Laurent Bénégui
Laurent Bénégui
Confrontée à la photographie de sa fille de dix-huit ans passant la frontière turque en compagnie d'un terroriste notoire, Hélène Dompierre refuse de croire que Manon a pu être mêlée de quelque façon que ce soit aux attentats qui ont horrifié l'Occident. Pendant des années, elle va tout tenter pour la retrouver. Cardiologue de réputation internationale, elle y perd ses illusions, son travail, ses amis, sa santé, son équilibre mental. Jusqu'au jour miraculeux où on lui apprend que la jeune femme est enfermée avec des milliers d'autres dans un camp au fin fond de la Syrie. Rien ni personne ne pourra l'empêcher de s'y rendre. Elle y arrive le jour où le régime de Bachar el-Assad s'effondre à Damas ; le pays est à feu et à sang. Demain, elle retrouvera sa fille !
Confrontée à la photographie de sa fille de dix-huit ans passant la frontière turque en compagnie d'un terroriste notoire, Hélène Dompierre refuse de croire que Manon a pu être mêlée de quelque façon que ce soit aux attentats qui ont horrifié l'Occident. Pendant des années, elle va tout tenter pour la retrouver. Cardiologue de réputation internationale, elle y perd ses illusions, son travail, ses amis, sa santé, son équilibre mental. Jusqu'au jour miraculeux où on lui apprend que la jeune femme est enfermée avec des milliers d'autres dans un camp au fin fond de la Syrie. Rien ni personne ne pourra l'empêcher de s'y rendre. Elle y arrive le jour où le régime de Bachar el-Assad s'effondre à Damas ; le pays est à feu et à sang. Demain, elle retrouvera sa fille !
De son grand-père enterré à Cuba et de son père né là-bas, Laurent Bénégui ignorait presque tout. Jusqu'à ce que le destin s'en mêle et le conduise à enquêter. Il se souvient alors de Raúl Castro tirant à la kalachnikov sur des noix de coco dans la propriété familiale pour l'amuser ou de cette jeune Russe rencontrée au bord de la piscine d'un palace cubain à la fin des années soixante. De révélations en coïncidences, entre Paris et La Havane, l'auteur tire les fils de l'histoire qui a mené sa famille, des cultivateurs désargentés, à quitter au début du XXe siècle son Béarn natal pour cette lointaine île des Caraïbes.Au travers d'une fresque historique et politique couvrant plus d'un siècle, l'auteur transforme les membres de sa famille en personnages de fiction, nous faisant découvrir avec émotion leur vie infiniment romanesque.
En 1811, au Siam, deux frères jumeaux naissent unis par le sternum. Grâce à l'amour inconditionnel de leur mère, ils grandissent à l'abri du rejet et de l'exclusion. Leur intelligence et leur agilité hors du commun attirent bientôt la convoitise d'un marchand qui leur promet un prestigieux avenir en Occident. Jeunes adultes, Chang et Eng sont alors exhibés tels des animaux de foire en Europe et en Amérique. Inexorablement liés, ils affrontent la cupidité et l'obscurantisme, surmontant les préjugés pour s'émanciper de leurs " protecteurs " et épouser deux soeurs audacieuses avec qui ils ont vingt et un enfants. Leur notoriété planétaire est à l'origine de l'expression " frères siamois ". De la révolution industrielle à la guerre de Sécession, leur épopée mêle les figures de la reine Victoria, de Geoffroy Saint-Hilaire, de Barnum et d'Abraham Lincoln. Ce formidable plaidoyer pour le droit à la différence, résonne aujourd'hui avec plus d'actualité que jamais.
Vous êtes-vous déjà approché d'une harpe ? L'instrument est magnifique, mélodieux, mais n'entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu'une voiture, a plus de cordes qu'un régiment d'archers, plus de pédales qu'un peloton de cyclistes, et si vous n'en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c'est le bazar dans votre vie. Mon problème, c'est que je suis tombé amoureux d'une harpiste...Avec un humour irrésistible et une tendresse contagieuse, ce roman revisite l'éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois, le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales...
On est tous l'étranger de quelqu'un. Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.
