Olivier Cyran
Olivier Cyran
Pourquoi persistons-nous à avoir mal aux dents ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à souffrir de nos crocs malades, abîmés ou perdus, alors que les soins dentaires sont prétendument gratuits et accessibles à tous ? Que penser d'un système qui incite les dentistes à bâcler les soins " Sécu " et à privilégier les traitements à haute valeur ajoutée ? Comment admettre que le sort d'un organe aussi prodigieusement vital et riche en significations dépende de notre place dans la hiérarchie sociale ?Personne n'ignore l'importance des dents comme outil de mastication, territoire intime et carte de visite tendue aux yeux du monde. Pourtant, les inégalités d'accès aux soins restent abyssales, condamnant des millions de personnes à une vie atrophiée. Il est temps de mettre à nu ce système, sa logique et ses intérêts, et de réclamer quelques comptes.Mû par sa propre peur du dentiste, l'auteur explore un univers familier et méconnu. Mêlant l'enquête, le récit, le jeu de piste et le recueil de témoignages, cette remontée aux sources des inégalités dentaires nous mène des dentistes orfèvres du néolithique aux arracheurs de dents des centres low cost, de l'inventeur du dentier en porcelaine à l'industrie du sourire hollywoodien. S'y dévoilent les formes de violences sociales dont nos dents sont la cible, des plus brutales aux plus sournoises, mais aussi quelques moyens de s'en défendre. Devant la dureté du monde, qui met nos capacités de résistance à rude épreuve, le moment est venu de reconquérir notre pouvoir de mordre.
Les boulots de merde sont partout : fatigue, ennui, servitude et finances en berne. Mais qu'est-ce qui définit un ? Du distributeur de prospectus au en audit, du mécano externalisé à la pour emplettes de luxe, enquête à travers le vaste territoire de ceux qui, à leur insu ou non, relèvent à différents titres de cette catégorie.
Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux, du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs tout en s'autofélicitant de briser des non-dits. Nouvel état des lieux des éditocrates français.