Michel David
Michel David
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Se qualifiant elle-même de "graphomane", Amélie Nothomb publie un roman ou un texte autobiographique attendu tous les ans depuis 1992. La surprise est souvent de taille lorsqu'on lit ses livres peuplés d'héroïnes et de personnages étonnants, sujets aux rencontres les plus singulières, aux symptômes abscons, aux jouissances intimes comme aux aventures les plus inattendues. Mais d'où Amélie Nothomb tient-elle ce "gai savoir" concernant ses héroïnes et leurs étranges symptômes, quels sont les mystères et la fonction de son écriture ? Pour y répondre, l'auteur de cet essai, psychanalyste, s'appuie en outre sur les nombreux témoignages de l'écrivain (interviews, presse...) à propos de sa création.
Montréal, années 1940-1950 : plongez dans le quotidien tumultueux de Jean et Reine Bélanger, un couple uni malgré les mensonges, les rivalités et les rêves brisés.
Nous proposant un regard psychanalytique et littéraire précis et accessible sur l'oeuvre et s'appuyant au plus près sur les paroles et les nombreux témoignages de l'écrivain à propos de son sentiment de la vie et de sa création, l'auteur explore ici les mystères et la fonction intime de l'écriture brève et saisissante d'Amélie Nothomb.
À la croisée du droit et de la psychiatrie, L’expertise psychiatrique pénale explore le rôle clé des experts dans les procédures judiciaires. Comment évaluer la dangerosité ou l’irresponsabilité d’un accusé ?
En lisant ce livre, on entre dans la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras, dans cet univers durassien peuplé d'héroïnes sublimes et paradoxales. On côtoie là le ravissement même de Marguerite Duras par l'écriture. On l'accompagne dans sa recherche littéraire sur elle même, la féminité et l'acte d'écrire. On la suit dans son écriture d'une solution, d'un traitement du Réel qui la conduisit vers l'épure de l'être et du langage.
Avec le décret du 14 mars 1986, se trouve officialisé le secteur psychiatrique en milieu pénitentiaire, qui prend place aux côtés des secteurs de psychiatrie générale, et de psychiatrie infanto-juvénile. Toutefois, les psychiatres n'ont pas attendu cette date pour intervenir en prison ; ils y sont implantés maintenant, depuis plus d'un siècle. Cependant, l'exercice de la psychiatrie en milieu pénitentiaire est assez mal connu. Cette méconnaissance relative est certainement due à la structure même du milieu carcéral, par définition replié sur lui-même, peu enclin à la communication, paraissant rebutant, et souvent oublié par le citoyen. Le but de cet ouvrage est de présenter un panorama des diverses facettes du travail psychiatrique s'effectuant en prison. Les aspects historiques, législatifs, topographiques et cliniques sont tour à tour abordés. Nous espérons ainsi pouvoir contribuer, en apportant un éclairage sur l'ombre carcérale, à une meilleure articulation et coopération des différents secteurs de psychiatrie cités in limine.
Face à la criminalité des malades mentaux, les arrière-pensées électoralistes et la dictature des médias orientent davantage les choix politiques que ne le fait la rationalité scientifique. De graves faits divers déchaînent les déclarations électoralistes indécentes. La peur, ainsi alimentée, permet de mettre en place une société de contrôle et de surveillance. Or des solutions existent au plan de l'organisation des soins, mais les propositions actuelles correspondent davantage à des préoccupations sécuritaires que sanitaires.