Ce soir, Barnabé Iroulégui a le plaisir de vous inviter au Petit-Marguery où, entouré de ses amis les plus intimes, il célèbre un événement exceptionnel. Au menu " gratin de crabe et langoustines ", " suprême de brochet à l'angevine ", " aumonière de crustacés au beurre de gingembre ", " mousse chaude de truite au coulis d'écrevisses ", " aiguillettes de canard aux pêches à la gasconne ", " salmis de palombe ", sans oublier le plateau de fromages où reblochon et chabichou côtoient sassenage et cancoillotte. Vins de Loire, bordeaux vieux et bourgognes extatiques baigneront ce festin qui atteint son apogée avec le " gâteau de Barnabé ", mystérieux hybride de forêt-noire, fraisier, saint-honoré et précieux au chocolat. Au cours de ce livre découpé comme il se doit en six chapitres : " amuse-gueules ", " apéritifs ", "entrées ", " plats de résistance ", " fromages " et " desserts ", se révéleront les liens complexes qui unissent les convives. Un hymne à l'art et au plaisir de la table dans une atmosphère débordante d'humour, malgré la gravité de l'événement. Au cocasse des situations se mêlent la grâce et la force de la tendresse, de l'amour et de l'amitié.
À la mort de Muriel, sa mère, Maxime se rend au Pays basque pour les funérailles. Il assiste à la crémation en état de choc et, quand on lui donne les cendres, ne sait pas quoi en faire. Il dépose donc l'urne dans le panier à commissions de sa mère pour emmener celle-ci une dernière fois faire ses courses au marché. Une initiative en forme d'hommage épicurien qui devient embarrassante lorsque, entre les étals de fruits et de poissons, apparaît Maylis, la jolie infirmière qui s'est occupée de Muriel jusqu'à son dernier souffle... Comment lui avouer que celle-ci est au fond du cabas ? Écrire sur le deuil avec humour et légèreté, sans pour autant négliger la profondeur des émotions, c'est le pari réussi de cette comédie qui encense la vie. Avec son esprit facétieux et son art de plonger ses protagonistes dans les situations les plus inextricables, Laurent Bénégui compose un émouvant éloge de la figure maternelle tout en célébrant les plaisirs de l'existence.Prix de l'Académie RabelaisPrix de l'Académie Rabelais 2018
Romain s'était figuré qu'un père allait grandir en lui à mesure que l'enfant se développerait dans le ventre de la femme qu'il aime. À deux semaines de l'accouchement, il doit se rendre à l'évidence : ce n'est pas le cas. Et lorsque, un jour de tempête, Louise ressent les premières contractions, il est mis doublement au pied du mur puisqu'une autre parturiente se retrouve avec eux en salle de travail. Deux femmes, deux accouchements et deux naissances en quelques heures, c'est beaucoup pour un seul homme. Dans le déchaînement des éléments, entre la vie qui vient et la mort qui rôde, Romain va subir un apprentissage de la paternité à marche forcée et découvrir qu'il n'y a pas d'autre façon d'accepter son enfant que de commencer par s'accepter soi-même. Après SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau et Le Jour où j'ai voté pour Chirac, Laurent Bénégui quitte le registre de la comédie pour observer à la loupe la nature du sentiment paternel. Sans rien perdre de sa veine romanesque il explore avec justesse cette question sans cesse reposée par l'évolution des moeurs et de la société.
Quand un scénariste au chômage rencontre un mafieux russe qui rencontre une star hollywoodienne. Quitté par sa femme, limogé de la série télévisée sur laquelle il travaille, flanqué de deux préadolescentes déchaînées avec qui il partage un appartement minuscule, Laurent Labarrère n'a plus un sou en poche. Pour autant, doit-il accepter la commande de Boris Modeskovine, un truand obligé de se reconvertir dans le cinéma pour raison de santé - écrire un fi lm dont le rôle principal est promis à une actrice mondialement célèbre ? Après tout, on ne lui demande que d'écrire, et le mafieux, prêt à lui verser cent mille euros en liquide, semble avoir des liens réels avec la star hollywoodienne... C'est tout l'art de Laurent Bénégui d'organiser avec humour la rencontre entre ces trois personnages dont les univers n'auraient jamais dû se croiser, et de les plonger dans une cascade de situations imparablement logiques et explosives, jusqu'au dénouement. Son talent n'a pas échappé aux producteurs puisque ses trois derniers romans Le Jour où j'ai voté pour Chirac, SMS et Mon pire ennemi est sous mon chapeau sont en cours d'adaptation cinématographique. SMS sortira sur les écrans en août 2014.
