Mehtap Teke
Mehtap Teke
Quand, chaque matin, tu te levais sans rechigner pour te coucher, chaque nuit, sans soupirer, tu te brisais ; tu perdais les étincelles qui avaient forgé tes rêves. Et ce, dans l'espoir que tes enfants puissent atteindre un environnement social qui t'était inaccessible. Tu t'acharnais à vouloir leur bâtir la vie que tu aurais désiré avoir. Tu te donnais du mal pour leur offrir une éducation différente de celle qui avait été la tienne, au moyen d'un travail qui t'asservissait. Tu sais, je déteste l'argent qui t'a dominé. Je le hais davantage depuis que j'en ai. À présent que je me trouve là où tu as toujours souhaité que je sois, l'existence est devenue d'un ennui ! La petite bourgeoisie est un milieu fastidieux, oui. J'aurais aimé que tu le saches. Voici le portrait d'un père, émigré kurde venu s'établir dans les corons belges. Des champs de coton d'Anatolie aux chantiers de construction en Europe, en passant par la petite épicerie familiale et les vacances au pays, les souvenirs de ce père et de sa fille se confondent et se répondent. D'une émotion rare, qui séduit par son élégance, sa pudeur et sa noblesse, Petite, je disais que je voulais me marier avec toi parvient à personnifier la bonté et à donner chair à la dignité.
Quand, chaque matin, tu te levais sans rechigner pour te coucher, chaque nuit, sans soupirer, tu te brisais ; tu perdais les étincelles qui avaient forgé tes rêves. Et ce, dans l'espoir que tes enfants puissent atteindre un environnement social qui t'était inaccessible. Tu t'acharnais à vouloir leur bâtir la vie que tu aurais désiré avoir. Tu te donnais du mal pour leur offrir une éducation différente de celle qui avait été la tienne, au moyen d'un travail qui t'asservissait. Tu sais, je déteste l'argent qui t'a dominé. Je le hais davantage depuis que j'en ai. À présent que je me trouve là où tu as toujours souhaité que je sois, l'existence est devenue d'un ennui ! La petite bourgeoisie est un milieu fastidieux, oui. J'aurais aimé que tu le saches. Voici le portrait d'un père, émigré kurde venu s'établir dans les corons belges. Des champs de coton d'Anatolie aux chantiers de construction en Europe, en passant par la petite épicerie familiale et les vacances au pays, les souvenirs de ce père et de sa fille se confondent et se répondent. D'une émotion rare, qui séduit par son élégance, sa pudeur et sa noblesse, Petite, je disais que je voulais me marier avec toi parvient à personnifier la bonté et à donner chair à la dignité.
À l'instant où nos yeux se croisèrent, un désir qui se mêlait à de la peur s'éveilla en moi et me prit au dépourvu. Il paraissait dire que les forces du destin avaient oeuvré pour me mener à la découverte de l'existence de la jeune femme. Ses pupilles, rivées sur moi, semblèrent un gouffre ; un abîme qui m'attirait à lui, plus effrayant que toute chose en ce monde... Passionnée par la peinture, Adélaïde, la vingtaine, a fui la France après avoir échoué au concours d'entrée des Beaux-Arts. Ayant renoncé à sa carrière artistique, elle porte en elle cette blessure qui la frustre et l'empêche d'avancer. À la suite de cette déconvenue, Rachid, un ami, fait tout pour qu'elle le rejoigne à New York et qu'elle accepte un poste de graphiste dans l'entreprise où il travaille. Lorsqu'elle rencontre Hiba, c'est comme un sortilège qui s'empare d'Adélaïde. Elle voit en cette jeune femme un idéal de beauté et de liberté qui lui fait défaut. Si le coup de foudre existe en amitié, où s'arrête l'obsession et où commence l'emprise ? Au hasard heureux de Mehtap Teke nous entraîne dans une fable new-yorkaise aux irrésistibles accents hitchcockiens.
À l'instant où nos yeux se croisèrent, un désir qui se mêlait à de la peur s'éveilla en moi et me prit au dépourvu. Il paraissait dire que les forces du destin avaient oeuvré pour me mener à la découverte de l'existence de la jeune femme. Ses pupilles, rivées sur moi, semblèrent un gouffre ; un abîme qui m'attirait à lui, plus effrayant que toute chose en ce monde... Passionnée par la peinture, Adélaïde, la vingtaine, a fui la France après avoir échoué au concours d'entrée des Beaux-Arts. Ayant renoncé à sa carrière artistique, elle porte en elle cette blessure qui la frustre et l'empêche d'avancer. À la suite de cette déconvenue, Rachid, un ami, fait tout pour qu'elle le rejoigne à New York et qu'elle accepte un poste de graphiste dans l'entreprise où il travaille. Lorsqu'elle rencontre Hiba, c'est comme un sortilège qui s'empare d'Adélaïde. Elle voit en cette jeune femme un idéal de beauté et de liberté qui lui fait défaut. Si le coup de foudre existe en amitié, où s'arrête l'obsession et où commence l'emprise ? Au hasard heureux de Mehtap Teke nous entraîne dans une fable new-yorkaise aux irrésistibles accents hitchcockiens.