Nicolas Le golvan
Nicolas Le golvan
Un an après avoir quitté l'Élysée, Dan Lehman, ancien président de la République, n'est plus que l'ombre de lui-même. Le couple iconique qu'il formait avec l'actrice Hilda Müller n'est qu'une façade. Alcoolique, menacé par des affaires judiciaires, il tente de revenir sur la scène médiatique tandis que Hilda tient le rôle principal d'un film qui pourrait être sélectionné au festival de Cannes. Mais les fractures de leur vie privée brouillent les frontières entre drame personnel et fiction. Avec ce nouveau roman puissant, Karine Tuil sonde les mécaniques cruelles du pouvoir. Dans cette comédie humaine où l'addiction répond à la difficulté de vivre, où la jeunesse et le capital social deviennent les meilleures armes de séduction se joue une guerre clandestine, mais qui en sortira victorieux ?
« Je ne t'avais pas vraiment entendue la première fois que tu m'as fait cette remarque, il y a deux semaines : - Je croyais que dans le passé les gens voyaient en noir et blanc, comme sur les vieilles photos. C'était mignon, d'une pure poésie ; je l'avais même noté le soir sur mon ordinateur, dans ce journal de notre nouvelle vie ensemble. Avec ça, je croyais savoir t'écouter, être mieux qu'un père ordinaire pour sa fille. » Quand sa fille affirme qu'elle ne distingue plus les couleurs, il s'inquiète, comme il craint que cela ne réveille des conflits avec la mère de Rose, dont il s'est récemment séparé. Dès lors, il oscille entre la recherche fébrile d'un remède et l'espoir insensé que Rose mente. Suffit-il d'aimer sa petite fille pour être un bon père et la protéger de la violence de la vie ? Nicolas Le Golvan nous montre, avec justesse et tendresse, que ce sont souvent les enfants qui guident leurs parents.
« Je ne t'avais pas vraiment entendue la première fois que tu m'as fait cette remarque, il y a deux semaines : - Je croyais que dans le passé les gens voyaient en noir et blanc, comme sur les vieilles photos. C'était mignon, d'une pure poésie ; je l'avais même noté le soir sur mon ordinateur, dans ce journal de notre nouvelle vie ensemble. Avec ça, je croyais savoir t'écouter, être mieux qu'un père ordinaire pour sa fille. » Quand sa fille affirme qu'elle ne distingue plus les couleurs, il s'inquiète, comme il craint que cela ne réveille des conflits avec la mère de Rose, dont il s'est récemment séparé. Dès lors, il oscille entre la recherche fébrile d'un remède et l'espoir insensé que Rose mente. Suffit-il d'aimer sa petite fille pour être un bon père et la protéger de la violence de la vie ? Nicolas Le Golvan nous montre, avec justesse et tendresse, que ce sont souvent les enfants qui guident leurs parents.
Le genre détermine les uns et les autres, dessine des figures opposées et des formes complémentaires, sexualise les humains, les animaux ou bien encore les choses. On parle de musique, de littérature, de cinéma, de profil Tinder, de capacité à garder son calme, de niveau de civilisation, d'individu, de groupe, de la bouffe d'hier soir, on parle de rassemblement, de division, de ce qui est dedans, de ce qui est autour ou de ce qui a raté un virage. Ici 12 textes courts par 12 auteurs de tout style, de tout type, de toute obédience mais du genre littéraire et redoutable.
Bâtiments massifs et délavés, bureaux-ventouses enfouis dans les tentacules du labyrinthe, numéro d'identifiant à sept chiffres, attestation de compte à jour, cases à cocher sur le formulaire, CERFA n° 67885432, puits sans fonds, ratio calculé sur la base de votre bilan, radiation, dernier avis avant d'autres persécutions. Demandes de dégrèvement, lettres mortes, justificatifs à fournir, dossiers égarés, référent unique, boite vocale, temps d'attente estimé, votre correspondant n'est pas joignable pour le moment, antidépresseurs, machine à café lyophilisé. ------------------- Vos droits : 11 textes kafkadministratifs en téléchargement gratuit, sans contrats d'engagement réciproque.
Or, strass et excès : Bling-bling dépeint sans filtre une époque où le clinquant cache le vide. Neuf auteurs explorent, entre satire et fascination, les mirages d’un monde obsédé par l’apparence et la surconsommation.
« Tu ne veux toujours pas te baigner ? » Cet été-là, il ne se baignera pas. Sa femme attendra longtemps qu'il se déride ou qu'il parle enfin ; ses deux jeunes enfants se tiendront à distance de ce père absent de leurs jeux. Cet été-là, il fête son anniversaire en fantôme. Sa maison de famille à la mer, encombrée par les souvenirs, lui pèse. Son amour pour sa femme est encore là, mais semble aussi loin que la marée. Alors il décide de prolonger, pour lui seul, son séjour sur l'île de Ré. Il va se remémorer leur longue histoire amoureuse et chercher à comprendre ce que la conjugalité a usé en eux. Leur amour, il aimerait savoir ce qu'il en reste. Mais on ne décide pas seul de l'avenir de son couple. Reste l'été est un conte cruel sur l'amour, quand il est mis au défi de durer.
« Tu ne veux toujours pas te baigner ? » Cet été-là, il ne se baignera pas. Sa femme attendra longtemps qu'il se déride ou qu'il parle enfin ; ses deux jeunes enfants se tiendront à distance de ce père absent de leurs jeux. Cet été-là, il fête son anniversaire en fantôme. Sa maison de famille à la mer, encombrée par les souvenirs, lui pèse. Son amour pour sa femme est encore là, mais semble aussi loin que la marée. Alors il décide de prolonger, pour lui seul, son séjour sur l'île de Ré. Il va se remémorer leur longue histoire amoureuse et chercher à comprendre ce que la conjugalité a usé en eux. Leur amour, il aimerait savoir ce qu'il en reste. Mais on ne décide pas seul de l'avenir de son couple. Reste l'été est un conte cruel sur l'amour, quand il est mis au défi de durer.