Après Le jour ou j'ai voté pour Chirac et SMS, Laurent Bénégui revient avec une comédie policière désopilante. Un régal !Depuis quelque temps, Laurent est à cran. Le laboratoire de génétique où il était chercheur l'a licencié et son médecin lui a découvert une forte hypertension artérielle. Bon, vous me direz qu'il y a des millions de gens comme lui dans notre pays. Mais le vrai problème de Laurent, c'est qu'il vit avec Juliette, de vingt ans sa cadette. Pour lui cacher qu'il est au chômage, persuadé qu'il doit paraître invulnérable en toutes circonstances, il se lance dans des larcins de proximité. Mais son entrée maladroite dans la délinquance va l'entraîner dans une spirale incontrôlée, aussi hilarante que périlleuse... Bandit, c'est comme tout, ça s'apprend. Prix Albert Bichot 2012
" Tout avait commencé sur une plage de Cannes, lors du festival. Kromski clamait que, de tous les films qu'il avait produits, le mien était celui dont il était le plus fier. La démesure seyait à Kromski comme la rousseur à Rita Hayworth. Elle le rendait si convaincant que tout le monde finissait par y croire. Même Kromski. Même moi. - Raphaël, vous êtes vraiment prêt à avoir du succès ? Vous en avez envie ? me dit-il. - Je serais prêt à tuer pour ça. " Raphaël Pyral, le jeune réalisateur de La Fille de dos ne croit pas si bien dire. Son film sera un flop. Mais à sa manière Raphaël est philosophe. Et puisque Dieu est trop paresseux pour s'occuper correctement du genre humain, autant faire une croix sur la justice divine. Il se débrouillera seul. Dût-il finalement, pour trouver les voies impénétrables du succès, signer son meilleur scénario, ourdir la plus cynique des machinations. Dût-il tuer...
Si Martial Bok est écrivain, il n'en est pas moins homme, et, à ce titre, composé de matière. Dans cette matière, les quarks sont les particules les plus élémentaires. Eternels, nichés au coeur des atomes, les quarks ont tout vu, tout entendu, depuis que le monde s'est mis en tête d'exister. Ces derniers temps, rien ne va plus dans la vie sentimentale et sexuelle de Martial Bok, mais c'est peu de chose en egard du trouble qui habite les quarks qui l'habitent : l'humanité ne tourne plus vraiment rond. Craignant qu'elle ne disparaisse, et avec elle la trace des événements dont ils furent témoins, les quarks profitent de l'écrivain pour lui faire rédiger un monstrueux compte rendu rassemblant tous les faits et découvertes survenus depuis l'originie du monde. Martial Bok sera leur "nègre". Mais comment réagira-t-il lorsque les souvenirs de tout l'univers afflueront à sa mémoire, mélangés aux siens propres, dans le désordre ? Un voyage extravagant au couer de Martial Bok, du temps et de la matière, où il apparaîtra que la grande et la petite histoire confluent parfois de façon surprenante.
Lundi 9 h 30, je me fais voler mon portable. 9 h 45, mon fils disparaît. 10 heures, ma maison brûle. 10 h 15, ma femme me quitte. À cet instant, j'étais persuadé d'avoir touché le fond. Mais honnêtement, si j'avais su comment allait se dérouler la suite de la semaine, j'aurais pris ça pour un échantillon du bonheur... Une plongée hilarante dans un abîme où le moindre détail du quotidien peut se révéler un adversaire farouche... Haletant, irrésistible, ce roman de Laurent Bénégui renoue avec l'humour et la cruauté qui ont fait le succès de ses comédies depuis Au Petit Marguery.
Lorsqu'il apprend qu'il a un cancer, Laurent, chercheur en nanobiologie, dresse une liste des choses qu'il se promet d'accomplir dans les plus brefs délais : quitter Élizabeth (sa femme), dire ses quatre vérités à Manon et Baptiste (ses enfants), démolir Mac Cormak (son patron), soustraire des mains d'assureurs crapuleux sa découverte biologique révolutionnaire, séduire Amira (une collègue) si l'occasion se présente, puis, en dernier lieu, recourir au suicide afin d'éviter une longue agonie.Le jour où, ayant réalisé la plupart de ses objectifs et alors qu'il s'apprête à se supprimer, sa femme lui apprend qu'il n'a pas de cancer, Laurent s'effondre. Puisqu'il n'est plus menacé d'une mort affreuse, peut-il réparer les dommages irrémédiables qu'il a causés ou doit-il persister dans l'idée de mettre fin à des jours qui n'annoncent rien de bon ? Il n'a pas le loisir de réfléchir longuement à cette question car il est kidnappé et menacé de mort. Ainsi commence la folle journée qui va plonger le malheureux Laurent dans une succession de situations plus surprenantes et cocasses les unes que les autres.
