Nathalie Goedert
Nathalie Goedert
On a longtemps pensé que l'avènement de la démocratie annonçait la fin de la censure. On s'est alors plu à dénoncer les excès d'un passé révolu et à railler les interdits "caricaturaux" des Etats totalitaires. Pourtant, la censure reste en Europe une question d'actualité. L'extraordinaire plasticité de la censure frappe. Difficile à saisir, elle se meut à volonté selon la nature des sociétés, les hommes ou les croyances. Variable dans ses motifs, polymorphe, elle surprend, produisant parfois les effets contraires de ceux qui étaient attendus.
Ravivée par la crise, la question du travail figure aujourd'hui au coeur du débat public. Sur fond de conflits sociaux et de réformes contestées s'élève un questionnement inédit : celui du sens du travail, de la place qu'il occupe dans la vie de l'individu autant que celle que la société lui accorde. Le point d'équilibre semble dépassé et notre société, au bord de la rupture, a "mal au travail". Comment expliquer cette crise et y répondre ?