«- Comment ça, qu'est-ce qu'on va faire? C'est mon argent, répliqua Reine avec force. Je vais le mettre à la banque. - Tiens, ton argent! fit-il sur un ton sarcastique. Moi, quand j'arrive avec ma paye, c'est l'argent de la famille. Mais quand c'est ta paye, on peut pas y toucher... - C'est normal, laissa-t-elle tomber. Toi t'es le mari. C'est à toi de nous faire vivre tous. - Si c'est comme ça, toi t'es la femme. Tu t'organiseras pour faire ta job dans la maison.» En 1959, la vie a bien changé sur le Plateau Mont-Royal. Duplessis est à la fin d'un interminable mandat, alors que le Québec se tourne tranquillement vers la modernité proposée par l'équipe de Jean Lesage. La Ville de Montréal connaît de nombreux changements, la plupart liés aux communications, tant par le développement de l'automobile que par l'apparition de la télévision qui deviennent rapidement des outils indispensables pour tous les foyers. La vie de Jean et Reine Bélanger a également changé depuis la fin du tome 1, dix ans plus tôt. Alors que le premier s'ennuie dans son poste de journaliste pour le Montréal-Matin, la seconde rêve de gérer les destinées de la biscuiterie Talbot, sans parler des trois enfants qui partagent maintenant le petit appartement familial. Les petits bonheurs se font rares, et les rivalités et les mensonges tissent une relation de plus en plus difficile pour le couple. Dans ce dernier roman historique, Michel David amène les lecteurs dans un nouvel univers avec des sentiments qu'on ne retrouvait pas dans ses anciens romans: l'envie et l'infidélité... On s'éloigne ici des valeurs chrétiennes mises de l'avant dans les précédents romans du même l'auteur. C'est un peu la Révolution tranquille dans les romans de Michel David: les personnages qui normalement acceptaient leur sort (car c'était la norme avant), veulent désormais prendre leur place et exigent qu'on les écoute. Avec des personnages toujours aussi charismatiques et attachants et des dialogues colorés et vivants qui ont fait son succès, Michel David nous plonge dans une époque où le Québec sortait du joug de l'Église et de la Grande noirceur, et où la modernité permettait à Montréal de s'affirmer de plus en plus. Un vent de changement!
Plongez dans le Montréal de 1946 avec Mensonges sur le Plateau Mont-Royal T1, une saga historique captivante où amour, mensonges et secrets familiaux s'entremêlent.
1921. Son mari décédé, Corinne se retrouve seule pour exploiter la terre familiale. Encore une fois, elle fera face à l'adversité avec le caractère qu'on lui connaît. Heureusement, Philippe et Norbert s'investissent davantage ; Madeleine, elle, réalise le rêve de sa mère en devenant institutrice alors qu'Élise est attirée par la vie au couvent. De leur côté, Gonzague et Henri Boisvert sont toujours aussi détestables. Si le premier est de plus en plus bourru avec l'âge, le second rêve d'un bel héritage. Il y a aussi les amours : Philippe s'entiche de la petite Cécile Melançon, tandis que Madeleine reçoit la grande demande de Léopold. Voyant les projets de ses enfants prendre forme, Corinne se sent de plus en plus seule. Les voisins célibataires sauteront-ils sur l'occasion pour se rapprocher de la jeune veuve? Corinne trouvera-t-elle enfin le bonheur tant espéré?
En 1956, le Québec se rend aux urnes pour réélire Duplessis à la tête de la province et, un an après l'émeute Richard, le Canadien se rend en finale de la coupe Stanley. Voilà déjà trois ans que Gérard est entré au sanatorium et que la famille Morin se démène pour payer ses comptes. Par fierté, Laurette a toujours refusé l'argent que sa parenté lui offrait, préférant travailler de longues heures à la biscuiterie Viau pour subvenir aux besoins de sa famille. Naturellement, tous les enfants se serrent les coudes - enfin, presque tous. Jean-Louis, qui a toujours été le préféré de sa mère, passe de plus en plus de temps avec son ami Jacques Cormier. Du jour au lendemain, il quitte l'appartement familial. Richard, pour sa part, avec son « coq » de Brylcream et un peu d'Old Spice, cherche désespérément à attirer l'attention des filles. Quant à Denise, elle a le coeur en peine depuis que son beau banquier l'a laissée sous prétexte que son père est tuberculeux.
«On dirait que tu t'entends ben avec la petite Hamel. Tu devrais savoir que je me suis toujours ben entendu avec toutes les belles filles, plaisanta Jean-Paul. C'est pour ça, je suppose, que t'es resté vieux garçon, se moqua Céline. C'est sûr. Comment veux-tu que je choisisse? Fais ben attention où tu mets les pieds, le beau-frère, le prévint Clément. Claudette Hamel a la réputation de se chercher sérieusement un mari. Si elle te met le grappin dessus, t'es pas sorti du bois.»
