Nicole Lucas
Nicole Lucas
De l'ombre à la lumière : voici le récit captivant des Françaises qui, malgré les obstacles, ont conquis leur place dans l'arène politique.
Le récit de la colonisation française et des indépendances a longtemps fait essentiellement référence aux hommes. La moitié féminine de l'humanité semble étonnamment absente sauf dans ses dimensions exotiques ou sensuelles. Pourtant, les femmes ont accompagné, dans un silence accepté ou contraint, les vicissitudes politiques, sociales, culturelles du monde colonial et postcolonial. Depuis une trentaine d'années, anonymes ou connues, elles sortent des oubliettes de l'histoire. L'abécédaire thématique qui structure ce volume se veut le juste révélateur des rôles déterminants qu'elles ont joués, de leurs destins intimes et particuliers dans un univers en pleine effervescence. Les multiples entrées, connectées, révèlent leur liberté, leur dynamisme. Les rendre visibles, les nommer, c'est leur redonner vie et dignité.
Cet abécédaire raisonné, pour analyser la complexité de l'histoire coloniale française, se nourrit de personnages-clés, d'événements décisifs, de créations artistiques remarquables et de concepts polémiques. Il laisse librement entrer par des multiples approches convergentes au coeur d'une expansion historique qui a construit un pan du récit national. Mais formater l'esprit des peuples indigènes, les soumettre par la force ou les violences, leur apporter autoritairement la civilisation n'eut qu'un temps. L'action sans relâche d'intellectuels, de militants politiques, de journalistes, d'artistes va saper les fondements d'un empire apparemment triomphant. D'où le projet de ce travail collectif : appréhender, à travers le filtre nuancé des arts, l'histoire de la colonisation et des indépendances.
Dans la continuité d'un va et vient culturel ancien entre la France et la Russie, l'irruption de bouleversements politiques et idéologiques profonds, les guerres du XXe siècle ont provoqué d'inévitables et dramatiques migrations. L'exil de femmes nées en Russie, initialement privilégiées, chassées par les révolutions de 1917, révèle de manière exemplaire la force de leurs personnalités et les facettes complexes de leur identité.
De l’Antiquité à nos jours, cet abécédaire inédit explore comment chaque époque a façonné ses propres formes d’esclavage — et comment l’art, la musique ou le cinéma en ont révélé les contradictions.
Il s'agit ici d'entrer dans la lente construction de l'identité féminine contre les pesanteurs et les conservatismes de toute nature. L'approche conjointe socio-historique, fondée sur les concepts de Norbert Elias, part d'un triple constat : le hiatus entre directives officielles et pratiques réelles, l'omission de leurs actions dans l'histoire et leur indiscutable créativité, leur conditionnement à l'infériorité et leurs rêves d'altérité, d'équité et de liberté... L'exemple de trois subversives (Sarah Bernardt, Colette, Françoise Giroud) est ici examiné.
La puissance et l'omniprésence du cinéma au XXe siècle en font le complément idéal de l'histoire et de l'enseignement : encore faut-il en construire une approche contextualisée et une pédagogie efficace, que les collaborateurs de cet ouvrage ont le projet de définir, à travers des études de cas diverses. Ils y abordent donc toutes les « formes » cinématographiques, leur dimension créative, militante, historique et citoyenne. Ils découvrent finalement, au prisme de leurs interrogations et au terme de leurs recherches, l'utilité manifeste des films dans l'écriture et la pédagogie active de l'histoire : le cinéma est légitimé ici dans son statut d'objet historique original, et ouvre une saisie vivifiante de l'histoire des hommes.
Les enseignants et de fait leurs élèves sont aujourd'hui trop souvent prisonniers d'une image misérabiliste et colonialiste du continent africain. C'est pourquoi, les pistes de réflexion abordées dans cet ouvrage s'attacheront à présenter une autre Afrique riche de sa diversité et de sa culture. L'Afrique enseignée dans ce projet se veut sans occulter les problèmes inhérents à ce continent prendre en considération le fait qu'aujourd'hui elle apparaît comme un territoire en pleine mutation. Dans le cadre des programmes d'enseignement du primaire à l'Université, les notions de territoire(s), de culture(s) et d'identité(s) à la lumière de l'Histoire et de la Géographie seront privilégiées pour combattre les préjugés et les clichés qui alimentent l'image d'une Afrique en retard.
Enseigner l'Europe est un impératif des programmes scolaires, mais surtout un impératif pour former les citoyens de demain. Si les enseignants sont conscients de cette nécessité, ils manquent par trop souvent de guides et d'outils. C'est ce rôle qu'entend jouer cet ouvrage en présentant une lecture ouverte des programmes de géographie, d'histoire et d'éducation civique du primaire au lycée. S'adressant aux enseignants, formateurs et futurs professeurs, il propose des pistes de travail et de réflexion sur l'éducation à la citoyenneté européenne mettant en évidence les liens entre plusieurs champs disciplinaires. Se soucier de l'identité européenne en 2005, c'est pour nous retrouver l'importance primordiale des données culturelles.
Est-il possible de comprendre l'Histoire sans évoquer ses protagonistes ? Sans réduire l'Histoire à la geste héroïsée des grands personnages, il est nécessaire pour les chercheurs d'inscrire le destin de ses acteurs dans le continuum historique pour donner sens et relief au récit et aux événements. Le propos de ce livre est de souligner, la pertinence scientifique et didactique d'une histoire incarnée à travers des exemples inscrits dans différentes temporalités. Appréhender les parcours individuels de Charlemagne, Césaire, Kennedy, Jeanne d'Arc ou les actions de groupes anonymes donne du sens et nourrit la réflexion.
Enseigner l'histoire des femmes, loin d'être une réalité résolue et mise à l'oeuvre dans les pratiques quotidiennes des classes, reste un enjeu pédagogique et citoyen essentiel. Comment les femmes, si rares hier dans le questionnement éthique et didactique, ont-elles investi des champs qui leur étaient fermés ? Dans quel cadre institutionnel, à travers quelles problématiques et dans quelles disciplines les professeur(e)s peuvent-ils ouvrir leurs élèves à la conscience d'une culture mixte en marche vers l'égalité de fait ? Parler des femmes, de leur enracinement dans l'histoire, dans les sociétés et les cultures, les présenter à l'intérieur de dispositifs scolaires, représentent autant d'outils judicieux pour saisir le monde dans sa complexité et sa dualité. Cet ouvrage multiplie les références, les études de cas, et propose des outils et des approches pédagogiques, en vue de permettre, au-delà d'une connaissance approfondie de cette histoire du genre, une réelle justice et égalité des chances entre les filles et les garçons.