Olivier Blanc
Olivier Blanc
En exploitant des sources nouvelles, l'auteur confirme ce que les uns pressentaient et que les autres redoutaient : la première République, née au son du canon de Valmy, mais aussi dans la fumée des massacres de septembre 1792, s'est enfoncée dès ses débuts dans un bourbier de corruption et de sang. « Copyright Electre »
Le bain de sang de la Terreur aurait-il été sciemment voulu et orchestré par l'Angleterre pour disqualifier la France et la mettre au ban de l'Europe? «Copyright Electre»
Pendant vingt ans, une dizaine d'individus, tous aussi peu connus les uns que les autres, ont corrompu, intoxiqué, surveillé, retourné les plus puissants personnages de la Révolution, de l'Empire mais aussi des cours européennes. En puisant dans les vastes archives inexplorées des ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur, Olivier Blanc découvre les réseaux de l'argent caché qui expliquent les étranges recrutements de Lebrun ou de Brissot, les fuites du Comité de Salut public, la subversion anti-tsariste menée via Hambourg. On y apprend aussi la vérité sur Barère, Montgaillard et le comte d'Antraigues ; les « intox » et les complots fomentés au sein du Conseil secret de Louis XVI comme par le génie de Talleyrand, dont on ne sait s'il organise ces manigances à son service, à celui de l'État ou de son maître, Bonaparte. On y découvre enfin une curieuse affaire des Irlandais qui rappelle un épisode récent et prouve que la raison d'État obéit à des mobiles éternels. Voici dévoilée pour la première fois la toile d'araignée de la diplomatie secrète et des groupes d'influence à une période décisive de l'histoire européenne.
Le règne de Louis XVI aurait-il été celui de la première révolution sexuelle ? Et, derrière cette recherche de la liberté, ces femmes ne seraient-elles pas les premières engagées sur le chemin d'un bonheur nouveau pour elles ? Telle est la thèse, aussi originale que provocatrice, défendue par Olivier Blanc. Délaissant les mémorialistes qui, par pudibonderie et par censure, ont proposé une version correcte de l'histoire, l'auteur utilise des documents de première main, souvent inconnus, tout le temps indiscrets, qui renseignent sur les habitudes de ces libertines. Après avoir montré en quoi notre vision du libertinage féminin est incomplète et aseptisée, Olivier Blanc raconte les aventures des treize principales libertines - du temps des salons finissant, jusqu'aux lumières du Palais-Royal sous le Consulat et l'Empire. Ces femmes affichaient leurs liaisons, leur luxe, leur sociabilité, leurs choix politiques : à travers l'histoire de ces treize femmes, c'est une fresque de la vie privée à Paris au temps des Lumières qu'Olivier Blanc propose à ses lecteurs.
21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné place de la Révolution : la Terreur s'installe en France, féroce, implacable avec la loi des suspects du 17 septembre. Pendant plusieurs mois, Paris va vivre au rythme sinistre des charrettes qui se succèdent place de la Révolution ou place du Trône Renversé. Ceux qui sont ainsi conduits à l'échafaud n'ont souvent été jugés que quelques heures plus tôt par le Tribunal révolutionnaire. La dernière lettre est celle qu'ils trouvaient la force d'écrire à leurs proches dans ces derniers instants, mais qui était automatiquement interceptée par la bureaucratie révolutionnaire et n'atteignait jamais son destinataire. Éparpillées dans diverses séries des Archives nationales, ces lettres constituent un document exceptionnel aussi bien sur la vie quotidienne dans les prisons de la Terreur que sur la sensibilité collective de tous ces hommes et de toutes ces femmes face à la mort. À travers leurs lignes percent tour à tour résignation, courage, rancoeur, désespoir, peur : nous avons là une véritable palette des sentiments. L'émotion est derrière chaque phrase, chaque mot.