Marcelin Pleynet
Marcelin Pleynet
Dans le premier recueil de ce jeune poète qui fut révélé par le cahier « Écrire 2 », nous découvrons une poésie qui naît et s'efface d'un poème à l'autre, chaque fois provisoire. Il n'est ici livré que le cheminement, le mouvement d'un amour que le temps limite. Ce livre se compose de trois parties où les souvenirs de paysages sont vécus comme des drames. C'est la recherche vers des sources qui n'ont pas encore la parole. Ces poèmes ne sont pas seulement tournés vers le passé mais vers le présent : il faut nommer, reconnaître les blessures, les hantises autour desquelles le poète reconstruit le poème... et le monde reprend d'un écho à l'autre. Le jeu commence et quel jeu et quel choix. Paraphrasant Rimbaud on pourrait dire : "JE est un nègre".
"Le journal d'un écrivain ne peut plus être aujourd'hui ce qu'il fut à d'autres époques..." écrit Marcelin Pleynet. Qu'en est-il donc des pages du Journal qu'il publie aujourd'hui ? La réponse bien sûr est à l'intérieur... Au cours de cette année 1981, Pleynet séjourne à Düsseldorf, Cologne, Londres, Vancouver, New York. Il participe à la célébration du centenaire de la naissance de Picasso, à Barcelone. Relit la plume à la main les oeuvres de Dante, Bossuet, Baudelaire, Jouve, Gracq, Beckett. Dialogue avec Philippe Sollers. Note ses réflexions sur la peinture et sur le Grand Louvre. Analyse le milieu littéraire et le monde de l'édition. Autant d'occasions, de prétextes, de questions, d'études, de promenades savantes, poétiques et romanesques, à travers l'univers quotidien d'un écrivain et la perception qu'il a de son époque.
Signe des temps : longtemps, dans la Bibliothèque de la Pléiade, les oeuvres poétiques de Germain Nouveau furent mariées, en un volume, avec Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Aujourd'hui, Isidore Ducasse, dit Lautréamont, possède son volume propre. C'est dire le changement de perspective qui s'est opéré concernant cet écrivain météoritique, né en 1846, mort en 1870, auteur anonyme du premier des Chants à vingt-deux ans. Analysée sur le coup comme la preuve d'une folie délirante par Bloy et de Gourmont, puis redécouverte par Breton qui recopia les Poésies à la Bibliothèque nationale et s'en ouvrit à son compagnon de chambrée, Louis Aragon, qui s'inspirera de Lautréamont dans ses premiers textes en prose, l'oeuvre bénéficia de l'étude tout à fait neuve que Marcelin Pleynet lui consacra en 1967. Après celle par les surréalistes, ce fut la deuxième redécouverte de Lautréamont - une redécouverte fondamentale puisqu'elle nous restitua jusqu'à aujourd'hui l'exacte dimension d'une oeuvre sans précédent ni équivalent.
Signe des temps : longtemps, dans la Bibliothèque de la Pléiade, les oeuvres poétiques de Germain Nouveau furent mariées, en un volume, avec Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Aujourd'hui, Isidore Ducasse, dit Lautréamont, possède son volume propre. C'est dire le changement de perspective qui s'est opéré concernant cet écrivain météoritique, né en 1846, mort en 1870, auteur anonyme du premier des Chants à vingt-deux ans. Analysée sur le coup comme la preuve d'une folie délirante par Bloy et de Gourmont, puis redécouverte par Breton qui recopia les Poésies à la Bibliothèque nationale et s'en ouvrit à son compagnon de chambrée, Louis Aragon, qui s'inspirera de Lautréamont dans ses premiers textes en prose, l'oeuvre bénéficia de l'étude tout à fait neuve que Marcelin Pleynet lui consacra en 1967. Après celle par les surréalistes, ce fut la deuxième redécouverte de Lautréamont - une redécouverte fondamentale puisqu'elle nous restitua jusqu'à aujourd'hui l'exacte dimension d'une oeuvre sans précédent ni équivalent.
