Laureine Valtis
Laureine Valtis
Entre désert et révolte, Barbarie-l'espoir de Laureine Valtis déploie une poésie crue et tendresse, où la condition des femmes en Afrique se heurte à l'immensité des possibles.
Au cœur du Sahel, Chante-Sahel vous invite à un voyage poétique où l’amour, la révolte et la beauté des paysages africains se mêlent.
Entre désert et révolte, Barbarie-l'espoir de Laureine Valtis déploie une écriture lapidaire contre les violences patriarcales. Un cri poétique et tendu, où l’Afrique se révèle entre douleur et espérance, porté par une voix unique.
Chante-Sahel vous invite à traverser le Sahel par la poésie, où chaque vers célèbre la beauté des paysages, la résistance des peuples et la quête d’amour et de liberté.
Le poète joue ici, souvent, avec une langue élégante, une distanciation narquoise ou tendre, le flux et le reflux des couleurs, des saisons, des symbolismes qui font l'ambiance de la langue française. Tour à tour, tableaux de Provence, elfes, gourmandises, ivresses en pleine nature, sont là. Par moments, une fièvre plus personnalisée saisit l'auteur : voici le rêve de « vivre vrai » qui coûte si cher ! Oui, Laureine Valtis défend l'églantine contre les projets de robotisation de l'Espace, elle se bat contre la bombe atomique, de même qu'elle évoque la « longue marche » des révoltes populaires, une présence de la mort ou les grandes joies de la maternité. Ici, la sensualité et l'humour s'allient avec bonheur. Le poème exalte une ardente mystique de l'amour.
Avec « Sagaies », l'Afrique est prise à bras le corps à travers les erreurs, les manques ou les complots des exploiteurs du Continent, qu'ils soient étrangers ou de souche. L'évolution est saluée, dans sa continuité avec les valeurs fondamentales du passé. La morale politique, affirmée sans slogans tapageurs, c'est l'espoir en l'unité africaine proche. L'amour de l'Afrique, la souple beauté des paysages de la savane, du Sahel, des multitudes colorées, éclatent dans un style simple, riche d'images originales, et d'un vécu contemporain qui nous touche (où l'on peut passer d'une nuit en brousse à des prières à la pluie, à des bagarres entre douaniers et contrebandiers, aux cas de conscience de certains rebelles). Sont dénoncées la main mise égoïste de quelques-uns (urbanisme, exploitation des masses sans travail), la ségrégation féminine (contraintes rituelles, excès des charges). Dans ce livre, s'affirme le tempérament indépendant et sensuel d'un vrai poète.
Dilemme d'un dragueur gauchiste : une « chaudasse » encartée à droite ou une militante communiste de devoir ? Ce qui m'a toujours gêné, chez la passionaria communiste, c'est cette impression de la voir coucher comme elle milite, avec hargne, pas parce qu'elle en a simplement envie. Baiser par nécessité idéologique, parce qu'on a peur de passer pour une frigide de droite, ça va bien deux minutes, mais à force, ça devient lassant. Je suis tombé sur des nanas qui se laissaient ramoner par des sans-papiers uniquement par solidarité avec les damnés de la Terre... Humour, irrévérence, culot, Sabrina Dumont embarque la bataille amoureuse du côté de la lutte des classes. Combat incertain... réservant des surprises.
Aveugle et très belle, elle séduit et parle comme on peint, à fleur de peau et de sexe. Malgré son handicap de voyant, il y avait eu de la première fois dans ce baiser noir, aucune bouche de manta, heureusement. Il n'avait pas su qui de leur duo avait regardé l'autre le premier, de la main, du bras et de l'étreinte. Xi était contre lui, c'était une nuit infiniment veloutée qui épousait son corps, étoffe contre étoffe, et la peau qui ne se dérobait pas, prise dans le plissé du tissu, c'était une eau sans eau, limitée au seul contact de deux êtres se rencontrant, sans heurt, aimantation lente, irréversible. Aucune image à décrire, aucune lumière, c'était une nuit aveugle se perdant dans les mots qui étaient dans l'incapacité de la définir. Claude Soloy nous propose, dans ce texte d'une merveilleuse légèreté, une promenade de nuit dans les couleurs de la poésie amoureuse.