Mathieu Leroux
Mathieu Leroux
Miné par les déceptions amoureuses et filiales, un homme décide d'aller se perdre à Las Vegas. Entre les amants, les rencontres anonymes et la consommation de substances diverses, il s'abandonne à la bête qui sommeille en lui. Des mois plus tard, on le retrouve à Berlin, où il tente de comprendre la brutalité qui l'habite et l'engourdissement général qu'il ressent. Récit de l'intime et de la violence, «Avec un poignard» porte sur les relations factices, la mémoire et le deuil. C'est aussi un roman qui laisse parler la colère. Celle d'un fils envers un père fuyant depuis toujours, absent, ailleurs.
Le patient étendu sur le lit de cet hôpital de Montréal est inerte. Ces dernières heures, la paralysie a gagné rapidement tout son corps, excepté la paupière gauche, qui porte à elle seule la responsabilité de la communication. Il est maintenant sous respirateur. Autour de lui, le personnel médical s'agite, le cercle amical se mobilise. Les jours deviennent des mois. Le client franchit la porte d'un sauna gai d'Amsterdam. Il est chargé d'une énergie particulière, grisé par tout ce qu'offre ce lieu consacré au plaisir physique. Dans les couloirs tamisés, il observe, embrasse, étreint. Une autre sorte de chorégraphie se déploie autour du corps redevenu mobile. Roman en deux temps, Camouflé dans la chair propose une déambulation de l'extrême.