Joséphin Peladan
Joséphin Peladan
Péladan (Joséphin Aimé, dit Sâr Merodack Joséphin), de son vrai nom Armand Rosenthal, fils d'un commerçant juif d'origine allemande, fit son service militaire et acquiert la nationalité française ; apparemment fort doué, il devient un journaliste très en vue et mena grand train ; mêlé à l'Affaire Lebaudy, il est arrêté et emprisonné puis finalement acquitté ; il sera ensuite mêlé à l'Affaire Dreyfus. La Doctrine de Dante est un texte incontournable pour qui veut approfondir les imaginaires de l'Occulte. Péladan livre ici quelques pistes que le lecteur suivra ou non dans un essai de compréhension du symbolisme de Dante Suivi de : Dante était-il hérétique ? par Étienne-Jean Delécluze Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Joséphin Péladan, préface de Jules Barbey d'Aurevilly. "En peignant la décadence de la race latine avec ce pinceau sombrement éclatant et cruellement impartial qui est le sien, M. Péladan a pris la société par en haut, parce que c'est par là qu'elle meurt. Parce que toutes les décadences commencent par la tête des nations et que les peuples, fussent-ils composés de tous les Spartacus révoltés, ne sont jamais, même après leur triomphe, que ses esclaves. Les démocrates qui vont lire le livre de Joséphin Péladan ne lui pardonneront pas d'avoir choisi pour héroïne de son roman une princesse d'Este et d'avoir groupé toute la haute société de France et d'Italie autour de cette femme qui a tous les vices de sa race et qui, de plus, en a l'orgueil. Depuis que les goujats veulent devenir les maîtres du monde, ils veulent être aussi les maîtres des livres qu'on écrit et y tenir la première place. Ils veulent des flatteurs d'"Assommoir" et ils ne comprendront jamais que l'intérêt d'un roman, fût-ce le "Vice suprême", puisse s'attacher à des races faites pour commander, comme eux sont faits pour obéir." - Jules Barbey d'Aurevilly.
Sur deux cents communiqués de l'agence Gallois, ce dernier trimestre, M. Joséphin Peladan a curieusement compté les deux tiers niaisement calomniateurs ou blagueurs.M. Anatole, France pour écrire magnifique poète, concède que l'éthopoète est fou ; et M. Maurice Barres le traite de masque pour le certifier parfait galant homme.Et ceux-là sont les amis.Le boulevard en peine d'échos de prostitution s'égaye sur un écrivain dont il n'a jamais approché.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le temps moderne est aussi aventureux que l'ancien ; mais nous ne concevons l'aventure que sous les aspects d'autrefois. Le logis ressemble à ces eaux fortes trop noires où la pointe a exagéré le clair obscur Rembranesque, ne laissant qu'une zone très circonscrite à la lumière.Dans le cercle projeté par la lampe à l'abat-jour baissé, des mains tiennent un livre, des mains très belles, longues, blanches, patriciennes ; et le livre est banal et sali.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Il y a, dans l'espèce humaine, des individus aussi inférieurs aux autres que le corps l'est à l'âme et que la bête l'est à l'homme (ARISTOTE)C'était un de ces dimanches de juillet où la cessation du travail quotidien et le feu de l'atmosphère se combinent pour créer en Languedoc, quelques heures d'Orient.Un ciel sans nuance, sans nuage, étendait son dur outremer, comme un immense vélum neuf, au-dessus de la ville, éblouissante et torpide.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Employer le filon qu'on tient, discerner l'aptitude qu'on a ; dégager par une soudaine alchimie la parcelle d'or de la gangue momentanée ; extraire l'huile essentielle de tout ce qu'on touche ; savoir continuer son poème avec les rimes qu'impose la vie ; découvrir dans tout ce qui arrive la convergence au but : voilà la science de la vie ; un génie de prompt discernement, une souplesse d'acteur à entrer dans l'impromptu des rôles. Celui-là seul ne maudit pas le jour levant, qui a l'humeur d'un clown ironique, l'humeur qui fait la roue sur les mains, à travers les tombes d'un cimetière. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Salgas fermait la salle de lecture vers cinq heures du soir, lorsqu'un grand jeune homme lui tomba dans les bras, essoufflé et disant ces trois mots qui signifient l'assurance de l'avenir, la satisfaction à la famille et à l'opinion, la fin du devoir impérieux : - « Je suis nommé ! » - « Alleluia en Typhonia, » s'écria le bibliothécaire, en unisson immédiat avec la joie de son ami ; et, rouvrant la bibliothèque, il le poussa câlinement vers la table chargée de fiches et de périodiques à classer, l'assit dans son fauteuil, et enfourcha une chaise, s'accoudant au dossier, avec une attentivité favorable au plaisir de la confidence. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Chaldée, 3000 avant notre ère. Un jeune berger, élu pour rejoindre la prêtrise, doit choisir entre la voie spirituelle et les passions terrestres.
