Nicolas Truong
Nicolas Truong
La période troublée par d'immenses régressions dont Trump et Poutine sont les incarnations est le signe qu'une révolution est en cours, assure l'anthropologue Philippe Descola dans cet entretien inédit avec Nicolas Truong, grand reporter au Monde. L'idée que l'émancipation des humains est indissociable des relations qu'ils établissent avec les « autres qu'humains » comme les plantes et les animaux est en train de s'imposer à la planète entière, ravagée par les catastrophes écologiques et l'effondrement climatique. Alors que toutes les pensées de la diversité - naturelle, sexuelle, culturelle - sont combattues, une nouvelle cosmopolitique doit s'inventer. Car « nous sommes les hôtes de la Terre », explique le professeur émérite au Collège de France. Composé de l'évocation éclairante et passionnée de son terrain amazonien auprès des Indiens achuar en Amazonie qui l'a conduit à comprendre que « la nature n'existe pas » et de réflexions sur le monde contemporain, cet ouvrage est une introduction à l'une des oeuvres les plus fécondes de notre temps, une invitation à habiter la terre autrement. « Une excellente introduction à Descola. » LIVRES HEBDO « Un bel entretien sur son parcours. » LES INROCKS « Philippe Descola ouvre des portes pour envisager une relation moins destructrice avec notre environnement. » POUR LA SCIENCE « L'anthropologue nous invite à habiter le monde autrement dans un passionnant livre d'entretiens. » Le Point « Philippe Descola ouvre des perspectives nouvelles sur notre manière d'habiter la terre et d'envisager les relations entre humains et non-humains. » FRANCE INTER
La période troublée par d'immenses régressions dont Trump et Poutine sont les incarnations est le signe qu'une révolution est en cours, assure l'anthropologue Philippe Descola dans cet entretien inédit avec Nicolas Truong, grand reporter au Monde. L'idée que l'émancipation des humains est indissociable des relations qu'ils établissent avec les « autres qu'humains » comme les plantes et les animaux est en train de s'imposer à la planète entière, ravagée par les catastrophes écologiques et l'effondrement climatique. Alors que toutes les pensées de la diversité - naturelle, sexuelle, culturelle - sont combattues, une nouvelle cosmopolitique doit s'inventer. Car « nous sommes les hôtes de la Terre », explique le professeur émérite au Collège de France. Composé de l'évocation éclairante et passionnée de son terrain amazonien auprès des Indiens achuar en Amazonie qui l'a conduit à comprendre que « la nature n'existe pas » et de réflexions sur le monde contemporain, cet ouvrage est une introduction à l'une des oeuvres les plus fécondes de notre temps, une invitation à habiter la terre autrement. « Une excellente introduction à Descola. » LIVRES HEBDO « Un bel entretien sur son parcours. » LES INROCKS « Philippe Descola ouvre des portes pour envisager une relation moins destructrice avec notre environnement. » POUR LA SCIENCE « L'anthropologue nous invite à habiter le monde autrement dans un passionnant livre d'entretiens. » Le Point « Philippe Descola ouvre des perspectives nouvelles sur notre manière d'habiter la terre et d'envisager les relations entre humains et non-humains. » FRANCE INTER
Le corps a trop longtemps été oublié par l'histoire et les historiens. Or, il constitue l'une des dynamiques majeures de l'Occident. De l'abstinence des prêtres aux délices du pays de cocagne, du christianisme au paganisme, du rire au don des larmes dont saint Louis était dépourvu, de la mode vestimentaire aux sports, du célibat à l'amour courtois, d'Héloïse à Abélard jusqu'à saint François, le corps est le siège d'une tension fondamentale.À travers l'étude de la matrice de la modernité qu'est le Moyen Âge, Une histoire du corps au Moyen Âge aide à la compréhension du monde où nous vivons.
Le corps a trop longtemps été oublié par l'histoire et les historiens. Or, il constitue l'une des dynamiques majeures de l'Occident. De l'abstinence des prêtres aux délices du pays de cocagne, du christianisme au paganisme, du rire au don des larmes dont saint Louis était dépourvu, de la mode vestimentaire aux sports, du célibat à l'amour courtois, d'Héloïse à Abélard jusqu'à saint François, le corps est le siège d'une tension fondamentale.À travers l'étude de la matrice de la modernité qu'est le Moyen Âge, Une histoire du corps au Moyen Âge aide à la compréhension du monde où nous vivons.
