Laurent Poliquin
Laurent Poliquin
Entre les ruines et les éclats de beauté, Volute velours de Laurent Poliquin tisse une poésie où l'amour se grave dans l'éphémère.
Une poésie où le lyrisme danse avec l’érudition : Le Vertigo du tremble de Laurent Poliquin mêle fantaisie et profondeur, invitant à explorer les sens et les mots.
Les vicissitudes de la vie littéraire franco-canadienne font qu'on oublie parfois qu'elle est littérature au sens noble du terme. C'est pour le rappeler que Laurent Poliquin a réuni des textes critiques et des entretiens, tous imprégnés de cette lucidité des rapports de force d'une littérature qui tente désespérément de mieux se faire connaître et reconnaître.
Une méditation poétique où chaque mot devient larme, chaque larme devient lumière. Le maniement des larmes de Laurent Poliquin invite à une quête intime de l’instant, entre frémissement des arbres et dépouillement quotidien.
«De l'impuissance à l'autonomie» creuse en amont la dislocation du Canada français qui s'est réalisée dans les années 1960. L'ouvrage remet en question l'idée, très répandue, selon laquelle l'essor de l'identité québécoise aurait entraîné à lui seul l'éclatement du Canada français et impulsé le changement d'identité des minorités francophones du pays. Il démontre, au contraire, que la rupture s'est consommée au terme de discontinuités, et ce, au cours des décennies qui précèdent. Durant la première moitié du XXe siècle, plusieurs événements viennent perturber les relations entre groupes minoritaires et ceux qu'ils perçoivent comme les autres, les Anglo-Canadiens et les Canadiens français du Québec: les crises scolaires en Ontario (1912), au Manitoba (1916) et en Saskatchewan (1931), ainsi que les crises de la conscription (1917 et 1944). Dans cette étude, l'auteur analyse les discours journalistiques (Le Droit, Le Patriote de l'Ouest, La Liberté, La Survivance) publiés durant ces crises, ainsi que les discours relatifs à l'enfance - dont ceux véhiculés dans la littérature pour la jeunesse canadienne-française. Son objectif: saisir l'impact de ces discours sur les communautés et les mutations qu'ils provoquent dans la représentation collective des minorités. «De l'impuissance à l'autonomie» permet de rendre compte des glissements identitaires à mesure qu'ils s'opèrent; il met en évidence l'autonomisation graduelle des minorités canadiennes-françaises.
Avec ce quatrième recueil, Laurent Poliquin s'autorise une poésie lyrique qui démontre la vitalité d'un peuple. Le poète rend la parole aux communautés tapies dans l'ombre des sociétés majoritaires. Cette réverbération du métissage livre toute la couleur de la dynamique identitaire et terrienne des plaines de l'Ouest canadien. Quelques vers de La Métisse filante ont été diffusés dans les transports en commun de Winnipeg (Manitoba, Canada) à l'occasion de Poetry in Motion 2006.
Réuni sous la forme d'un varia, ce numéro assume pleinement son hétérogénéité. Les quatre articles s'inscrivent sur des terrains très différents. De l'Alberta aux communautés franco-américaines, du Nouveau-Brunswick au Yukon et au littoral pacifique, ils donnent à voir l'étendue, mais aussi la complexité, des réalités que la revue cherche à rendre visibles. Cette diversité géographique ne relève pas d'une simple juxtaposition. Elle correspond à une manière de concevoir le rôle de la revue : non pas comme un lieu de convergence forcée, mais comme un espace où peuvent coexister et dialoguer des objets, des approches et des terrains qui ne se recoupent pas immédiatement. À travers cette dispersion apparente se dessinent des préoccupations communes : reconnaître des voix souvent marginalisées, comprendre comment elles se déplacent et saisir la manière dont elles circulent selon les contextes.
On ne naît pas oiseau lent, on le devient. À force d'attendre son tour, de changer de nom sur un formulaire, de parler tout bas pour ne pas déranger, de sourire quand on aurait envie de hurler. Dans Le courage des oiseaux lents, Laurent Poliquin donne la vedette à celles et ceux qu'on ne remarque jamais assez : une doctorante en musicologie qui croit réparer l'histoire et finit par se prendre les pieds dans ses propres origines; un réfugié centrafricain rebaptisé « Thomas Dubois » pour plaire aux employeurs; un curé radiophonique qui cache des manuscrits Harlequin dans son bureau. On rit, parfois jaune, mais toujours avec tendresse. Ce livre s'adresse à toute personne qui s'est déjà sentie « de trop », trop lente, trop sensible, trop compliquée, dans un monde pressé.