La Vita Nuova se présente à nous, par sa date, comme le premier mot d'une immense énigme.A neuf ans, Alighieri vit pour la première fois une fillette également âgée de « neuf » ans. Dès lors l'amour s'empara de son âme.Neuf jours après les neuf ans, depuis l'apparition de cette très noble créature et merveilleuse dame, elle se montra au poète... L'heure à laquelle elle lui fit grâce de son doux salut était précisément la neuvième heure du jour.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La vitesse matérielle accélère-t-elle la vie intérieure, et l'homme, avec des ailes, n'aura-t-il pas le même coeur et les mêmes peines ?.... Elle installa, dans son coin, les menus bagages tout neufs, avec une complaisance visible. Elle partait pour son plaisir, certainement ; ses mouvements en témoignaient. Blonde et grande, un peu forte, avec la taille fine, elle se révélait Parisienne, par cette grâce suffisante, qui fait hésiter sur la catégorie sociale où le meilleur et le petit monde se confondent à l'aspect. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quinze ans, une robe longue, et déjà le poids des secrets et des non-dits. Autour du péché d’Ann Granger plonge le lecteur dans l’Angleterre victorienne, où l’éducation des jeunes filles cache bien des mystères.
Que doit être la papauté prochaine ? Dans Le Prochain Conclave, Joséphin Peladan nous propose une réponse percutante et dérangeante à cette grave question et insiste sur la nécessité impérieuse de renouveler le pontificat. Véritable testament de foi, il milite pour que l'élection du souverain pontife soit exempte des calculs humains, des manigances de pouvoir et des nationalismes exacerbés. Cet appel à la transparence, à l'authenticité de la sainteté résonne tout particulièrement dans notre monde contemporain trop souvent malmené par des forces obscures. Rappelant que l'histoire du Saint-Siège, depuis Grégoire II, est une histoire politique, une succession d'intrigues, de guerre et de diplomatie, il plaide pour que le nouveau pape soit la synthèse de l'humanité et non pas simplement l'évêque de Rome. Il espère en un souverain pontife plus humaniste qui saura revitaliser l'espérance des chrétiens, loin des fastes et des compromissions temporelles. Un appel déchirant à l'élévation morale, contre l'abdication des idéaux et pour le renouveau du catholicisme. Extraits : « Quel est l'homme le plus puissant du monde occidental, réunissant le triple prestige d'une dynastie ininterrompue depuis bientôt deux mille ans, d'une existence qui importe à tous les sceptres en main, et d'une pérennité par laquelle demain, sorte de phénix, il renaîtra renouvelé, dans sa mort même ? Quel est cet homme, sans aucune gendarmerie, fort par lui-même, dont la volonté suffirait à modifier instantanément l'âme européenne, dont la parole contrepèse les glaives mis en faisceau des républiques et des empires ? Cet homme, c'est le Pape. Il y a d'autres religions, il n'y a qu'un pape. Le judaïsme n'est qu'un instinct ethnique ; le protestantisme une anarchie bourgeoise. Même parmi les Musulmans ou les Grecs, la survenue d'un grand homme ne changerait rien au mouvement universel. Initiez par la pensée et le tzar et l'empereur d'Allemagne, ils resteront bornés par leur pays et leur race, double source d'injustice et de péché. Seul le pape est sans patrie, isolé en hauteur de tout ce qui limite les porte-couronne : il ne doit rien qu'à Dieu, participant à l'intémérabilité de son Créateur, et littéralement déshumanisé par sa fonction. » « La religion, qui ne satisfait pas aux nobles aspirations d'une époque, périclite. Or, le désir d'universalité paraît plus intense dans l'âme générale, qu'en celle des pasteurs. Le souci de l'unité inquiète plus les laïcs que les clercs, pour cette raison que le souci administratif éloigne de vues plus élevées. Les congrégations travaillent, plus que les ministères probables ; mais à Rome, on ne pense pas humainement. L'Empire y supplante l'Église dans l'attention de tous ; on prononce les noms des SS. AA., on visite les catacombes et cependant le fantôme des Césars seul vous opprime. Ville éternelle, pourquoi ? Jésus n'y a point paru, et Athènes entendit la prédication de saint Paul. Le sang des martyrs a coulé au Colisée, avec profusion, malgré les croix, c'est le cirque qui parle et triomphe devant l'imagination. Quel souvenir majeur emporte un esthète de Rome ? les thermes de Caracalla, des voûtes de cercles, des lieux de plaisir : l'âme chrétienne s'est évaporée ; ou bien, en un combat obscur avec le passé, elle a perdu sa force et exhalé son parfum. »