Massimo Introvigne
Massimo Introvigne
La Scientology cristallise la méfiance du public envers des pratiques religieuses non classiques car il ne la perçoit qu'à travers les accusations aguicheuses de médias faisant d'elle le modèle du groupe totalitaire et manipulateur... Sa qualification de religion, pourtant acceptée dans de nombreux pays, suscite l'ironie dans bien des régions francophones. Mais que connaît-on vraiment de sa théologie, de ses rites, de ses techniques pour améliorer l'éducation et la santé physique et mentale, de son action humanitaire, notamment pour apaiser la violence dans les quartiers ravagés par les problèmes sociaux, la drogue et la violence entre communautés ?
La magie avait tendance à être considérée jusqu'à ces dernières années comme une entreprise individuelle et un phénomène résiduel sans avenir. Or, ce que l'on constate aujourd'hui, c'est non seulement un regain d'intérêt pour l'occultisme, le satanisme et la sorcellerie, mais aussi la formation de mouvement magiques organisés à l'échelle nationale et internationale, qui constituent un défi pour nos sociétés modernes, rationalistes et scientifiques. Au-delà du sensationnalisme et des polémiques, des universitaires et des acteurs dans le domaine religieux apportent dans ce volume des éclaircissements et des précisions sur plusieurs arguments controversés : le débat sur le satanisme criminel aux Etats-Unis et ailleurs ; le regain d'intérêt pour l'exorcisme constaté dans plusieurs Eglises chrétiennes ; la permanence de la sorcellerie populaire et les différences avec la néo-sorcellerie bourgeoise, dite "wica" ; les réactions des Eglises, de la presse, des tribunaux au retour de l'occulte ; les influences multiples du satanisme sur la littérature et sur l'art ; les rapprochements qui peuvent être établis dans l'interprétation du mal et dans la vision du diable entre certaines traditions religieuses (judéochrétienne, indienne, japonaise), ou entre les traditions religieuses et la psychanalyse ou la psychiatrie.