Bruno Latour a souhaité revisiter ses cinquante années de recherches au cours d'un entretien en deux parties avec le grand reporter Nicolas Truong. C'est pour le philosophe l'occasion de reprendre et poursuivre les éléments les plus importants de sa pensée sur notre nouvelle condition terrestre. Il déploie ses réflexions à partir de cette conviction : si l'homme tient à sa survie en tant qu'espèce, il lui faut apprendre à s'émanciper des grands paradigmes qui le guident depuis les Lumières. Un plaidoyer pour la philosophie envisagée comme une tentative magnifique et impossible d'embrasser la totalité. Une coédition avec Arte éditions.
En pleine pandémie mondiale, durant les années 2020 et 2021, le journaliste du quotidien Le Monde Nicolas Truong est parti à la renc ontre d'une nouvelle génération d'auteurs qui, au croisement de la philosophie, de l'écologie et de l'anthropologie, réinventent notre rapport au vivant, renouvellent pratiques et théories pour faire souffler un air rafraîchissant et bienvenu en ces temps plus que troublés. Entretiens avec ces penseurs qui inventent de nouvelles façons d'habiter la Terre.
Cet ouvrage s'ouvre sur une biographie d'Edgar Morin rédigée par la plume alerte de Nicolas Truong. Les deux hommes se connaissent bien : voilà plus de vingt ans qu'ils ont régulièrement l'occasion d'échanger dans les pages du Monde, ou ailleurs. À la veille de son centième anniversaire, il est passionnant de se plonger dans le récit de la vie de l'un de nos plus grands penseurs. Ensuite, le lecteur pourra (re)trouver la pensée, à la fois complexe et lumineuse, du sociologue dans deux dialogues avec le journaliste : l'un qui propose une réflexion sur la crise sanitaire, et l'autre qui, après l'assassinat de Samuel Paty, analyse le raidissement des antagonismes entre deux France - l'une humaniste, l'autre identitaire -, et qui explique comment y résister. Edgar Morin, né en juillet 1921, est sociologue. Nicolas Truong est journaliste au quotidien Le Monde.
"Ancien déporté aux camps de Buchenwald, Rottleberode et Dora, Stéphane Hessel fut cet ancien normalien féru de poésie capable de réciter l'intégralité du Bateau ivre de Rimbaud ou l'Orphée de Rilke. Mais, on le sais moins, l'auteur à succès a commencé ses études par la philosophie, fasciné par les cours et la stature de Maurice Merleau-Ponty. Contrairement au philosophe allemand Theodor Adorno, Stéphane Hessel considérait qu'il était possible d'écrire des poèmes après Auschwitz. Il en a écrit lui-même. Car c'est en effet la poésie qui lui tenait lieu de philosophie. Cet art de la brièveté était selon lui une pensée incarnée, par gros temps ces fragments sus par coeur façonnaient son esprit, c'est-à-dire son corps. L'esprit et le corps, deux entités d'ordinaires séparées qui n'en font qu'une dans le monisme hessélien. Stéphane Hessel s'est même permis d'espérer en une nouvelle humanité." Nicolas Truong
C'est un bruit de fond persistant. Un brouhaha permanent. Une entêtante musique d'ambiance qui semble placer l'information et l'opinion, les raisons et les passions, les connaissances et les expériences sous le signe de l'équivalence. Des chaînes d'information en continu aux réseaux sociaux, la société du commentaire étend son influence dans l'espace public, à coups de polémiques et d'analyses « à chaud ». Son déploiement marque-t-il une avancée de la démocratie qui, selon le philosophe Jacques Rancière, repose sur le pouvoir de « n'importe qui », ou témoigne-t-il au contraire de la puissance despotique de l'individu-roi de dire « n'importe quoi » ? Nicolas Truong est grand reporter au service Idées-Débats du quotidien Le Monde.