Le journal d'une partie de 1982 et de 1983 met en évidence ce qui occupe Marcelin Pleynet et accompagne notamment ses divers voyages et conférences à l'étranger (Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Canada et États-Unis), comme le passage des Éditions du Seuil aux Éditions Gallimard, la revue Tel Quel devenant à cette occasion L'Infini...
Le journal d'une partie de 1982 et de 1983 met en évidence ce qui occupe Marcelin Pleynet et accompagne notamment ses divers voyages et conférences à l'étranger (Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Canada et États-Unis), comme le passage des Éditions du Seuil aux Éditions Gallimard, la revue Tel Quel devenant à cette occasion L'Infini...
"Le narrateur de ce roman est un écrivain qui vit à Venise et qui, après diverses aventures plus ou moins familiales et contraignantes, s'emploie à retrouver une vie libre de toutes conventions quelles qu'elles soient." Marcelin Pleynet.
"Le narrateur de ce roman est un écrivain qui vit à Venise et qui, après diverses aventures plus ou moins familiales et contraignantes, s'emploie à retrouver une vie libre de toutes conventions quelles qu'elles soient." Marcelin Pleynet.
J'ai à cet instant la sensation d'être situé sur le cap. En ce point d'observation, de privilège, je me vois. Le monde est vide. J'y reviens avec les yeux mêmes et nouveaux, et les oreilles... L'étendue est pensée. L'étendue est pensée avec les oreilles... Avec les yeux : l'instant et la parole sous l'arche de l'étendue...
Plongez dans L'étendue musicale de Marcelin Pleynet, une œuvre poétique et sensorielle où Venise devient une île musicale.
Il faut aussi, mais c'est impossible car incalculable, que je salue ici mon ami Marcelin Pleynet... Aprs-midi la revue (Tel Quel, puis L'Infini), conversations de fond, établissement des sommaires et des illustrations, digressions sur tous les sujets, lectures communes, encouragements réciproques. Un enregistrement continu de ces rendez-vous quotidiens (une heure sur Rimbaud, une autre sur Hlderlin, une autre encore sur Giorgione, Piero della Francesca, Cézanne ou Picasso) ferait un roman extraordinaire... Philippe Sollers, Un vrai roman. Mémoires
Il faut aussi, mais c'est impossible car incalculable, que je salue ici mon ami Marcelin Pleynet... Aprs-midi la revue (Tel Quel, puis L'Infini), conversations de fond, établissement des sommaires et des illustrations, digressions sur tous les sujets, lectures communes, encouragements réciproques. Un enregistrement continu de ces rendez-vous quotidiens (une heure sur Rimbaud, une autre sur Hlderlin, une autre encore sur Giorgione, Piero della Francesca, Cézanne ou Picasso) ferait un roman extraordinaire... Philippe Sollers, Un vrai roman. Mémoires
William Rubin est né à Brooklyn, New York, en 1927. Licencié en histoire et agrégé en histoire de l'art à l'Université de Columbia, il est directeur du Département des peintures et sculptures au Musée d'art moderne de New York et professeur en histoire de l'art à l'Institute of fine arts de New York. Parmi ses nombreux ouvrages parus : Sacred art and the church of Assy, Dada and surrealist art, Frank Stella et Anthony Caro. Sa plus récente entreprise : l'organisation - au M.O.M.A. - d'une exposition consacrée aux dernières oeuvres de Cézanne. Marcelin Pleynet est né à Lyon, en 1933. Il est secrétaire de rédaction et directeur-gérant de la revue Tel Quel. Auteur de nombreux ouvrages parus aux éditions du Seuil : Comme, L'enseignement de la peinture, Lautréamont (dans la collection Écrivains de toujours), Paysage en deux, Provisoires amants des nègres, Stanze, Art et littérature.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
"Depuis qu'il était arrivé dans ce misérable hôtel de plage, il se répétait cela : il était libre, physiquement libre. Il était entièrement et physiquement libre... Il était entier."
"Depuis qu'il était arrivé dans ce misérable hôtel de plage, il se répétait cela : il était libre, physiquement libre. Il était entièrement et physiquement libre... Il était entier."