Leblanc Gerald
Leblanc Gerald
Le présent ouvrage rassemble 161 lettres de Gérald Leblanc envoyées à Joseph Olivier Roy, un enseignant américain de descendance acadienne, entre 1967 et 2003. Centrée à ses débuts sur la passion commune des deux hommes pour la lecture, la correspondance s'élargit avec les années en une chronique politique, culturelle et sociale de l'Acadie; elle témoigne aussi de leurs quêtes personnelles, de leurs états d'âme et de leurs amours. Les lettres offrent avant tout un accès direct au fond de la pensée du grand autodidacte qu'était Leblanc. Écrites avec beaucoup de liberté, de manière parfois tranchante, on y découvre une volonté de faire éclater les frontières, de s'inscrire dans le monde. Elles permettent de porter un regard neuf sur la trajectoire de l'écrivain dans la sphère littéraire, mais aussi de comprendre l'évolution de ses idées sur le plan social et sa réflexion singulière sur la culture acadienne. En raison de son volume et de sa durée dans le temps, cette correspondance est la plus importante du fonds d'archives Gérald-Leblanc. Elle fournit d'intéressantes clés pour quiconque veut en apprendre davantage sur l'un des grands écrivains de la modernité acadienne.
OEuvre posthume du grand poète et écrivain acadien Gérald Leblanc, «Poèmes new-yorkais» relate les déambulations enthousiastes de l'écrivain acadien au coeur de la métropole américaine. La réédition du recueil est suivie de deux inédits : une série de lettres qui donnent un aperçu de la vie de l'auteur à New York, et «Confession de la rue Dufferin», brève suite de fragments dépeignant l'effervescence créatrice du Moncton des années 1970. Ces textes sont présentés par le chercheur Benoit Doyon-Gosselin qui, après avoir réuni et présenté les «Lettres à mon ami américain» (Prise de parole, 2018), poursuit ici son exploration de la volumineuse correspondance de Gérald Leblanc pour qui New York a toujours représenté un endroit vibrant et immense.
« L'extrême frontière », publié initialement en 1988, regroupe des textes de plusieurs époques, répartis en sept sections. Les textes les plus anciens datent de 1972, bien avant la publication du premier recueil de Gérald Leblanc, en 1981. Ce recueil est marqué par un travail poétique en mouvement, chacune des sections marquant un approfondissement de la matière première, la langue et ses rythmiques. Le recueil contient les textes des chansons bien connues que Leblanc a écrites au cours des années 1980 pour le groupe 1755. En parallèle au travail sur la matière poétique, « L'extrême frontière » rassemble les bribes de ce qui pourrait constituer une autobiographie ou un roman de formation. S'établit ici un rapprochement avec « Moncton mantra », seul roman du poète, qui raconte sa difficile venue à l'écriture dans le bouillonnement culturel du Moncton des années 1970 et 1980. La poésie, ici, se manifeste comme pratique vitale et politique.
Réédité dans la Bibliothèque canadienne-française, «Moncton mantra» rend hommage à toute une génération de créateurs à l'époque de « la renaissance acadienne ». Plusieurs des artisans littéraires mis en scène sont parmi les plus connus aujourd'hui. Gérald Leblanc y relate leurs démarches pour faire de Moncton une « capitale littéraire », pour supplanter l'image folklorique longtemps associée à leur culture. Un projet qui réussira malgré l'hostilité d'un milieu qui résiste à l'affirmation d'une nouvelle conscience urbaine et moderne dans l'imaginaire. Dans «Moncton mantra», Gérald Leblanc raconte la venue à l'écriture du personnage écrivain, son double, Alain Gautreau. Entre l'automne 1971 et la parution 10 ans plus tard de son premier livre, Alain Gautreau évolue parmi les personnages de la scène artistique et intellectuelle de Moncton, à l'époque même qui a vu naître la première maison d'édition acadienne et le Parti acadien. Son roman, qu'il commence l'année de son entrée à l'Université de Moncton, devient « une sorte de mantra, une présence constante, un compagnon de route » au fil de ses lectures, ses rencontres, ses expériences avec les drogues, ses entretiens sur la littérature. Ce roman de la route, comme le qualifie le préfacier Herménégilde Chiasson, rappelle celui de Jack Kerouac, «On the Road», « l'un des textes-phares de la littérature américaine ». Il trace un parcours tant personnel que collectif de 26 ans qui coïncide avec celui de la littérature acadienne.
Réédité dans la Bibliothèque canadienne-française, «Moncton mantra» rend hommage à toute une génération de créateurs à l'époque de « la renaissance acadienne ». Plusieurs des artisans littéraires mis en scène sont parmi les plus connus aujourd'hui. Gérald Leblanc y relate leurs démarches pour faire de Moncton une « capitale littéraire », pour supplanter l'image folklorique longtemps associée à leur culture. Un projet qui réussira malgré l'hostilité d'un milieu qui résiste à l'affirmation d'une nouvelle conscience urbaine et moderne dans l'imaginaire. Dans «Moncton mantra», Gérald Leblanc raconte la venue à l'écriture du personnage écrivain, son double, Alain Gautreau. Entre l'automne 1971 et la parution 10 ans plus tard de son premier livre, Alain Gautreau évolue parmi les personnages de la scène artistique et intellectuelle de Moncton, à l'époque même qui a vu naître la première maison d'édition acadienne et le Parti acadien. Son roman, qu'il commence l'année de son entrée à l'Université de Moncton, devient « une sorte de mantra, une présence constante, un compagnon de route » au fil de ses lectures, ses rencontres, ses expériences avec les drogues, ses entretiens sur la littérature. Ce roman de la route, comme le qualifie le préfacier Herménégilde Chiasson, rappelle celui de Jack Kerouac, «On the Road», « l'un des textes-phares de la littérature américaine ». Il trace un parcours tant personnel que collectif de 26 ans qui coïncide avec celui de la littérature acadienne.