À quatre reprises, Claire Marin et Nicolas Truong ont échangé dans les pages du Monde. Ces rendez-vous ont donné lieu à une réflexion passionnante sur le sujet de prédilection de la philosophe - les ruptures, comme blessures qui modifient en profondeur notre identité. Dans quelle mesure vivons-nous une "époque de la rupture" ? Quel regard porte la philosophe sur les discours relatifs aux "vertus de l'échec" ? Pourquoi la rupture amoureuse apparaît-elle comme le paradigme de toutes les ruptures ? Être séparé, n'est-ce pas en définitive un résumé de la condition humaine ? La rupture reste-t-elle parfois une manière d'assumer son identité ? En quel sens est-ce que le confinement a été une rupture ? Comment remédier à la rupture de certains liens, du fait de la crise sanitaire ? Passionnant. Née en 1974, Claire Marin est philosophe et enseigne dans les classes préparatoires aux grandes écoles à Paris. Membre associée de l'Ecole normale supérieure, elle dirige le Séminaire international d'études sur le soin. Elle a notamment publié Rupture(s) (L'Observatoire, 2019). Nicolas Truong est journaliste,
L'aventurière Sarah Marquis déclare qu'en marchant, on "se découvre courageux", le sociologue David Le Breton pense que la marche est souvent guérison... Pratique sportive ou spirituelle, touristique ou thérapeutique, la marche retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse. Pourquoi marche-t-on ? Qu'y cherche-t-on ? Échappatoire au monde de la vitesse et à la modernité, la marche pousse aussi bien à se dépasser physiquement qu'à entreprendre un chemin spirituel. « Puissance réorganisatrice » ou façon de « tenir debout », « interstice » de « liberté » dans un monde privé d'imprévu... Les auteurs de cet ouvrage dirigé par le journaliste du Monde Nicolas Truong nous exposent le sens de « leur » marche. L'ouvrage est dirigé par Nicolas Truong, journaliste du Monde. Il est consituté d'entretiens ou de tribunes publiées dans le quotidien. Les contributeurs sont Jean-Loup Amselle, Marc Augé, Antoine De Baecque, Frédéric Gros, David Le Breton, Sarah Marquis, Martine Segalen et Sylvain Tesson.
"Les armes, le sang, les larmes. Mais comment, au coeur même du recueillement, tenter de penser l'événement ? Notre pays, comme notre monde, est en effet en proie à une terreur postmoderne, qui mêle individualisme radical et fondamentalisme global. D'où la difficulté de mener un combat frontal contre un nomadisme djihadiste pratiqué par une jeunesse nihiliste, au moment même où la guerre classique fait place à des états de panique, à des assauts armés destinés à provoquer le chaos et à des opérations de police mondialisées." Nicolas Truong Les contributions d'intellectuels rassemblées dans cet ouvrage proposent une analyse intelligente et précise des événements, de leurs causes et de leurs conséquences, et lancent un appel à l'unité et à la solidarité.
« Du 11 septembre 2001 au 11 janvier 2015, Olivier Roy a scruté les ressorts politiques et sociologiques de l'islam mondialisé. À travers les tribunes et les entretiens percutants qu'il a donnés au Monde, le politologue éclaire d'un jour nouveau la peur de l'islam qui gagne les sociétés occidentales récusant tout aussi bien les arguments droitiers et dominants de l'essentialisme (les musulmans seraient, par essence, inassimilables) que le plaidoyer gauchiste du multiculturalisme (c'est l'islamophobie qui, seule, provoquerait la radicalisation d'une partie d'entre eux). Des printemps arabes au nihilisme générationnel des jeunes paumés de la mondialisation, de l'échec de l'islam politique à l'engagement de la France contre l'État islamique, Olivier Roy donne des clefs pour comprendre la question musulmane. Et lance des raisons d'espérer en une France capable d'accorder ses idéaux à la pluralité des mondes.» Nicolas TruongOlivier Roy est politologue, spécialiste de l'islam. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont En quête de l'Orient perdu (Seuil, 2014).Nicolas Truong est journaliste, responsable des pages Idées-Débats du Monde.
Depuis le traumatisme de janvier 2015, la République n'a cessé d'être invoquée et convoquée, notamment lors des immenses manifestations du 11 janvier. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle fut aussi décriée. A force de ne pas tenir ses promesses, il lui fut reproché de favoriser l'entre-soi, le communautarisme, voire l'apartheid social. Après la Concorde... vint le temps de la discorde. C'est alors que la volonté de questionner Patrick Weil apparut comme une évidence. Historien de l'immigration et de la nationalité, directeur de Recherche au CNRS, professeur invité à l'Université de Yale et à l'école d'économie de Paris, il est un des rares intellectuels à pouvoir intervenir dans le débat public sur des sujets aussi brûlants que l'intégration, les migrations, la religion, le racisme, l'antisémitisme. Sans langue de bois, sans éviter les sujets qui fâchent, comme l'islam ou l'identité nationale, les frontières ou l'héritage colonial, il se nourrit de véritables recherches empiriques et d'une longue pratique des politiques publiques, à la différence de tant de ceux qui occupent la scène médiatique. Il donne ici du sens à la République, à savoir une direction et une orientation. Son récit savant et vivant d'une histoire partagée par tous les Français, quelque soit leur origine, ranime les valeurs républicaines. Contre les prophètes de la division, il nous donne les raisons d'espérer en un avenir commun.