Martine Béland
Martine Béland
Martine Béland raconte, à travers les dix essais qui composent ce recueil, le lieu où elle décide de s'ancrer : l'Acadie néo-écossaise. Avec humour et tendresse, elle observe les petits riens dont le quotidien est ponctué, mesure l'épaisseur du silence, écoute la voix du vent, note les mots et les accents, explorant tant les liens qui unissent l'espace et l'identité que les voies secrètes par lesquelles le « je » trouve sa place dans un pays incertain et pourtant bien là, au seuil de l'infini, à l'est de tout.
Car la mort est partout : il vaut mieux l'apprivoiser. Elle est dans le tissu même des choses, elle irrigue, elle nourrit - elle permet à la vie d'aller de l'avant.En mai 2020, une baleine égarée remonte le fleuve jusqu'à Montréal. Au moment où elle est retrouvée morte, la mère de Martine Béland rend l'âme au terme d'une longue maladie. Dans ses derniers moments, celle qui préférait souvent la compagnie des animaux à celle des humains demandait des nouvelles du « mégaptère », mot qu'elle employait pour désigner ce grand mammifère marin qui la fascinait.À la frontière entre l'essai et le récit, Mégaptère s'ouvre sur la coïncidence entre ces deux morts pour remonter le fil d'une histoire et comprendre ce qui fait la valeur d'une vie.
Ni survol des oeuvres principales de Karl Lwith ni introduction à sa vision particulière de la condition humaine, cet ouvrage revalorise la pensée du philosophe de deux manières. D'abord, en proposant des essais jusqu'alors inédits en français, écrits principalement pendant sa période américaine et témoins du développement de sa réflexion sur la disposition philosophique et sur les sources qui l'alimentent - Pyrrhon, Pascal, Nietzsche. Ensuite, en analysant sa pratique philosophique et son évolution à travers des réflexions sur la question de l'histoire et du temps avec, notamment, Strauss, Voegelin, Koselleck et Hegel. Cet ouvrage offrant à la fois traductions et analyses originales s'adresse à un public intéressé par la philosophie allemande, mais aussi aux chercheurs et aux étudiants en théorie politique et à quiconque s'interroge sur les liens entre religion, philosophie, et histoire. C'est à une expérience de la philosophie que le lecteur est ici convié, une expérience qui, dans les mots de Lwith, commande la retenue, la mesure et «le charme plus doux, mais sans éclat, de l'équilibre».