Un roman ludique et interactif où Laurent Bénégui pousse le lecteur à entrer dans un jeu fascinant et déconcertant où s'affrontent le hasard et le destin. Alicia et Fred quittèrent le self de Venoy-Grosse-Pierre et sa caissière sans remords. Ils détalaient vers la voiture, lorsque les premières gouttes de pluie s'écrasèrent à gros flocs sur le pare-brise, comme des insectes transparents.Alicia appuya sur la radiocommande de la clef et se précipita vers sa portière. Ils pénétrèrent simultanément dans l'habitacle. Alicia introduisit la clef dans le contacteur. Fred la tourna. Le moteur vrombit sous leurs pieds.Et maman, tu l'as rencontrée comment ? Elle t'a laissé son téléphone sur un ticket de caisse ?Tu veux vraiment que je te raconte ? Yes !Je te préviens, ça va être très long...Fred actionna la commande des essuie-glaces.On a plusieurs heures devant nous, fit la gamine en se tassant dans son siège, reproduisant instinctivement le geste qu'elle effectuait à l'âge de deux ans, lorsqu'au moment du coucher, son père commençait à lui raconter une histoire.Fred mit le clignotant, il enclencha la première et la Volvo s'ébranla en direction du Sud noirci par les nuages.Cette histoire trouve son origine, il y a près d'un siècle à Cuba... juste avant la Première Guerre mondiale.La voix de Fred transporta alors doucement la gamine au pays basque, un matin de septembre 1913, alors que l'Europe se boursouflait de puissance et que le travail se raréfiait dans les régions où ne s'assemblaient pas des canons. Plusieurs guerres avaient éclaté dans les montagnes des Balkans et menaçaient de propager aux autres nations leur modèle belliqueux.Plus à l'ouest, en d'autres monts, là où les Pyrénées plongeaient dans l'océan Atlantique, la contrebande avec l'Espagne était devenue dangereuse et d'un mauvais rapport. Le roi Alphonse XIII, soucieux d'affirmer sa neutralité dans le conflit annoncé, avait choisi de marquer sa différence en déployant le long de ses frontières de nombreux carabiniers. Aberri eta Askatasuna, le premier parti nationaliste basque, avait vu le jour depuis trois ans et nombre de jeunes se déclaraient nés en province de Guipúzcoa, pour ne pas faire leur service au régiment. Ils étaient fiers de leur langue unique, vifs joueurs de pelote et légers danseurs de fandango, par essence réfractaires aux idées expansionnistes, épris de leur pays mais encore plus épris de la liberté que de leur pays. Imanol Iparrateguy, le grand-père de Fred, était l'un d'eux.À l'âge de dix-huit ans, il s'embarqua clandestinement à bord d'un navire en partance pour la Floride, avec pour tout bagage une grappe de raisin et un colt chargé de trois balles dans le barillet...Alicia, les oreilles grandes ouvertes, déglutit, et se pelotonna d'avantage dans son siège.
Le 5 mai 2002, en France, un président est élu avec un score de république bananière : 82 % des voix. Triomphe de la démocratie pour les uns, duperie formidable pour les autres. Quoi qu'il en soit, cette élection reste dans la mémoire de tous. Un citoyen a une raison différente de s'en souvenir. Car ce matin-là, alors que Laurent Steinitz, c'est son nom, a le moral au fond des chaussettes, une jeune femme sublime et mystérieuse vient frapper à sa porte. Apparue comme une fée, elle disparaît presque aussi vite, lui laissant l'intime conviction qu'elle est la femme de sa vie. Pour la conquérir, il traversera Paris avec un frigo sur son side-car, affrontera des militants politiques de tous bords, sera assommé par un serveur éthylique, recousu à chaud par une interne sadique, mettra le feu à l'IRM de l'hôpital Lariboisière, se transformera en arme de destruction massive, sera pourchassé par des compagnies de CRS et une caserne de pompiers... et votera à l'inverse de ses convictions. Comme rien n'est jamais perdu, l'amour et l'espoir seront au bout de cette journée mémorable.