Julien Blanc
Julien Blanc
Durant l'Occupation, dans un pays sous le choc, rares sont celles et ceux à refuser d'emblée la défaite. À travers quelques figures qui ont incarné ce combat l'historien Julien Blanc répond à toute une série de questions : Comment est née puis s'est développée la Résistance ? Qui étaient les résistants et quelles étaient leurs motivations ? En quoi cette expérience politique a-t-elle constitué un engagement d'un genre nouveau ? Que reste-t-il aujourd'hui de cette lutte ? Julien Blanc est spécialiste des premiers pas de la Résistance (sujet longtemps peu traité par les chercheurs) à l'automne 1940 et évoque ces pionniers de la Résistance qui initièrent la lutte contre un occupant qui semblait invincible.
Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises. Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel – photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée – qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine. Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.
Été 1940. Dans un pays assommé par la débâcle, les premières manifestations du refus de l'occupant s'ébauchent dans Paris, en particulier au musée de l'Homme. Des noyaux de résistance naissent. Par contacts successifs, une nébuleuse rassemblant des groupes divers se développe et se lance dans des actions variées : propagande, évasion, renseignement. Disséminée géographiquement, socialement et idéologiquement variée, cette désobéissance pionnière est rapidement en butte à une répression féroce. Ses principaux chefs de file, le linguiste Boris Vildé et l'anthropologue Anatole Lewitsky, sont jugés et exécutés en février 1942. Comment cette première Résistance s'est-elle structurée ? Quelles ont été les motivations et les profils de ses membres ? La répression a-t-elle irrémédiablement décimé les groupes qu'ils avaient mis sur pied ? Comment enfin l'histoire et la mémoire de ces éphémères constructions se sont-elles articulées de 1942 à nos jours ? Dans ce livre, Julien Blanc présente à la fois l'histoire singulière d'une organisation de Résistance et un essai sur les premières formes de la désobéissance en zone occupée. Auteur : Julien Blanc, agrégé et docteur en histoire, publie ici son premier livre. Il a notamment écrit une introduction critique à la nouvelle édition des mémoires d'Agnès Humbert, Notre guerre. Souvenirs de Résistance (éditions Tallandier, 2004) et a participé au Dictionnaire historique de la Résistance (Robert Laffont, 2006).
Des révélations sur l'énigmatique Daniel Kretinsky, l'étendue de sa puissance, son climato-scepticisme et ses troubles mentors. Inconnu hors de son pays il y a encore deux ans, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky est apparu sur les radars européens en 2018 à la faveur d'une offensive éclair sur les médias français,dont Le Monde. L'homme d'affaires a fait fortune dans l'énergie, et a investi, à contre-courant, dans des mines et des centrales à charbon, devenant ainsi l'un des plus gros pollueurs du continent européen. Entrepreneur vorace et ambitieux, Kretinsky, 44 ans, diversifie désormais ses acquisitions. Il a pris récemment une participation conséquente dans le groupe français Casino et est devenu le premier actionnaire du mastodonte allemand Metro ; il lorgne désormais sur les géants français EDF et Engie. Dans cette enquête fouillée, Jérôme Lefilliâtre retrace le parcours d'un homme pressé, avide de reconnaissance dans un monde des affaires où les grandes réussites économiques se bâtissent souvent à l'ombre de puissants alliés politiques. En passe de devenir l'un des grands personnages du capitalisme français, Kretinsky intrigue. Qui est vraiment ce Mister K. se proclamant, haut et fort, francophile, démocrate, libéral et pro-européen ? Pourquoi a-t-il choisi la France pour terrain de jeux ? Jérôme Lefilliâtre, 36 ans, suit les médias pour Libération ; il est à l'origine de révélations importantes sur le milliardaire. Pour ce livre, il a rencontré le premier cercle des collaborateurs de l'homme d'affaires et Kretinsky lui-même à plusieurs reprises.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.