Jules De Goncourt
Jules De Goncourt
Edmond de Goncourt (1822-1896) Jules de Goncourt (1830-1870) "- Sauvée ! vous voilà donc sauvée, mademoiselle ! fit avec un cri de joie la bonne qui venait de fermer la porte sur le médecin, et, se précipitant vers le lit où était couchée sa maîtresse, elle se mit avec une frénésie de bonheur et une furie de caresses à embrasser, par-dessus les couvertures, le pauvre corps tout maigre de la vieille femme, tout petit dans le lit trop grand comme un corps d'enfant. La vieille femme lui prit silencieusement la tête dans ses deux mains, la serra contre son coeur, poussa un soupir, et laissa échapper : - Allons ! il faut donc vivre encore ! Ceci se passait dans une petite chambre dont la fenêtre montrait un étroit morceau de ciel coupé de trois noirs tuyaux de tôle, des lignes de toits, et au loin, entre deux maisons qui se touchaient presque, la branche sans feuilles d'un arbre qu'on ne voyait pas." Germinie possède une bonne place chez une vieille fille, Mlle de Varandeuil qu'elle affectionne. Mais elle tombe amoureuse du fils de la crémière : Jupillon, un garçon dépravé... Commence alors une lente déchéance.
SAUVÉE ! vous voilà donc sauvée, mademoiselle ! - fit avec un cri de joie la bonne qui venait de fermer la porte sur le médecin, et, se précipitant vers le lit où était couchée sa maîtresse, elle se mit, avec une frénésie de bonheur et une furie de caresses, à embrasser, par-dessus les couvertures, le pauvre corps maigre de la vieille femme, tout petit dans le lit trop grand comme un corps d'enfant.La vieille femme lui prit silencieusement la tête dans ses deux mains, la serra contre son coeur, poussa un soupir, et laissa échapper : - Allons !
Servante auprès de la très pieuse et respectable Mlle de Varandeuil, Germinie tombe amoureuse de Jupillon, un dépravé notoire, et lui consacre toutes ses économies. Criblée de dettes, rejetée avec violence par son amant, elle sombre dans une vie de débauche et d'ivrognerie. À la mort de leur domestique, Rose Malingre, les frères Goncourt découvrent avec effroi qu'elle partageait sa vie entre alcool, orgies et culpabilité dévorante. Ébranlés par cette révélation, ils décident d'écrire un drame misérable, d'une banalité tragique : celui du peuple, jusqu'alors tenu à l'écart de la littérature. « Ce livre vient de la rue », revendiquent-ils en 1864 dans la préface de Germinie Lacerteux, dont le ton cru, clinique, déclencha une vague de dégoût sans précédent chez ses lecteurs. À travers ce roman scandaleux, le naturalisme fait une entrée fracassante en littérature, et y insuffle déjà le frisson moderne.
Servante auprès de la très pieuse et respectable Mlle de Varandeuil, Germinie tombe amoureuse de Jupillon, un dépravé notoire, et lui consacre toutes ses économies. Criblée de dettes, rejetée avec violence par son amant, elle sombre dans une vie de débauche et d'ivrognerie. À la mort de leur domestique, Rose Malingre, les frères Goncourt découvrent avec effroi qu'elle partageait sa vie entre alcool, orgies et culpabilité dévorante. Ébranlés par cette révélation, ils décident d'écrire un drame misérable, d'une banalité tragique : celui du peuple, jusqu'alors tenu à l'écart de la littérature. « Ce livre vient de la rue », revendiquent-ils en 1864 dans la préface de Germinie Lacerteux, dont le ton cru, clinique, déclencha une vague de dégoût sans précédent chez ses lecteurs. À travers ce roman scandaleux, le naturalisme fait une entrée fracassante en littérature, et y insuffle déjà le frisson moderne.