Résumé: 1922. Dans le petit village de Saint-Jacques-de-la-Rive, tout se sait. L'église et le magasin général sont les lieux de rencontres préférés des paroissiens, sur lesquels le curé garde la mainmise. Malgré la haine qui divise les pères de famille Ernest Veilleux et Eugène Tremblay, leurs enfants semblent inévitablement attirés les uns vers les autres... Quant à Germain Fournier, peu choyé par la nature, connaîtra-t-il enfin le bonheur auprès de Gabrielle Paré?
Résumé: Le dernier tome de cette populaire saga familiale, qui résume une partie des années 1960 et raconte la décennie suivante jusqu'en 1984, est à la fois marqué par les départs et le renouveau. Les enfants Dionne désertent l'un après l'autre le bungalow du boulevard Lacordaire, laissant leurs parents goûter à un confort et une tranquillité longtemps espérés. Les Jeux olympiques de 1976, la question houleuse de l'avortement soulevée par le Dr Morgentaler, la montée de l'indépendantisme ou le référendum de 1980, restent à l'arrière-plan. Ce sont plutôt les voyages, l'approche de la retraite, la mort de proches, la maladie, les épreuves des enfants et les sempiternelles colères de Maurice qui marquent les vieux jours du couple Dionne.
Jeanne nous introduit à l'univers de Maurice et de Jeanne Dionne, un jeune couple qui évolue au coeur de Montréal, de 1941 à 1951. S'établissant en ville, ils sont rapidement confrontés aux difficultés économiques de l'époque. La vie réserve ses bonnes et mauvaises surprises, qui viennent tour à tour bouleverser leur quotidien... Mais pour Jeanne, l'argent et la quête d'un logement ne sont pas les seuls soucis que lui apporte la vie. En effet, l'homme doux et attentionné qui lui faisait la cour se révèle être, dès le lendemain de son mariage, un être égoïste, colérique et violent. Loin de sa famille et enceinte pratiquement chaque année, Jeanne débute alors une lutte incessante, à la fois contre la précarité de la vie dans un quartier pauvre de Montréal et l'avarice de son mari, pour assurer la survie de ses enfants et l'harmonie de sa famille. Entre traditions rurales et modernité urbaine, espoirs et désillusions, émerge une histoire du Montréal des années 1940, de la dévotion, de la solidarité, de l'indifférence et de l'apitoiement de sa population, avec, en toile de fond, les événements qui marquent le Québec et le monde.
Dans cette nouvelle grande saga, Michel David nous entraîne au coeur de l'histoire québécoise, cette fois au temps de la colonisation, dans une province en plein développement. En 1870, au bord de la rivière Nicolet, une région agricole s'affirme et veut devenir une paroisse autonome. Des cultivateurs francophones et anglophones s'affrontent : les Canadiens contre les Irlandais, les Beauchemin contre les Ellis, les Rouges contre les Bleus, le rang Saint-Jean contre le rang Sainte-Ursule. Seules une mission et une religion communes les forcent à cohabiter. Émotions intenses, dialogues colorés, personnages attachants : les fidèles lecteurs de Michel David retrouveront avec plaisir le ton et l'univers uniques de ce grand romancier populaire trop tôt disparu.
Le maire Drapeau a décidé de mettre Montréal sur la carte. Il se lance dans des projets d'envergure, creusant le métro et créant une nouvelle île dans le fleuve pour accueillir l'Expo! En 1966, toute la ville progresse; la société évolue et la famille de Laurette ne sera pas en reste. Denise file le parfait bonheur avec son Pierre et leurs trois enfants. Et, pendant que Richard profite des nombreux chantiers pour se lancer en affaires, Gilles a enfin trouvé l'amour en Florence, une « vieille institutrice pincée » de 35 ans. Jean-Louis, tombé en disgrâce, aura finalement l'occasion de prouver sa valeur aux yeux de tous. Si la plupart des enfants arrivent à tirer leur épingle du jeu, l'infortune et l'adversité semblent être le lot quotidien des Morin. Carole ne pourra plus cacher sa honte à sa famille encore longtemps. Et la rumeur court à nouveau que la Dominion Oilcloth démolirait le quartier où Gérard et Laurette habitent depuis 32 ans.
