Michel Cahour
Michel Cahour
Et si les mots avaient une âme, une voix, une histoire à nous confier ? Caresser les mots invite à une rencontre intime avec le langage, où chaque lettre, chaque signe de ponctuation.
Dans un monde où l'Église dicte chaque geste, les femmes doivent s'effacer, se cacher sous des robes noires et renoncer à leur beauté. Mais que se passe-t-il quand l'une d'elles ose dire non ?
Dans les hameaux oubliés de la montagne, les pierres murmurent encore les secrets des vies englouties.
Entre mémoire et paysage, Images de Michel Cahour capture l’essence de l’émotion pure. Ce recueil poétique, à la fois intime et universel, invite à une méditation sur la beauté fragile du monde et de l’âme.
Et si le silence parlait plus fort que les mots ? Murmures de Michel Cahour invite à une méditation poétique où chaque vers chuchote l’écho de nos propres questionnements.
Et si la mer était le miroir de nos vies ? La mer parfois... - Tome 1 de Michel Cahour explore, à travers des nouvelles poétiques, la manière dont le temps efface et reconstruit nos souvenirs, nos amitiés et nos rêves.
J'aime les aubes bleues comme un ciel de printemps et les aubes naïves comme un dessin d'enfant, j'aime les aubes nues comme le corps des femmes et les aubes cruelles quand la mort va venir avant la fin du jour. À PROPOS DE L'AUTEUR Michel Cahour a publié six recueils de nouvelles, douze de poésie, dont un préfacé par Louis Aragon et un autre par Raymond Jean, ainsi que trois romans. Retraité de l'éducation nationale, il occupe ses loisirs à écrire, courir et randonner dans les collines provençales.
Découvrez Ce sera comme un chant..., un recueil de poésie intemporel où Michel Cahour mêle lyrisme et émotion.
Un matin de l'année 2483 de l'ère bouddhique, Kham, un paysan du Sud-Laos, quitte son village. Il part dans sa pirogue, emportant quelques provisions et s'en va sur le Mékong. Pendant plusieurs jours, il s'enfonce dans la forêt afin de chasser le tigre. Tout en ramant, en fabriquant son piège, en épiant l'animal, Kham revit son passé. Son enfance, l'arrivée des Français, ses amours avec Say, la mort de ses enfants... C'est toute la vie d'un village qui resurgit dans la mémoire de ce paysan, avec ses coutumes, ses joies, ses tristesses, ses rapports avec le ciel, avec la terre, avec le fleuve, avec la mort toujours présente.
Les lecteurs du Vent du troisième mois se souviennent de ce paysan laotien, Kham, qui quittait un matin son village de Muongsène au bord du Mékong, pour s'en aller chasser le tigre dans la forêt. Ici, c'est de Chanh, le beau-frère de Kham, qu'il s'agit. Chanh est comptable pour le compte des Français. Un jour, il part avec une escorte, percevoir les impôts dans un village voisin. Le soir venu, ses soldats se rendent à Kompongsarao, village cambodgien de l'autre côté du Mékong où une fête a lieu ce jour-là. Chanh, qui les a accompagnés, se met à jouer. Entraîné par la passion du jeu, incapable de s'arrêter, ayant bientôt épuisé son argent, il joue les impôts des Français. Il perd tout. Épouvanté, perdant la tête, il s'enfuit dans la forêt cambodgienne. Il est recueilli par un marchand d'opium qui le transporte jusqu'au village voisin. Alors, commence pour Chanh une vie étrange...
Les vacances nous transforment en « personnes déplacées » qui se regroupent au hasard des tables d'hôte et des pensions de famille. Pour réunir des individus aussi divers que pittoresques - et fort « reconnaissables » pourtant - Michel Cahour a choisi de leur faire passer une dizaine de jours dans un petit hôtel au bord de la mer. Un artiste consciencieusement anarchiste, un couple « bien », un enfant merveilleux, un curé de choc, une jeune fille tourmentée par les élans de la chair, et quelques autres de même acabit vivent des existences parallèles, qui se rencontrent aux heures des repas. Ce sont alors des cérémonies loufoques, où ces étrangers essaient désespérément de se comprendre, de trouver des sujets de conversation, de communiquer. Mais on ne fait pas plus l'amitié que l'amour à froid... Ecrit volontairement dans un style parlé, d'une vérité à la fois saisissante et parodique, d'un comique immédiat, ces brèves rencontres à plusieurs ne ressemblent à aucun autre livre. Celui-ci est fait pour choquer, pour surprendre nos tics et nos travers, pour nous amuser à nos propres dépens, pour nous attendrir aussi parfois, car l'amour n'en est pas absent, ou du moins quelque chose qui en est proche. Et la poésie, partout, s'y mêle à l'humour et à la fantaisie la plus débridée. On devine que ce très jeune auteur est de la famille des Queneau, des Prévert, des Boris Vian, et que Tati, dans cet univers satirique et farfelu, se sentirait à son aise. Autant que nous, ravis de découvrir un nouveau et rare talent qui, pour une fois, n'a pas triste mine.