Pajtim STATOVCI
Pajtim STATOVCI
An de grâce 1900. Deux aventuriers hauts en couleur promènent, dans les campagnes françaises, un spectacle de boxe. Abel Ginoux, Don Quichotte au petit pied, et Aloysius Zipowicz, Sancho Pança trop rusé pour son rôle, croient trouver, en la personne de Passe-Partout, le champion qui leur apportera la gloire et la fortune. Ce jeune bûcheron, doté d'une force colossale, est un individu étrange qui a l'air tout droit tombé de l'étoile Sirius. Pierre Mezinski a romancé le film de Dominique Ladoge, avec le mélange de drôlerie et de lyrisme qui étaient la marque de son Forçat du canal (Prix Populiste 1992). Dans ce récit foisonnant, il recrée la rude vie des campagnes à la Belle époque. Ses personnages s'aiment et s'entretuent. Ils sont lâches et valeureux, fraternels et félons, héroïques et médiocres. Comme dit Zipo le Kabbaliste : le bonheur de vivre ne pourrait exister sans une véritable imperfection du monde.
Plongez dans L'Heure de la vache, un roman incandescent où Pajtim Statovci explore la mémoire, la guerre et la quête de rédemption au Kosovo. Une œuvre puissante sur les traumatismes et l'espoir après la tempête.
Kosovo, 1995: Quand Arsim rencontre Milos à l'université de Pristina, tout semble les opposer : l'un est albanais, l'autre serbe, et leurs deux ethnies s'enfoncent dans un conflit meurtrier. Pourtant, face à une société où l'homosexualité est un crime, ils s'aiment. Lorsque la famille d'Arsim doit fuir à l'étranger pour échapper aux massacres et à la guerre, Ayse, sa femme, attend leur deuxième enfant. À son retour forcé au Kosovo, il retrouve Milos brisé par les traumatismes liés au conflit. Articulé autour de la légende d'un serpent démoniaque, Bolla, le récit de cette passion contrariée et vouée à l'échec, se déploie dans une prose de grande élégance. Pajtim Statovci, le jeune prodige de la littérature finlandaise, livre un roman implacable sur le désir, la liberté et la destruction. Pajtim Statovci est né au Kosovo en 1990 et a émigré à l'âge de deux ans avec sa famille en Finlande. Professeur de littérature comparée à l'université d'Helsinki, il est l'auteur de La Traversée (Buchet-Chastel, 2021; Folio, 2022), après Mon chat Yugoslavia (Denoël, 2016; Folio, 2017). Pour son troisième roman, Bolla, il a remporté le prestigieux Prix Finlandia en 2019. Il est traduit ou en cours de traduction dans dix-sept langues.
"La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j'y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J'existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m'y débusquer." Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988 deux ans après la catastrophe, il appartient à la "génération Tchernobyl". Pour lui comme pour ses camarades d'errance, la Zone - cette Zone d'exclusion nucléaire où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale - est devenue "une terre de paix, figée et hors du temps". Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de deux cents jours à explorer la Zone, "à renifler et toucher chaque débris de cette poubelle, chaque fragment du passé". Il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque à la découverte de "l'endroit le plus exotique du monde".
"La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j'y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J'existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m'y débusquer." Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988 deux ans après la catastrophe, il appartient à la "génération Tchernobyl". Pour lui comme pour ses camarades d'errance, la Zone - cette Zone d'exclusion nucléaire où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale - est devenue "une terre de paix, figée et hors du temps". Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de deux cents jours à explorer la Zone, "à renifler et toucher chaque débris de cette poubelle, chaque fragment du passé". Il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque à la découverte de "l'endroit le plus exotique du monde".
Alors que l'Albanie bascule dans le chaos, Bujar, adolescent solitaire, décide de suivre l'audacieux Agim, son seul ami, sur la route de l'exil. Ensemble, ils quittent le pays pour rejoindre l'Italie. C'est le début d'un long voyage, mais aussi d'une odyssée intérieure, une quête d'identité poignante. En repoussant chaque fois un peu plus les frontières du monde, les deux garçons se frottent à cette question lancinante : comment se sentir chez soi - à l'étranger comme dans son propre corps ? Deuxième roman du prodige finnois Pajtim Statovci, La Traversée puise dans le folklore albanais, le récit de voyage et les grands romans d'apprentissage pour nous livrer, dans une prose enivrante, une fiction juste et brûlante d'actualité.Pajtim Statovci naît au Kosovo en 1990 et émigre deux ans plus tard en Finlande avec sa famille. Professeur de littérature comparée à l'université d'Helsinki, il est l'auteur de trois romans. La Traversée est son deuxième ouvrage à être publié en français, après Mon chat Yugoslavia (Denoël, 2017). Il a remporté le prestigieux Helsinki Writer of the Year Award en 2019.
Dans la Yougoslavie des années 1980, en pleine campagne kosovare, une jeune fille est mariée à un garçon qu'elle connaît à peine. Emine fait de son mieux pour être une bonne épouse, mais la vie ne lui apporte qu'une série de déceptions. Elle donne naissance à quatre enfants. Lorsque la guerre éclate, la famille d'Emine décide de fuir et choisit la Finlande comme destination de l'exil. Dans ce pays froid où les étrangers sont supposés accepter avec gratitude la place qu'on leur offre dans la société, leur intégration se passe mal et le quotidien d'Emine se dégrade. De nos jours, Bekim est étudiant à Helsinki. Il fait beaucoup d'efforts pour s'intégrer à la société finlandaise dans laquelle il a grandi, tout en essayant d'assumer son homosexualité. Un jour, il rencontre un chat dans un bar gay, qui va très vite dominer ses nuits et son esprit, avant de se révéler être une nouvelle déception amoureuse. Bekim décide alors de partir en voyage jusqu'à ses racines, au Kosovo, où le cruel destin de sa famille a commencé. Mon chat Yugoslavia est un roman saisissant, loufoque et inoubliable, écrit par un petit génie de la littérature finlandaise âgé de vingt-quatre ans, qui nous emporte des contrées kosovares aux rues d'Helsinki avec une voix à nulle autre pareille.
Dans la Yougoslavie des années 1980, en pleine campagne kosovare, une jeune fille est mariée à un garçon qu'elle connaît à peine. Emine fait de son mieux pour être une bonne épouse, mais la vie ne lui apporte qu'une série de déceptions. Elle donne naissance à quatre enfants. Lorsque la guerre éclate, la famille d'Emine décide de fuir et choisit la Finlande comme destination de l'exil. Dans ce pays froid où les étrangers sont supposés accepter avec gratitude la place qu'on leur offre dans la société, leur intégration se passe mal et le quotidien d'Emine se dégrade. De nos jours, Bekim est étudiant à Helsinki. Il fait beaucoup d'efforts pour s'intégrer à la société finlandaise dans laquelle il a grandi, tout en essayant d'assumer son homosexualité. Un jour, il rencontre un chat dans un bar gay, qui va très vite dominer ses nuits et son esprit, avant de se révéler être une nouvelle déception amoureuse. Bekim décide alors de partir en voyage jusqu'à ses racines, au Kosovo, où le cruel destin de sa famille a commencé. Mon chat Yugoslavia est un roman saisissant, loufoque et inoubliable, écrit par un petit génie de la littérature finlandaise âgé de vingt-quatre ans, qui nous emporte des contrées kosovares aux rues d'Helsinki avec une voix à nulle autre pareille.