Olivier Schmitt
Olivier Schmitt
L'ingénieur du son Dominique Blanc-Francard a retourné soixante ans de souvenirs pour écrire ce livre. Il y retrace, entre autres, les trois années passées aux mythiques Studios d'Hérouville où il enregistra les Pink Floyd, David Bowie ou T.Rex mais aussi ses productions pour des artistes comme Benjamin Biolay, Camille, Alain Bashung, Serge Gainsboug. Certains de ces souvenirs sont assortis de photographies et d'autres ne sont que des images fixées dans son cerveau, mais tous sont authentiques et incroyables. Cet ouvrage revient aussi sur l'aventure technologique qu'il a vécue. Chaque décennie a charrié son lot d'innovations techniques qui ont toutes eu une incidence sur la manière dont on a produit la musique et sur la façon dont les gens l'ont écoutée hier et l'écoutent aujourd'hui. Né en 1944, Dominique Blanc-Francard est un ingénieur du son de renom qui exerce depuis le milieu des années soixante. Il finalise actuellement avec Bénédicte Schmitt La Maison du Son à Trouville sur mer, 100 m2 au service de la musique, toujours avec la même fougue et passion qu'en 1963 lorsqu'il a modifié en stéréo sa première Control Room au Studio ETA Gaffinel. Les Labomatic Studios fondés avec ses deux fils, les artistes BoomBass et Sinclair à Paris en janvier 1996, s'agrandissent.
Les liens entre l’extrême droite française et la Russie font désormais souvent la Une, mais cet ouvrage est le premier à les mettre en perspective sur un siècle. Entre 1917 et 1945, la France a été une base arrière essentielle des Russes antisoviétiques, qui se sont greffés aux soubresauts de l’extrême droite hexagonale. Relier Paris, Berlin et Moscou est devenu une utopie mais aussi une pratique. Avec la Guerre froide, l’anticommunisme a redéfini les positionnements, mais certaines extrêmes droites ont vu Moscou comme un rempart contre Washington et sa société du melting-pot. La chute de l’Union soviétique et l’ère Poutine ont dessiné un nouvel arc : la Russie devient un modèle politique, et exerce une influence directe sur les formations françaises. Toutes les dynamiques mises en place pendant un siècle convergent lors de l’invasion de l’Ukraine. L’enjeu dépasse ainsi la question des forces partisanes : il s’agit de définir les zones entre guerre et paix. Observer les relations nationalistes entre France et Russie, c’est comprendre comment la diffusion patiente de discours permet de façonner les politiques étrangères et les rivalités géopolitiques. Spécialiste de l’extrême droite, Nicolas Lebourg est chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage s’inscrit dans les travaux qu’il mène au sein du programme « Internationalisation des droites radicales en Eurasie » du SIRICE (CNRS-Université Paris 1). Olivier Schmitt est professeur de relations internationales au Centre d’études sur la guerre de l’Université du Sud-Danemark. Ses travaux portent sur les questions de défense, la sécurité européenne, et le rôle des idéologies dans la perception de ces enjeux.
Toute l'histoire militaire de la France de 1870 à nos jours.Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l'évidence, d'autant que l'armée représente un élément fondateur de l'État-nation.Dans ce second volume, on explore les années 1870 à nos jours. La guerre y devient totale et globale. Elle engage des millions de soldats, en 1914 comme en 1939. Elle implique les civils, main-d'oeuvre autant que victimes. Elle joue également un rôle politique de premier plan.Autant d'aspects qui nous permettent de conclure que l'histoire militaire contemporaine ne saurait s'écrire dans les teintes monochromes du noir et du blanc. Alternant victoires et défaites, aveuglement et lucidité, grandeur et servitude, elle impose, durant ce très long siècle, de récuser simplisme et manichéisme.Plan du tome II :1. 1870 à 1914 : Xavier Boniface2. Première Guerre mondiale : François Cochet3. Entre deux guerres et Seconde Guerre mondiale : Olivier Wieviorka4. Guerres coloniales : Pierre Journoud5. 1962 à nos jours : Oliver Schmitt
Les forces armées sont parfois perçues comme des institutions conservatrices, obsédées par les traditions et ayant souvent une guerre de retard. Pourtant, ce sont des institutions en changement permanent, devant sans cesse s'adapter à l'évolution du contexte sécuritaire international, aux nouveautés technologiques, ou aux instructions qui leur sont données par les responsables politiques. La résolution de cette tension entre la recherche de la stabilité (qui permet la cohésion) et le changement (qui assure l'adaptation aux défis sécuritaires), est au coeur de l'efficacité des forces armées, et donc de la puissance internationale d'un État. Cet ouvrage étudie ainsi de manière systématique un aspect fondamental, mais jusque-là trop méconnu, de la stratégie de défense : le changement militaire. Allant au-delà des phénomènes de mode sur la « transformation » ou l' « innovation », il analyse en détails les facteurs politiques, organisationnels et stratégiques permettant aux organisations militaires de s'adapter à leur environnement sécuritaire. Il livre ainsi des clefs précieuses pour les citoyens, décideurs et chercheurs soucieux de comprendre la dynamique des rapports de force internationaux.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle. Charles-Philippe David est président de l'Observatoire sur les États-Unis et fondateur de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques à l'Université du Québec à Montréal, où il enseigne également la science politique. Olivier Schmitt est professeur de relations internationales et directeur du Center for War Studies (CWS) de l'Université du Danemark du Sud. Charles-Philippe David est président de l'Observatoire sur les Etats-Unis et fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques à l'université du Québec à Montréal, où il enseigne également la science politique. Olivier Schmitt est professeur de relations internationales au Center for War Studies, University of Southern Denmark. Il est l'auteur de Pourquoi Poutine est notre Allié? Autopsie d'une Passion Française (Hikari Éditions, 2017).
Cet ouvrage constitue la meilleure synthèse disponible en français sur le thème des études stratégiques. Les chapitres, rédigés par les meilleurs experts français et étrangers, reviennent sur l'histoire intellectuelle de la discipline et son développement, abordent les principaux concepts théoriques (dissuasion, coercition, etc.), et offrent une grille de lecture complète des enjeux de sécurité internationaux. Les nombreuses références et la bibliographie raisonnée placée en fin de chaque chapitre permettent au lecteur intéressé de prolonger sa réflexion. Résolument pluridisciplinaire, l'ouvrage accueille des contributions d'historiens, de politistes, d'internationalistes, de juristes, de philosophes et de sociologues, montrant ainsi la vitalité intellectuelle de ce domaine d'études. Il offre ainsi au chercheur, au décideur civil comme militaire et au citoyen des outils d'analyse pertinents pour comprendre le monde contemporain.