Jules Troubat
Jules Troubat
Rade d'Oran, 18 février 1894, à bord de la Nive. Mon cher père,Nous sommes arrivés hier soir en rade d'Oran : nous devons y rester un jour pour embarquer des légionnaires. La traversée a été magnifique : une mer d'huile tout le temps ; je n'ai pas été malade une seconde.Par exemple, notre installation à bord laisse fort à désirer ; nous sommes un peu sur les autres et couchons dans des hamacs ; la nourriture est assez bonne, mais insuffisante, du moins pour moi : il est vrai que lorsque nous aurons atteint les chaudes latitudes, mon appétit aura disparu en partie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Il est peu de villes qui n'aient leur montagne, but de promenade et quelquefois de pèlerinage.Compiègne a la sienne, peu fréquentée d'ailleurs, et sans pèlerinage : le mont Ganelon.Le mont Ganelon est une colline, haute de 141 mètres c'est le chiffre donné par les recueils compétents), située au confluent de l'Aisne et de l'Oise, sur la rive droite de cette dernière, à 3 ou 4 kilomètres en amont de Compiègne.Le panorama est splendide à droite et à gauche du pont de l'Oise, qui forme une magnifique terrasse à l'entrée de la ville.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Plume et Pinceau invite à redécouvrir les grands noms de la littérature et de l’art français à travers le regard acéré de Jules Troubat.
Le titre de ce volume m'a été suggéré par celui d'un joli petit livre qui parut en 1868, et qui plut à Sainte-Beuve, à en juger par la lettre flatteuse qu'il adressa à l'auteur et qu'on peut lire dans sa Correspondance ; à sa date, la Salle à manger du docteur Véron, par M. Joseph d'Orçay.Cénacle m'avait paru d'abord plus romantique, en souvenir de celui que Sainte-Beuve a immortalisé dans son Joseph Delorme, et j'en aurais fait choix volontiers, - Cénacle ne voulant pas dire, somme toute, autre chose que salle à manger, - si mon ami Léon Séché ne m'avait devancé ici même, au Mercure de France, avec son propre Cénacle.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
On sait très-peu de chose sur Rabelais. L'histoire de sa vie, telle qu'elle nous a été transmise par la tradition, est un tissu de fables et de légendes, qui la font ressembler pour nous à celle d'Ésope par le moine Planude. On peut la grossir au gré de l'imagination et de la fantaisie,, mais aucun témoignage contemporain et authentique ne vient à l'appui de tout ce qu'on raconte encore journellement sur lui. Il en est de Rabelais comme de Pirori, à qui l'on attribue tous les mots légers du XVIIIe siècle ; mais comme pour l'auteur de la Métromanie, on ne peut pas dire, à propos des joyeusetés et grivoiseries mises sur le compte de l'amusant conteur du XVIe siècle, qu'on ne prête qu'aux riches, car rien ne les confirme.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Plongez dans Livre d’amour, recueil de poèmes enflammés où Sainte-Beuve exprime sa passion secrète pour Adèle Hugo. Une œuvre intime, entre lyrisme romantique et tourments du cœur, qui révèle l’âme d’un poète en quête d’absolu.
MESDAMES, MESSIEURS,Je dois remercier d'abord mon éminent confrère et ami, M. Eugène Ledrain, qui m'a appelé à l'honneur de rassembler devant vous mes souvenirs littéraires et de vous parler de Sainte-Beuve. Il savait que sur ce sujet j'étais une sorte de livre vivant, qu'on pouvait consulter à n'importe quelle page, sûr d'y trouver toujours le même nom. Huit ans de secrétariat auprès de l'un des plus vifs et des plus actifs esprits du siècle ont, en effet, transformé leur homme et fait de moi l'écho qui répétera sans cesse ce que Sainte-Beuve a écrit lui-même d'Eckermann, l'auteur des Entretiens de Goethe : « Quand on a vécu dix ans auprès d'un vrai grand homme, on doit trouver le reste un peu terne et décoloré.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Je saisis avec reconnaissance l'occasion que m'offre le directeur de l'Evénement de soulager mon coeur et mon esprit en parlant de Champfleury. Après l'article de M. Henri Céard, l'Evénement fait preuve d'impartialité en passant la plume et la main à celui qu'il sait d'avance le plus acquis à la cause du célèbre romancier. Je fus donné par lui à Sainte-Beuve en 1861, et mon existence intellectuelle a tellement dépendu de ces deux clartés, depuis tant d'années, que je regarde toujours instinctivement de leur côté. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.