Nina Antony
Nina Antony
Chaque fois qu'il remontait le sentier qui aboutissait à son mas, sa mauvaise humeur ne faisait que s'accentuer. Des générations de Bonnadieu, dont il était l'un des derniers représentants, avaient régné sur Esterval. Jadis, tout ce coin de Camargue désertique et sauvage, appartenait à sa famille. Mais le temps a passé, le progrès a enrichi son voisin et concurrent, et malgré des dédommagements, les dettes se sont accumulées, forçant le vieux Benoît à se séparer petit à petit de son immense domaine... De ses 7 enfants, seules restent ses cadettes, Célina et Cécilia. Benoît Bonnedieu craint bien qu'un jour, comme les autres, lasses de vivre à l'écart du monde, esseulées et sauvages, elles ne finissent par partir, elles-aussi...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Elle était si jeune, si belle, si désarmante par son impudeur même et son instinct de petit animal qui agit inconsciemment, suivant le caprice de ses sens, qu'Antonio se laissa emporter et griser par la folie de cette passion. Il voulait oublier Pilar. Être heureux. Tout autre homme que lui, flatté de posséder une maîtresse aussi jolie et aussi jeune que Lina, eût été torturé par la jalousie et la crainte de la perdre. Lui, dominé par l'orgueil, en oubliait de l'aimer et de la rendre heureuse.
Qui est Barbara ? Simplement une jolie fille où l'instrument du destin ? Tour à tour hautaine, railleuse, coquette ou ardente, elle est toute pareille à l'image de sa ville natale : Venise, l'ancienne capitale des Doges et des grands seigneurs de la Renaissance, Venise, la ville des amants et des passions romantiques. Sa chevelure est d'or et ses yeux couleur d'émeraude comme les flots de l'Adriatique. Dans ce roman, Nina Antony vous fera découvrir le secret de la capricieuse Barbara, mais aussi le charme insolite d'une certaine Venise, qui n'est pas seulement la ville des oisifs, des touristes et des jeunes mariés en voyage de noces, mais surtout celle d'un peuple ardent et fier qui sait chanter ses misères et ses joies.
La jolie gitane Paquita, soeur de Pepito, a un amant du meilleur monde, don Enrique. Par la faute de ce dernier, Pepito va nourrir contre don Enrique une haine farouche, implacable. Pour se venger, le gitan ne reculera pas devant de terribles moyens. Nina Antony a su, dans « Chanson Païenne », mêler au cours de son récit des scènes amoureuses qui font partie intégrante du roman et viennent à l'appui d'une étude psychologique très bien traitée et jamais fastidieuse.