Marcel Haedrich
Marcel Haedrich
« Nous voulons que l'on cesse de nous prendre pour des imbéciles », pour des enfants attardés, pour des hommes de l'autre siècle. Hommes de l'ère atomique, nous sommes déjà des hommes de l'an 2000. Hommes d'un monde nouveau, nous continuons cependant à vivre sur les codes, les conventions, les lois, la religion, la morale d'un monde mort. Les temps qui viennent ne sont pas, comme on veut nous le faire croire, des temps de terreur et d'esclavage ; ce sont des temps d'abondance et de liberté. Ce n'est pas demain, mais aujourd'hui même qu'il faut en prendre conscience et, pour un monde nouveau, créer une morale nouvelle, rajeunir Dieu, vivre enfin avec son temps...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
1939-1945 : Marcel Haedrich, prisonnier de guerre puis résistant, raconte l’Occupation comme on ne l’a jamais lue. Entre foi, survie et engagement, Seul avec tous est le témoignage brut et poignant d’un homme en quête de sens au cœur du chaos.
Trois nouvelles audacieuses où le quotidien bascule dans l’érotisme le plus inattendu : une rencontre autour d’un ordinateur d’occasion, une fuite d’eau qui réveille les sens, et un magasin de bricolage transformé en terrain de jeu fantasmatique.
1960, Paris. Georges Rapin, alias Monsieur Bill, est jugé pour meurtre sous les projecteurs d’une presse avide de scandale.
L'un s'appelle Martinien de la Fourche ; il est français. L'autre Frantz von der Furcht ; il est allemand. Ils ne sont pas réellement jumeaux mais descendants d'une même famille alsacienne que l'Histoire, il y a trois siècles, a divisée. Cependant, ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau ; ils ont l'un et l'autre dix-neuf ans, lorsqu'ils se trouvent, par hasard, face à face, une nuit du printemps de 1945, dans l'Allemagne vaincue entre eux, une même femme : Roslind... C'est le début d'une histoire qui, par son allure, son ton, sa démarche, ne ressemble à rien de connu. Une histoire dont le monde fou de l'après-guerre est le théâtre - le monde entier, car Martinien et Frantz sont journalistes. Où les personnages réels, « historiques » même, se mêlent aux personnages de roman, comme le passé se mêle au présent et l'éclaire. Une histoire pleine de mouvement et d'invention, où la vie bouscule les hommes, les femmes, les idées. Un foisonnement, du désordre - le beau désordre de la vie vivante, saisi à bras-le-corps par un esprit et un coeur généreux.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Des millions d'hommes ont vu tomber des pommes, sans se soucier de la gravitation universelle ; des millions d'autres ont lu et relu la Bible, sans y découvrir, comme moi, le processus de la formation mentale de Dieu. Pourquoi m'est-ce arrivé à moi ? J'étais imprégné de Dieu en naissant ; mon père m'avait transmis la crainte de Dieu ; ma mère, l'amour de Dieu. À Munster, les saintes paroles - à l'école du dimanche et au temple - ont parachevé le conditionnement biblique dont j'avais hérité en quelque sorte. Mais la vie allait fournir à mon ordinateur cortexien des informations contradictoires, qui devaient en modifier de nombreuses connections et réseaux. J'ai commencé à établir un parallélisme, entre la révolution de notre temps, et celle que nous rapporte la Bible. La foi n'est plus de croire, mais de comprendre. On m'a si mal enseigné la Bible durant mon enfance alsacienne, que je ne reconnaissais plus l'image de Dieu, image que l'on m'a imposée et qui n'était déjà plus la sienne. Pour nous tous, il s'agit de retrouver Dieu dans ses nouvelles dimensions ; à chacun d'y contribuer.
Octobre 1918, à bord du Mohandas en route pour l'Île Maurice : une lettre mystérieuse et un jeune médecin vont bouleverser le destin d’Adélaïde de Kergoust.
1924-1940 : plongez dans l'ascension fulgurante de Jean Prouvost, l'homme qui bâtit un empire de presse avec Paris-Soir, Marie-Claire et Match.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Je suis l'esclave de mon style. Un style ne se démode pas. Chanel ne se démode pas. Chanel vue par Coco ! Marcel Haedrich a recueilli les souvenirs et les confidences de la grande styliste. Et Mademoiselle Chanel se livre comme jamais ! Son franc-parler légendaire, son humour, les secrets de son enfance, sa jeunesse, sa manière unique de créer, et ses amours, rythment ce texte qui, plus qu'une biographie, est le récit par Coco Chanel de sa vie romanesque. Alors que son personnage est incarné - au cinéma et à la télévision - par de prestigieuses comédiennes, oui, Chanel reste indémodable.
Vous vous êtes souvent demandé ce que sont devenus les « hommes nouveaux » de la Libération, ces inconnus fantastiques, sortis de la nuit de l'oppression, héros authentiques ou imposteurs, à la fois féroces et magnanimes, à la fois juges et coupables, à la fois bourreaux et victimes... Si vous voulez les revoir (sans danger), si vous voulez les comprendre (pour essayer de les aimer) et si, à travers eux, vous voulez comprendre une époque aussi cruciale que déconcertante, dont l'influence pèse encore sur la vie de la France et sur votre vie, lisez ce roman. C'est un livre qui donne la clé d'une époque. Avec une lucidité impartiale, l'auteur a peint la fresque extravagante du « Paris année zéro » - une fresque émouvante et grandiose, qu'aucun cinéaste n'a osé jusqu'ici prendre comme toile de fond.
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« Suis-je le seul Français à me sentir mauvaise conscience quand on parle du maréchal Pétain ? Le hasard m'a fait rencontrer une demoiselle de plus de quatre-vingts ans, Jeanne Lucet, qui a travaillé pour lui, dans son ombre, pendant plus de trente ans. Au G.Q.G., pendant la Grande Guerre, il lui dictait ses ordres du jour. Et elle se trouvait là, à Vichy, en août 44, quand il fut enlevé par les Allemands. Entre-temps, elle avait tapé les manuscrits du capitaine de Gaulle, les notes de Weygand et de Gamelin. A la Libération, elle refusa de reprendre auprès de de Gaulle la place de confiance qu'elle occupait auprès de Pétain. » « Je rêve souvent, dit-elle, de ce qui aurait pu se passer si le général de Gaulle n'avait pas repoussé les avances du Maréchal. » « Qu'on ne cherche pas dans ce livre des révélations historiques époustouflantes. A travers la vie incroyablement transparente de Mlle Lucet, mes idées sur la guerre se sont encore clarifiées, et simplifiées. Elle a aimé le Maréchal, c'est évident. Comme un homme ? Comme un dieu ? Et lui, ce luron que l'on trouvait dans le lit de sa bien-aimée quand on le cherchait pour Verdun ? Il avait soixante et un ans quand, un jour, Jeanne Lucet, dactylographe administrative, embauchée pour taper des citations, est entrée dans son bureau, à Compiègne. Elle avait des cheveux blond cendré et des yeux bleu pervenche. »
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