Le lecteur d'une "Histoire culturelle de la France de la Belle Époque à nos jours" y découvrira les grands traits de l'évolution des idées, de la littérature et des arts. Il y trouvera aussi une mise en perspective des pratiques culturelles contemporaines : lecture, cinéma ou chanson dits populaires ; moments ludiques et spectacles sportifs ; productions audiovisuelles ; mode et loisirs. Il verra s'y décliner des appropriations multiples. Parallèlement, le livre propose un tour d'horizon des grands champs disciplinaires, à la hiérarchie mouvante, évoque les réseaux qui unissent les représentants du monde intellectuel, met l'accent sur les circulations des idées. Enfin, le XXe voit se mettre en place une politique de la culture, précoce et cohérente, qui apparaît spécifique à la France. Ainsi, cet ouvrage apparaît comme un précieux outil pour le lecteur en quête de repères touchant à la culture contemporaine.
Tant que le théâtre est en crise, il se porte bien ", assurait Jean Vilar à la fin des années 1960. Provocation, boutade de cet homme de théâtre ? Bien au contraire, comme le montre cet essai qui renouvelle l'histoire des spectacles et contribue, plus largement, à une histoire sociale, culturelle et politique de la nation. Les discours autour de la " crise du théâtre ", qui trouvent leurs prémices au siècle des Lumières, se déploient particulièrement à partir des années 1890, en lien avec l'industrialisation du secteur et la concurrence d'autres formes de loisirs. L'auteure étudie les discours eux-mêmes, leurs auteurs, et les acteurs qui les véhiculent, mais aussi et surtout, leurs effets dans les pratiques. Car ces discours, parfois mortifères et nauséabonds, puisant dans des registres pluriels -; moral, politique, esthétique, économique ou social -; ont profondément modifié les catégories de jugement, les répertoires, les comportements, les goûts des spectateurs et les politiques publiques. L'auteure consacre ses recherches à la France, qui entretient des relations passionnées avec le théâtre, tout en esquissant des comparaisons avec d'autres pays européens. Si ces discours de crise se sont ainsi perpétués, c'est aussi -; et tel n'est qu'un des nombreux paradoxes apparents de cette histoire -; parce qu'ils ont permis de forger une unité de groupe et de procurer une légitimité à ce petit monde, avant tout masculin, qui aime la controverse. Ce livre permet ainsi d'éclairer sur la longue durée les questionnements actuels autour des sentiments déclinistes.
L'association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC) est née, en 1999, du constat de la place croissante, en même temps que problématique, de l'histoire culturelle dans l'historiographie contemporaine. Revendiquée par les uns, dénoncée par les autres, cette place méritait l'institution d'un lieu de rencontres où tous ceux qui se reconnaissent dans cette qualification pourraient échanger sur le fond et sur la forme de leur travail. L'association a tenu son premier congrès en 2000. Au terme d'une décennie et plus d'activité, il était temps de tirer le bilan et, comme il se doit, de tracer de nouvelles perspectives. Cette anthologie des conférences et tables rondes organisées dans le cadre du congrès annuel de l'association propose un panorama unique en son genre des propositions avancées par l'histoire culturelle en France et, dans une moindre mesure, à l'étranger depuis dix ans. Regroupés en sections thématiques (définitions et frontières, objets, regards et transferts, débats), ces textes rédigés par d'éminents spécialistes venus de divers horizons (historiens, sociologues, philosophes, historiens de l'art ou de la littérature) donnent à voir à la fois la permanence de certains questionnements et leur renouvellement.