Joris-Karl Huysmans
Joris-Karl Huysmans
Dernier texte majeur de Huysmans, Trois Primitifs révèle l’itinéraire d’un écrivain en quête d’absolu, entre mysticisme et fascination pour l’art.
Que recouvre, précisément, la notion d'illettrisme ? Quelles sont, en France, les personnes concernées par le problème ? Pourquoi cette question est-elle particulièrement d'actualité, alors que la scolarité n'a jamais été aussi longue ? Comment la lutte contre l'illettrisme s'organise-t-elle concrètement ? Quels sont ses acteurs et ses enjeux ? Telles sont les principales questions auxquelles ce livre, soucieux de défendre une éducation véritablement populaire, tente de répondre.
Paris, 1881. André, écrivain en mal d’inspiration, et Cyprien, peintre désabusé, explorent les limites de leur art et les pièges du mariage bourgeois.
Et si l'immortalité devenait réalité ? Émeline et Sébastien Masson, brillants chercheurs en génomique, font une découverte qui pourrait éradiquer le cancer et prolonger la vie humaine indéfiniment. Une avancée sans précédent... Et un pouvoir capable de bouleverser le monde. Mais cette ré
La collection "Paris à Travers les Âges : 9 Ouvrages Classiques sur son Évolution Urbaine" offre un regard fascinant sur l'évolution de Paris à travers le temps, déployant des oeuvres littéraires qui vont du récit historique à la critique urbaines. Les thèmes principaux de la collection incluent la transformation des espaces parisiens, les influences culturelles qui ont façonné la ville et une exploration captivante de l'âme parisienne. Les styles littéraires varient, passant du réalisme détaillé à la prose poétique, reflétant ainsi la richesse et la diversité de la ville elle-même. Les oeuvres notables, anonymes ici, capturent l'esprit de Paris avec une intensité poignante et un regard visionnaire. Les auteurs et rédacteurs, tels que Walter Benjamin, Eugène François Vidocq et Gustave Aimard, apportent chacun leurs perspectives uniques, enracinées dans des mouvements historiques tels que le romantisme, le réalisme et le naturalisme. Leurs contributions collectives témoignent d'une compréhension profonde de Paris comme entité vivante. Les voix réunies sous cette anthologie illustrent comment divers courants littéraires et culturels convergent pour enrichir notre compréhension du passé parisien tout en offrant des réflexions sur son impact contemporain. Recommandée à ceux qui souhaitent explorer Paris sous des angles multiples, cette collection présente une opportunité rare de plonger dans le maelstrm intellectuel et esthétique qu'est cette métropole. Les lecteurs y trouveront une richesse éducative et des perspectives rendant hommage à la complexité et au charme intemporel de Paris. Chaque oeuvre incite à un dialogue permanent, approfondissant l'appréciation non seulement de la littérature mais aussi de l'évolution urbaine d'une des villes les plus emblématiques du monde.
Si un seul livre devait mériter l'appellation de « bijou noir », c'est bien À vau-l'eau de Joris-Karl Huysmans (1848-1907). Monsieur Folantin est un célibataire parisien. Sa recherche d'une pitance convenable le fait sans cesse alterner entre le regret de n'être pas en ménage et la confirmation que son sort de vieux garçon est le seul supportable. Velléitaire, cet « Ulysse des gargotes » (Maupassant) est confronté à toutes sortes d'échecs grands et minuscules. À vau-l'eau est un joyau drôle et pessimiste écrit juste avant le coup d'éclat de Joris-Karl Huysmans, À rebours. Cette édition comprend également deux courts récits, Les habitués de café et Le coiffeur. Édition et préface de Maxime Cochard
À rebours plonge le lecteur dans l’univers clos et raffiné de Jean des Esseintes, aristocrate blasé qui fuit la société pour se réfugier dans une existence entièrement dédiée à l’art, à l’esthétisme et à la provocation.
Joris-Karl Huysmans (1848-1907) "Tu y crois si bien à ces idées-là, mon cher, que tu as abandonné l'adultère, l'amour, l'ambition, tous les sujets apprivoisés du roman moderne, pour écrire l'histoire de Gilles de Rais - et, après un silence, il ajouta : - Je ne reproche au naturalisme ni ses termes de pontons, ni son vocabulaire de latrines et d'hospices, car ce serait injuste et ce serait absurde ; d'abord, certains sujets les hèlent, puis avec des gravats d'expressions et du brai de mots, l'on peut exhausser d'énormes et de puissantes oeuvres, l'Assommoir, de Zola, le prouve ; non, la question est autre ; ce que je reproche au naturalisme, ce n'est pas le lourd badigeon de son gros style, c'est l'immondice de ses idées ; ce que je lui reproche, c'est d'avoir incarné le matérialisme dans la littérature, d'avoir glorifié la démocratie de l'art ! Oui, tu diras ce que tu voudras, mon bon, mais, tout de même, quelle théorie de cerveau mal famé, quel miteux et étroit système ! Vouloir se confiner dans les buanderies de la chair, rejeter le suprasensible, dénier le rêve, ne pas même comprendre que la curiosité de l'art commence là où les sens cessent de servir ! Tu lèves les épaules, mais voyons, qu'a-t-il donc vu, ton naturalisme dans tous ces décourageants mystères qui nous entourent ? Rien. - Quand il s'est agi d'expliquer une passion quelconque, quand il a fallu sonder une plaie, déterger même le plus bénin des bobos de l'âme, il a tout mis sur le compte des appétits et des instincts. Rut et coup de folie, ce sont là ses seules diathèses. En somme, il n'a fouillé que des dessous de nombril et banalement divagué dès qu'il s'approchait des aines ; c'est un herniaire de sentiments, un bandagiste d'âme et voilà tout !" Durtal est un écrivain qui travaille sur une biographie du tristement célèbre Gilles de Rais. Il aime également discuter, avec ses amis, des sciences occultes et notamment du satanisme...