Laurette et Gérard sont à l'aube de la quarantaine. La vie a bien peu changé depuis leur mariage, vingt ans plus tôt. Sans grandes ambitions, Gérard travaille toujours à la Dominion Rubber tandis que Laurette s'occupe tant bien que mal de la maison et des devoirs des enfants. Costaude et caractérielle, elle ne s'en laisse imposer par personne : ni son mari ni sa belle-mère, dont elle doit essuyer les inévitables critiques, ni le curé, qui aura le culot de l'accuser « d'empêcher la famille », elle, mère d'une famille de cinq enfants! Un peu grassette mais déterminée à retrouver sa taille de jeune fille, Laurette tente de perdre du poids en se privant de sucre lors du carême. Mais rien n'y fait. Même les pèse-personnes conspirent contre elle!
En 1930, la jeune Laurette Brûlé, 17 ans, et toute sa famille vivent pauvrement dans la paroisse Saint-Vincent-de- Paul de Montréal. Alors que la crise économique frappe et fait ses ravages, chacun doit se sacrifier et prier pour la venue de jours meilleurs. Volontaire et déterminée, Laurette soutient sa famille même si elle meurt d'impatience de s'affirmer. Bercée par ses rêves de liberté, la jeune femme sera toutefois vite rattrapée par la réalité : maternités successives, fins de mois difficiles, tâches ménagères et surtout désapprobation constante de sa belle-mère. N'en faisant qu'à sa tête, Laurette tiendra son rôle d'épouse et de mère chrétienne comme elle l'entend. Et gare à qui viendrait la contredire!
En ce printemps de l'année 1900, le village de Saint-Jacques-de-la-Rive se prépare paisiblement à entrer dans le prochain siècle. L'arrivée d'un nouveau vicaire, et celle, à plus grande échelle, d'un nouveau gouvernement, affecte à différents degrés l'existence des cultivateurs. Les esprits s'échauffent lorsqu'on parle des promesses du député ou du chemin qu'ont ouvert les Tremblay entre les rangs Sainte-Marie et Petit-Brûlé. Au coeur des familles Veilleux, Hamel et Fournier, une succession de grossesses, de visites surprenantes et parfois dérangeantes ainsi que des projets de vie particuliers modulent le quotidien, bien ancré dans le terreau fertile de chaque ferme. Rose-Aimée et Elphège Turcotte ne sont pas en reste. Par chance, ils habitent dans une paroisse où règne la charité chrétienne...
En ce printemps 1967, les répliques acerbes du curé Savard n'intimident plus les paroissiens de Saint-Jacques-de-la-Rive. Alors que les regards sont fixés sur Montréal et son exposition universelle, les Veilleux, Fournier, Hamel et Tremblay traversent des crises qui pèseront lourd sur leur avenir. La tutelle de certains parents est contestée dans un monde où les jeunes adultes cherchent à s'émanciper, à prendre le contrôle de la ferme familiale ou encore à échapper à une grossesse honteuse.
Dans le Québec rural de 1901, la vie est rythmée par les saisons. Alors que fidélité, piété et entraide sont des vertus encouragées par le clergé tout-puissant, Corinne Joyal n'aurait jamais cru qu'en épousant Laurent Boisvert, elle allait faire son entrée dans une famille où l'argent et l'égoïsme sont rois. La jeune femme découvrira rapidement que le fils de Gonzague Boisvert est un grand charmeur fainéant et irresponsable. Dans son village d'adoption, Corinne fera la rencontre de personnages attachants comme Rosaire, un adolescent orphelin, Juliette, la soeur de Laurent, et Jocelyn Jutras, un voisin toujours prêt à aider. Au fil des mois, la nouvelle mariée, volontaire et déterminée, apprendra à se défendre autant des excès de son mari que de l'avarice de son beau-père.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Résumé: Nous voici à l'été 1960. On asphalte une partie du boulevard Lacordaire, où se sont établis Maurice et Jeanne Dionne, avec leurs neuf enfants. Derrière les murs de leur petite maison, la routine régie par l'inévitable succession des saisons et des années scolaires sera comme toujours ponctuée de petits bonheurs et de grands malheurs, caractérisés par les crises mémorables de Maurice. Sous l'égide de ce père toujours aussi colérique et imprévisible, Lise, Paul, Francine et Claude, les aînés des Dionne, cherchent à faire leur place et à s'affranchir. Tous les moyens sont bons: le collège, le travail, le mariage, la célébrité... et même le couvent.