Edmond de Goncourt (1822-1896) Jules de Goncourt (1830-1870) "Quarante scudi ? - Oui, signora. - Cela fait, n'est-ce pas, en monnaie de France, deux cents francs ? - Deux cents francs ?... fit la Romaine qui montrait l'appartement à l'étrangère : elle parut chercher, compter dans sa tête. - Oui, oui... deux cents francs. Mais la signora n'a pas bien vu..." Et, jetant son châle brusquement sur un lit défait, elle se mit à marcher de chambre en chambre, avec de vives ondulations de taille, en parlant avec la volubilité d'une padrona de chambres meublées : "Voyez-vous, ils sont partis ce matin... Une famille anglaise... des gens malpropres, qui jetaient de l'eau partout... Tout est en désordre... On n'a pas eu le temps de rien ranger..." Mais l'étrangère n'écoutait pas : elle s'était arrêtée devant une fenêtre avec l'enfant qu'elle avait à la main et qui se tenait dans sa robe, et elle lui montrait ce qu'on voyait de là, la place d'Espagne et l'escalier de la Trinité-du-Mont. Puis elle lui demanda : "Pierre-Charles, veux-tu rester ici ?" Madame Gervaisais se rend à Rome avec son fils Pierre-Charles qui est malade. Là, elle se convertit tout doucement à un catholicisme des plus mystiques et des plus durs qui la fait se désintéresser de tout, y compris sa santé et de son fils...
Jules de Goncourt, et son frère Edmond de Goncourt, sont des écrivains français, à l'origine de l'académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Une partie de leur oeuvre fut écrite en collaboration entre frères. Les ouvrages des frères Goncourt appartiennent au courant du naturalisme. Ces 100 citations visent à donner accès à son oeuvre monumentale par une sélection de ses pensées les plus marquantes, dans un format accessible à tous. Une citation est plus qu'un extrait d'un propos, ce peut être un trait d'esprit, un résumé d'une pensée complexe, une maxime, une ouverture sur une réflexion plus profonde.
Élevée à coup de philosophie et de sciences, Madame Gervaisais a tout d'une femme instruite à l'esprit sain. Mais lorsque son jeune fils tombe malade en plein Rome, une guérison miraculeuse la fait basculer dans la dévotion mystique. Elle se convertit au catholicisme et se livre aux manipulations et tortures psychologiques du Père Zibilla. Alors qu'une folie religieuse s'est emparée d'elle, l'arrivé de son frère à Rome s'apprête à confronter ses croyances à l'origine de son mal... Écrit par les frères Goncourt, ce roman naturaliste dresse le portrait d'une Rome aux églises trop ténébreuse, de ses ruines, de son histoire, et de l'omniprésence nocive des « fanatiques religieux ». Les frères Jules (1830-1870) et Edmond (1822-1896) Goncourt sont des écrivains français à l'origine de l'académie Goncourt. Jules se consacre en partie aux ouvrages historiques, pour finalement se tourner vers la littérature, et plus particulièrement vers le mouvement naturaliste. Ami de Tourgueniev, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, ou encore Guy de Maupassant, Edmond anime avec son frère un salon littéraire informel tous les dimanches baptisés le « Grenier » où se réunissent notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Émile Zola.Les frères Goncourt écriront six romans en commun, dont « Germinie Lacerteux » (1864), « Manette Salomon » (1867) et « Madame Gervaisais » (1869), avant la mort de Jules des suites d'une paralysie générale progressive.
Fille de paysanne, Germinie rejoint Paris pour travailler comme domestique auprès de Mlle de Varandeuil. Autrefois abusée sexuellement, elle trouve réconfort et douceur dans la bonté de sa maîtresse. Pour autant, les fréquentations de Germinie sont douteuses. Après avoir été séduite par Jupillon, un dépravé trop âgé pour qu'elle le marie, elle subit les nuits de débauche, les dettes, et tombe dans l'alcoolisme... D'un naturalisme violent, les frères Goncourt décrivent la décrépitude d'une jeune servante. Ils s'inspire de leur domestique, Rose Malingre, après avoir découvert à sa mort la double vie qu'elle menait. Les frères Jules (1830-1870) et Edmond (1822-1896) Goncourt sont des écrivains français à l'origine de l'académie Goncourt. Jules se consacre en partie aux ouvrages historiques, pour finalement se tourner vers la littérature, et plus particulièrement vers le mouvement naturaliste. Ami de Tourgueniev, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, ou encore Guy de Maupassant, Edmond anime avec son frère un salon littéraire informel tous les dimanches baptisés le « Grenier » où se réunissent notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Émile Zola.Les frères Goncourt écriront six romans en commun, dont « Germinie Lacerteux » (1864), « Manette Salomon » (1867) et « Madame Gervaisais » (1869), avant la mort de Jules des suites d'une paralysie générale progressive.
Bienvenue au poney-club !Dolly, la jument de Mathilde, l'amie de Léa, met au monde un poulain ! Pour cette histoire, Sylvie Baussier, auteur jeunesse reconnue, s'est associée à Olivier Rabouan, qui enseigne l'équitation naturelle au poney-club de la forêt de Moulière depuis plus de vingt ans.