Michel Prum
Michel Prum
Le mot « eugénisme » est forgé en 1883 par Francis Galton, cousin de Charles Darwin. Ce courant se développe rapidement en Grande-Bretagne et séduit les courants conservateurs mais également une partie de la gauche et du mouvement ouvrier. Il se conjugue aussi parfois au féminisme. Cet ouvrage, qui éclaire des figures britanniques ou irlandaises comme Marie Stopes, Beatrice Potter, Josiah Wedgwood, George Bernard Shaw, G.K. Chesterton, George Lansbury ou J.B.S. Haldane, est avant tout un hommage à la chercheuse Janie Mortier (1938-2022), réunissant quelques-uns de ses textes les plus stimulants et d'autres contributions, sur les mêmes problématiques, du Groupe de Recherche sur l'Eugénisme et le Racisme, dont elle était l'un des membres les plus actifs.
À l'heure où les mouvements des Noirs aux États-Unis et ailleurs se font de plus en plus entendre, l'étude de l'histoire peut nous aider à mieux comprendre les enjeux actuels. Quelle place pour les minorités dans nos sociétés ? Quelle place pour les migrants dans nos pays occidentaux ? Quelle place pour l'Autre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en France ? Cet ouvrage se penche surtout sur le monde anglophone, mais aussi sur la France, pour examiner les questions brûlantes du racisme, de la xénophobie, du rejet de l'Autre ou de l'eugénisme. Il interroge le passé : l'Angleterre victorienne en Tasmanie, les années 50 et la communauté indienne au début de l'apartheid en Afrique du Sud, la France de la Libération, les États-Unis de la première moitié du XXe siècle entre immigration et eugénisme. Les huit contributions viennent enrichir les réflexions et les débats actuels sur la diversité et les rapports complexes entre minorités et société.
Qu'est-ce qu'être minoritaire dans une société ? Il ne s'agit pas d'une question d'arithmétique : les Noirs en Afrique du sud ont pu être analysés comme « minoritaires » alors qu'ils sont largement plus nombreux que les Blancs. Inversement, une minorité infime peut avoir un poids colossal dans l'histoire d'un pays. Cette relation complexe entre majorité et minorités est analysée ici au travers de huit exemples, dans des aires très éloignées : Grande-Bretagne, Palestine, Australie, Canada, Jamaïque et Afrique de l'Ouest.
Les races humaines n'existant pas, c'est bien d'imaginaire racial qu'il sera question dans cette étude couvrant l'aire anglophone. De l'Afrique australe à l'Australie, en passant par l'Inde, de la Grande-Bretagne aux États-Unis, sur une période couvrant les trois derniers siècles, les treize articles de ce volume analysent les rapports identitaires complexes qui opposent les groupes humains. Divers matériaux sont utilisés pour rendre compte des enjeux : cinéma sud-africain, cartes postales coloniales, littérature, poésie victorienne... (Articles en Français et en Anglais)
La guerre a toujours eu une fonction importante dans l'élaboration d'une identité nationale. La manière dont est mis en place le processus de violence collective a pour objectif l'unification des membres de la société et pour corollaire l'anéantissement de l'Autre. Cet ouvrage examine la rhétorique diffusée par les promoteurs d'un conflit, fondée volontairement sur la différence "raciale", ainsi que les discours légitimant le déclenchement des hostilités qui visent à conférer le rôle de bouc-émissaire à l'Autre pour l'assujettir ou l'éliminer.
Comme le "genre", la "race" est un construit social et il est étonnant de voir comment un même groupe humain peut être déplacé sur l'échelle chromatique selon les besoins du moment. Cet ouvrage éclaire la naissance du concept de "race" en France et surtout dans le monde anglophone, ainsi que le concept, à l'origine américain, de whiteness. L'ouvrage s'intéresse également aux rapports complexes entre biologie, éthique et politique, avec les tentatives de fabriquer une "race" plus forte, plus adaptée ou plus contrôlable.
Qu'est-ce que l'ethnicité ? En quoi diffère-t-elle de la « race » ? C'est à la lumière d'une définition non naturaliste de l'ethnicité comme « sentiment d'appartenance » que cet ouvrage s'intéresse à l'aire anglophone dans toute son étendue et toute sa complexité. Onze contributions couvrent les cinq continents pour illustrer l'approche anglo-saxonne de l'ethnicité, si différente de la nôtre.
Quel est aujourd'hui le visage de la diversité dans le monde ? Quelles ont été les évolutions historiques qui l'ont construite ? Ces dix contributions couvrent quatre continents et plusieurs siècles et s'intéressent aux minorités ethniques, dont le sort est lui-même pluriel : Irlandais en Grande-Bretagne, juifs en Angleterre ou en Palestine, Noirs à Détroit, etc. Quatre contributions sont consacrées à l'Afrique et à son immense diversité.
La parution de L'Origine des espèces a été un évènement majeur. Les théories sur l'évolution et la sélection naturelle ont boulversé les sciences du vivant, mais aussi la littérature, la linguistique, les sciences de la communication, jusqu'au music-hall et aux études sur les comptines enfantines. Ce livre permet de voir le dialogue entre le grand naturaliste et des auteurs majeurs comme Marx, Freud ou Carlyle.