Nous voici au beau milieu des années 1950. À la radio, on écoute Un homme et son péché et Chez Miville, alors que la mystérieuse télévision fait son apparition dans les vitrines des magasins de la rue Mont-Royal.
Le quatrième roman de la saga Au bord de la rivière nous plonge une dernière fois dans le quotidien agité du petit village de Saint-Bernard- Abbé, théâtre des discussions animées entre francophones et anglophones, personnages colorés et savoureux dont seul Michel David a le secret.
Baptiste Beauchemin s'est éteint. Après l'hommage rendu au disparu, la vie reprend son cours au bord de la rivière. Irlandais et francophones se querellent encore, que ce soit sur l'ouverture d'une nouvelle école de rang bilingue ou sur le site du futur presbytère. Mais ces rivalités s'estompent lorsqu'il est question de contenir le curé Désilets, toujours aussi haïssable. Le village accueille deux nouveaux habitants: Paddy Connolly et le notaire Valiquette, qui deviendront rapidement des figures importantes de la nouvelle paroisse, n'en déplaise à certains... Chez les Beauchemin, Xavier est bien décidé à demander la main de la belle Catherine dont la réputation fait beaucoup jaser. Emma doit affronter une grande épreuve, alors que Camille voit son mariage se dégrader. Donat, lui, s'impose de plus en plus comme le chef de la ferme, ce qui fera de la chambre des maîtres un sujet chaud entre sa femme et sa mère.
1871. Affligé par la maladie, Baptiste ne peut plus marcher ni parler. La famille Beauchemin est forcée de se réorganiser autour de Donat, le fils aîné, qui hérite de toutes les tâches qu'exige l'exploitation de la ferme. En plus de veiller sur son époux, Marie tente de garder le contrôle sur la maisonnée. Xavier s'affaire au défrichage de sa terre, Bernadette fait l'école alors que Camille s'affirme de plus en plus comme une femme forte et déterminée. Le village de Saint-Bernard-Abbé est toujours aussi animé avec Samuel Ellis qui se prend pour le maire, Liam Connolly seul avec quatre enfants, le curé acariâtre, Constant Aubé qui courtise Bernadette, sans compter soeur Marie du Rosaire qui étourdit tout le monde avec son bavardage incessant. Si les affrontements entre Irlandais et Canadiens sont exacerbés à l'occasion de l'élection d'un certain Wilfrid Laurier, le mariage entre une Beauchemin et un Connolly est le signe irréfutable que les temps changent.
Quinze années se sont écoulées et Corinne, maintenant mère de cinq enfants, n'a guère vu sa situation s'améliorer. Entre un fils fugueur, un mari infidèle, ivrogne et parfois violent, et le rêve qu'elle caresse de voir sa fille aînée devenir institutrice, les épreuves se succèdent pour la femme de trente-cinq ans.En cette année 1918, la grippe espagnole sème la panique dans le village de Saint-Paul-les-Prés. De son côté, Gonzague Boisvert, maintenant un vieillard, vend son hôtel pour la plus grande joie du curé Bilodeau, toujours aussi bourru, et achète deux camions. Quand Laurent entreprend de travailler pour lui, à la voierie, Corinne hérite alors, bien malgré elle, de toutes les tâches qu'exige l'exploitation de la ferme familiale.
Au printemps 1902, les sujets de dispute ne manquent pas à Saint-Paul-des-Prés. Alors que le curé Bilodeau se mêle un peu trop de la construction de la nouvelle église paroissiale, Gonzague Boisvert, toujours aussi avare et égoïste, met le feu aux poudres en érigeant un hôtel au centre du village. De son côté, Corinne découvre les joies de la maternité, mais ne peut compter sur son mari pour la seconder. Si Laurent montre parfois les signes d'un travailleur sérieux, plus souvent qu'autrement, ce grand charmeur irresponsable et paresseux profite des fins de semaines pour dépenser ses maigres économies autour d'un verre... de trop. Un événement tragique bousculera la vie paisible des villageois alors que Mitaines est retrouvé mort sur la terre de Laurent Boisvert. Cet épisode changera à jamais la vie de Corinne et Laurent.