Kegham Sayabalian
Kegham Sayabalian
Un attachement durable peut-il naître entre un jeune homme de vingt-sept ans et une femme dont la beauté accuse les atteintes de la quarantaine ? L'entente physique peut-elle être remplacée par une affection d'un autre ordre, née de l'estime réciproque et de l'accord intellectuel ? Ce problème humain est traité avec tact et art par Kégham Sayabalian dans un récit aux péripéties dramatiques, qui emprunte sa tonalité particulière à une saisissante atmosphère de confession. Les femmes aimeront le Partage des moissons. Nombre d'entre elles se reconnaîtront en l'héroïne du livre ; tandis que d'autres, repliées dans leur solitude qu'aucun souvenir d'amour n'illumine, préféreront peut-être son destin au leur.
L'homme de notre temps n'est pas heureux. Enfermé dans l'étau d'une existence factice, qui est le reflet déformé de la vraie vie, il en subit la tyrannie intransigeante et se déclare incapable de s'en évader. Observez la foule à la sortie d'une gare de métro, le matin : des visages fermés, tendus, inquiets, anémiés. La hantise de l'heure, la hantise du plaisir, la hantise du luxe, font de notre contemporain un esclave inconscient de sa pitoyable condition humaine, qui trouve à peine le temps de s'alimenter (généralement de façon antiphysiologique) et de dormir (très peu et très mal). Il sent quelquefois, confusément, qu'il est en train de gaspiller sa vie, et que le bonheur est ailleurs, mais où ? À cette question, K. Sayabalian, élogieusement salué par la presse française et étrangère, apporte, en puisant dans une vivante expérience, des réponses dont le lecteur appréciera le caractère humain et réconfortant.