Laurent Sébastien Fournier
Laurent Sébastien Fournier
La musique, la danse, le dessin, l'écriture constituent ici l'originale déclinaison d'une "civilisation du taureau" qui demeure étonnamment vivante, le long d'une ligne imaginaire qui délimiterait un Sud emblématique. Le peintre Claude Viallat, l'écrivain Marc Bernard (1900-1983), Prix Goncourt 1942, comme l'ensemble des auteurs de cet ouvrage, se sont employés à désenclaver l'art tauromachique et ses représentations.
Cet ouvrage présente une série de contributions propres à faire le point sur le savoir disponible en termes d'inventaires des pratiques festives européennes. Un immense chantier d'étude se dessine : des fêtes vues par des ethnologues natifs des pays où elles sont pratiquées, des fêtes vues par des ethnologues venus d'autres pays, à des échelles de comparaison variables, régionales, nationales, euro-méditerranéennes et internationales.
L'Organisation mondiale du tourisme estime à 330 millions le nombre de voyageurs intéressés par les lieux de la foi. Les voyages vers des lieux de culte participent de la recherche d'une nouvelle spiritualité au sein d'une société fortement laïcisée. Mais les pèlerinages, phénomènes de mobilité contemporains, s'inscrivent aussi dans la continuité d'une histoire religieuse longue. L'ouvrage réunit une série de textes permettant d'aborder la diversité pèlerine européenne et les dynamiques contemporaines de transformation des pèlerinages.
De l'Atlantique à l'Oural et du Danemark au Portugal, les auteurs ici rassemblés ont tenté de revisiter un objet classique de l'ethnologie : la fête du village. Si les échanges observés avec le monde extérieur, les phénomènes d'urbanisation ou l'exode rural sont devenus la norme, les villages gardent un pouvoir d'attraction, au moins pour l'imaginaire et le tourisme. Les étudier, ainsi que leurs fêtes, permet de mieux comprendre les reconstructions contemporaines de la culture européenne.
L'importance du thème de la fête est devenue indiscutable pour les sciences sociales. La fête s'est renouvelée et appuie aujourd'hui des stratégies de développement territorial, de valorisation ou de construction d'identités complexes, des enjeux géostratégiques de confrontation culturelle. Des regards de géographes, d'ethnologues, de sociologues et de spécialistes des sciences du sport analysent ce sujet de grande complexité et d'ambiguïtés au coeur des évolutions sociales contemporaines.
Qu'est-ce que l'anthropologie des sociétés modernes ? Peut-on pratiquer l'anthropologie chez soi ? Au premier abord, ces questions peuvent sembler étranges, tant l'anthropologie reste associée aux sociétés traditionnelles et exotiques, à la distance et à l'éloignement. Pourtant, toutes les sociétés humaines peuvent aujourd'hui faire l'objet d'un discours anthropologique. La décolonisation, puis la globalisation, ont contribué à la possibilité d'un tel renouvellement de la discipline, de sorte que l'idée d'une anthropologie « chez soi » est devenue de plus en plus acceptable. Comment, dès lors, tourner vers soi-même le fameux « regard éloigné » de l'anthropologie ? L'ouvrage analyse les notions de temps, d'espace, de culture, de société et de corps, qui sont des thématiques transversales pour témoigner des diverses façons de faire de l'anthropologie de la modernité, tout en prenant en compte les dynamiques contemporaines de la globalisation et de la fragmentation.