Montaigne
Montaigne
Serré en fin du premier livre des Essais, le petit chapitre « Des prières » en est assurément un grand pour quiconque examine la considération religieuse chez Montaigne. Il fournit aussi à celui qui s'intéresse à la genèse du texte une pièce de première importance, ne serait-ce que par le préambule dont, au retour d'Italie, l'auteur a doté ce chapitre un moment censuré. Ici plus qu'ailleurs peut-être, Michel de Montaigne a défini le statut de son livre : délibérément « humaniste » et « laïc », mais « très-religieux toujours ». Se rappelant sans doute que Thémis, la Justice, est parèdre de Jupiter, la Puissance, il s'en prend à ceux-ci qui, chrétiens en tête, s'adressent à Dieu sans révérence ou en font leur complice, mais aussi à ceux-là qui osent le réduire à raison. Si seul le « Notre Père » lui agrée, c'est que cette prière, réclamant le pardon préalable des offenses, ne dissocie pas miséricorde et justice divines et qu'elle écarte d'emblée toute supplique inconsidérée. Sans perdre jamais ce fil conducteur, les états successifs de l'essai « Des prières » divulguent quelque chose du « train » des « mutations » d'un auteur qui se confie toujours davantage, montre son irritation grandissante, prend plus parti et ouvre son texte aux poètes. Sans le fermer à Dieu.
Que faire de nos valeurs quand les coutumes d'autrui heurtent nos certitudes morales ? Faut-il suspendre son jugement ou chercher un critère pour bien juger ? Existe-t-il ou non des principes moraux universels ? Montaigne, dans ce chapitre des Essais consacré aux Indiens Tupinambas du Brésil, aborde délibérément un sujet subversif : l'anthropophagie rituelle. Il met en cause nos habitudes de pensée et tend au lecteur un miroir qui lui apprend l'exercice du doute et de la réflexion critique. En GF PHILO', le texte de l'oeuvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.
Que faire de nos valeurs quand les coutumes d'autrui heurtent nos certitudes morales ? Faut-il suspendre son jugement ou chercher un critère pour bien juger ? Existe-t-il ou non des principes moraux universels ? Montaigne, dans ce chapitre des Essais consacré aux Indiens Tupinambas du Brésil, aborde délibérément un sujet subversif : l'anthropophagie rituelle. Il met en cause nos habitudes de pensée et tend au lecteur un miroir qui lui apprend l'exercice du doute et de la réflexion critique. En GF PHILO', le texte de l'oeuvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.
« Les livres II et III des Essais de Montaigne de la présente édition sonore sont une sélection d'écrits dont les thèmes trouvent écho aux questions contemporaines. Texte fondateur de la pensée intellectuelle française, ces Essais ont fait l'objet d'un travail de réécriture pour l'oralité et devaient être interprétés par un grand comédien français. Michel Piccoli a accepté le défi de cette performance sonore. » Claude Colombini-Frémeaux
« Les livres II et III des Essais de Montaigne de la présente édition sonore sont une sélection d'écrits dont les thèmes trouvent écho aux questions contemporaines. Texte fondateur de la pensée intellectuelle française, ces Essais ont fait l'objet d'un travail de réécriture pour l'oralité et devaient être interprétés par un grand comédien français. Michel Piccoli a accepté le défi de cette performance sonore. » Claude Colombini-Frémeaux
« Les livres II et III des Essais de Montaigne de la présente édition sonore sont une sélection d'écrits dont les thèmes trouvent écho aux questions contemporaines. Texte fondateur de la pensée intellectuelle française, ces Essais ont fait l'objet d'un travail de réécriture pour l'oralité et devaient être interprétés par un grand comédien français. Michel Piccoli a accepté le défi de cette performance sonore. » Claude Colombini-Frémeaux
Ces extraits choisis des Essais permettront notamment d'approfondir les thèmes de l'autoportrait, de l'éducation, de l'amitié, de la mort et du stoïcisme. Notions littéraires : autoportrait et autobiographie, l'humanisme, les figures de style Histoire des arts : la Renaissance, le baroque Les atouts d'une oeuvre commentée avec, en plus, tous les repères pour les élèves : o Des éléments d'histoire des arts o Des notes de vocabulaire adaptées o Des rubriques outils de la langue pratiques o Des encadrés méthode efficaces o Un lexique.
"C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne me suis proposé aucune fin, que domestique et privée. Je n'y ai eu aucune considération de ton service ni de ma gloire." Montaigne "Les essais de Montaigne de la présente édition sonore sont une sélection d'écrits dont les thèmes trouvent écho aux questions contemporaines. Texte fondateur de la pensée intellectuelle française, ces essais ont fait l'objet d'un travail de réécriture pour l'oralité par Olivier Cohen et devaient être interprétés par un grand comédien français. Michel Piccoli a accepté le défi de cette performance sonore." Claude Colombini
Sélection d'Essais de Jean-Yves Tadié.Montaigne se lance dans la rédaction des Essais avec un objectif : se connaître soi-même. Philosophie, nature, justice, lecture, histoire... Les réflexions qui nourrissent l'oeuvre de cet humaniste curieux et érudit sont le résultat d'une vaste introspection. Le génie de Montaigne est de donner à cette découverte du moi une portée universelle. Le plaisir de lecture qu'offrent les Essais ne serait rien sans la saveur d'une langue si singulière. L'ancien français -; parfois difficile d'accès -; a été ici " rajeuni ", donnant ainsi une nouvelle vitalité à la finesse de style et à l'acuité de jugement de Montaigne. La lecture d'une sélection d'essais par Didier Sandre offre une nouvelle porte d'entrée dans cette oeuvre fondatrice des lettres françaises, dont Montaigne est l'un des pères.
Montaigne est l'auteur d'un seul livre. Ou presque. Qu'il n'a cessé de retravailler toute sa vie, à la différence de nos philosophes contemporains qui ne cessent de pondre des livres pour gagner de l'argent. L'idée derrière ces tentatives d'écriture? La connaissance de soi, la volonté de mener des exercices spirituels quotidiens pour parvenir à la vie heureuse. Contrairement à Descartes au siècle suivant, Montaigne ne cherche pas à se rendre comme maître et possesseur de la nature. C'est le souci de soi qui l'anime. L'amour, la mort, le désir, le changement de sexe, la jalousie, les passions tristes que sont la politique et le pouvoir, voilà ce sur quoi se penche Montaigne avec une simplicité déroutante. A mettre sur sa table de chevet, en bonne place, entre la bible et l'oreiller.