Kang Chol-Hwan
Kang Chol-Hwan
1977, Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. Kang Chol-hwan vit avec sa famille dans un quartier aisé de la ville. Il a neuf ans. A l'école, on lui explique que le Grand Leader assure la puissance et l'autonomie du pays contre les "marionnettes impérialistes de Séoul". Ses grands-parents sont favorables au régime de Kim II-sung ; le grand-père a même légué sa fortune au Parti du travail. Pourtant, le vieil homme disparaît. Peu après, le reste de la famille est arrêté et interné au camp de Yodok, sans explication. Commence alors un calvaire qui durera dix ans, le temps de l'adolescence pour Kang Chol-hwan. Animé par une colère qui ne l'a jamais quitté, il fait le terrible récit de l'enfer organisé. Enfants ou adultes, tous sont soumis au même régime : travail forcé, surveillance continue, bourrage de crâne, humiliation systématique, punitions sauvages... Mais aussi la faim, le froid et leur cortège de maladies. C'est, en Occident, le premier témoignage sur l'univers concentrationnaire nord-coréen, les coulisses du décor ubuesque et mensonger planté par un Etat mégalomane et tyrannique. Alors que la misère et la corruption rongent ce dernier bastion du stalinisme, Kang Chol-hwan dénonce d'une voix simple et intransigeante les méfaits d'une propagande cramponnée à une idéologie meurtrière.
Né le 25 juillet 1775, à Arras, Vidocq a commencé dans la vie en s'enfuyant du domicile familial non sans avoir volé deux mille francs à son père, boulanger de son état. Pour échapper à la police, il s'engage dans l'armée révolutionnaire avant de déserter. Il a dix-huit ans et, pendant des années, il va mener une vie aventureuse totalement dissolue. Vagabond le plus souvent pauvre, riche quelquefois, séducteur toujours, il sera tour à tour voleur, escroc, forçat, soldat et déserteur. En 1797, il est condamné à huit ans de travaux forcés pour " faux en écritures publiques et authentiques ". Enfermé au bagne de Brest, il s'évade. Repris en 1799, il est envoyé au bagne de Toulon dont il s'évade à nouveau en 1800. Il acquiert de cette façon auprès des gens du milieu un respect et une notoriété sans égale.La vie à Paris devenant pour lui très difficile, Vidocq propose ses services à la police parisienne. Il devient un collaborateur si efficace qu'en 1810 le préfet le nomme à la tête d'une brigade dite de sûreté et composée de condamnés libérés à qui un séjour plus ou moins long dans les prisons avait fourni, comme à leur chef, l'occasion de connaître le personnel de malfaiteurs alors en exercice. Là, Vidocq ne se fait pas que des amis. Ses ennemis se trouvent dans la pègre, mais aussi au sein du pouvoir. En 1821, Vidocq démissionne définitivement de ses fonctions de chef de la Sûreté et fonde en 1833 la première agence française de détectives privés. Il mourra à Paris en 1857, âgé de quatre-vingt-deux ans. Michel Peyramaure ne pouvait se priver du plaisir de nous raconter la vie de ce personnage magnifique. Le portrait vigoureux et flamboyant qu'il nous offre est un véritable régal.