Maxime Vivas
Maxime Vivas
« La porte de Mirepieu, au quatrième étage, est toujours ouverte. C'est ainsi qu'il affiche, à l'attention de ses collaborateurs et quel que soit leur grade, sa disponibilité. On peut le voir sans rendez-vous. Il aime à dire qu'il n'a jamais refusé de recevoir quelqu'un et qu'il accepte d'être dérangé. En vérité, il n'y a pas foule dans son bureau et le personnel préfère le savoir, porte fermée, en réunion ou au téléphone. » Patron, lieu modèles ? Loin s'en faut. Marcel, à la fois dur et tendre, victime et maître de son destin, s'impose en contrepoint, et nous retrouverons finalement nos personnages dans un atelier de la RATP, après une terrible « bousculade », celle de toutes nos mémoires, celle de Charonne, le 8 février 1962. Maxime Vivas réussit ici la gageure de mêler politique et humour, désespoir et amour de la vie - qui passe par le devoir de désobéissance, un choix salvateur...
Le Dalaï-Lama ? Pas si zen ! Prix Nobel de la paix, le dalaï-lama incarne le martyre d'un Tibet soumis au joug chinois. Symbole de sagesse, il est adulé voire sacralisé en Occident. Dès lors, qui remettrait en cause ce dieu vivant qui prétend porter avec lui l'espoir de liberté de tout un peuple ? Maxime Vivas ose s'attaquer au mythe : et si le dalaï-lama était un théocrate qui remplit d'or les coffres de ses palais tandis que les Tibétains ne seraient que des serfs auxquels on refuse toute éducation? Et s'il faisait le jeu des Américains et de la CIA davantage que celui des Tibétains qu'il prétend défendre ? Et s'il était au courant depuis de nombreuses années des agressions sexuelles, viols et actes de pédophilie, qui ont été révélés récemment dans son mouvement religieux ? S'appuyant sur les propos du dalaï-lama, sur les témoignages de prosélytes ainsi que sur des documents confidentiels, l'auteur dresse un portrait au vitriol de « Sa Sainteté » et nous démontre que tout n'est pas si zen au royaume de Bouddha. Maxime Vivas, ancien référent littéraire d'ATTAC, est romancier (prix Roger Vailland 1997) et essayiste. Il est traduit en treize langues.
A Nobel Peace Prize winner who embodies the martyrdom of Tibet, beneath the Chinese yoke. The very image of wisdom, who brings people together all over the world. Sacred and adored-who would dare question this living god who claims to carry within himself the hope of freedom for an entire people? Maxime Vivas dares to attack the myth. What if the Dalai Lama was nothing more than a theocrat, who fills the coffers of his palaces with gold while the Tibetans are mere slaves who are denied even an education? What if he is the good opportunist who is sometimes a friend, sometimes an enemy of the Chinese? What if he was puppet of the Americans and the CIA, rather than an advocate for the Tibetans he claims to defend? Based on the words of the Dalai Lama, on the testimonies of proselytes and on his own trip to Tibet, the author paints a vitriolic portrait of "His Holiness" and shows us that all is not so Zen in the kingdom of the Buddha. Maxime Vivas is a journalist and co-administrator of the alternative information website legrandsoir.info. He also hosts a cultural program on several radio stations and was a literary advisor for ATTAC-France. He has published, La face cachée de Reporters sans frontières, de la CIA aux faucons du Pentagone (Aden, 2007) and Les Ouïghours pour en finir avec les fake news (La Route de la Soie, 2021).