Joris-Karl Huysmans (1848-1907) "Le soir tombait ; Jacques Marles hâta le pas ; il avait laissé derrière lui le hameau de Jutigny et, suivant l'interminable route qui mène de Bray-sur-Seine à Longueville, il cherchait, à sa gauche, le chemin qu'un paysan lui avait indiqué pour monter plus vite au château de Lourps. La chienne de vie ! murmura-t-il, en baissant la tête ; et désespérément il songea au déplorable état de ses affaires. À Paris, sa fortune perdue par suite de l'irrémissible faillite d'un trop ingénieux banquier ; à l'horizon, de menaçantes files de lendemains noirs ; chez lui, une meute de créanciers, flairant la chute, aboyant à sa porte avec une telle rage qu'il avait dû s'enfuir ; à Lourps, Louise, sa femme, malade, réfugiée chez son oncle régisseur du château possédé par un opulent tailleur du boulevard qui, en attendant qu'il le vendît, le laissait inhabité, sans réparation et sans meubles. C'était là le seul refuge sur lequel lui et sa femme pussent maintenant compter ; abandonnés par tout le monde, dès la débâcle, ils pensèrent à chercher un abri, une rade, où ils pourraient jeter l'ancre et se concerter, pendant un passager armistice, avant que de rentrer à Paris pour commencer la lutte. Jacques avait été souvent invité par le père Antoine, l'oncle de sa femme, à venir passer l'été dans ce château vide. Cette fois, il avait accepté. Sa femme était partie pour la commune de Longueville sur les confins de laquelle s'élève le château de Lourps ; lui, était resté dans le train jusqu'à la station des Ormes où il était descendu, dans l'espoir de recouvrer quelques sommes." Jacques et Louise sont un couple parisien qui doit faire face à d'énormes problèmes financiers et à la maladie. Ils décident de se réfugier, pour souffler, au château de Lourps, château abandonné par son propriétaire, dont le régisseur est le cousin de Louise : Antoine...
Ce coffret contient trois oeuvres de Jorys-Karl Huysmans : À vau-l'eau, À Rebours et La Cathédrale. Retrouvez d'autres auteurs dans la collection Coffrets Classiques : Alexandre Dumas, Homère, Victor Hugo, Marivaux, Molière, Émile Zola, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, George Sand...
"La chienne de vie ! murmura-t-il, en baissant la tête ; et désespérément il songea au déplorable état de ses affaires. A Paris, sa fortune perdue par suite de l'irrémissible faillite d'un trop ingénieux banquier ; à l'horizon, de menaçantes files de lendemains noirs ; chez lui, une meute de créanciers, flairant la chute, aboyant à sa porte avec une telle rage qu'il avait dû s'enfuir ; à Lourps, Louise, sa femme, malade, réfugiée chez son oncle régisseur du château possédé par un opulent tailleur du boulevard qui, en attendant qu'il le vendît, le laissait inhabité, sans réparation et sans meubles." À PROPOS DE L'AUTEUR Joris-Karl Huysmans, nom de plume de Charles Marie Georges Huysmans, est un écrivain et critique d'art français, né le 5 février 1848 à Paris et mort dans la même ville le 12 mai 1907. En 1880, il collabore au journal Le Gaulois, hostile à l'expulsion des jésuites décrétée par le gouvernement. Sous la pression de ses supérieurs hiérarchiques, il cesse sa collaboration. En tant que romancier et critique d'art, il prit une part active à la vie littéraire et artistique française dans le dernier quart du XIXe siècle et jusqu'à sa mort, en 1907. Par son oeuvre de critique d'art, il contribua à promouvoir en France la peinture impressionniste ainsi que le mouvement symboliste, et permit au public de redécouvrir l'oeuvre des artistes primitifs.
Les souffrances ne sont plus. Durtal a l'âme légère et la vie devant lui, mais il doit encore apprendre ce que c'est de croire. Accompagné par son directeur de conscience, l'abbé Gévresin, il poursuit son chemin spirituel jusqu'à la cathédrale de Chartres. Tourmenté par l'ennui et le désir, sa foi jusqu'alors grandissante est mise à l'épreuve. Troisième roman d'une tétralogie sur la conversion spirituelle, «La Cathédrale» met en lumière un monument sacré et célèbre de Chartres. Huysmans à travers le personnage de Durtal, raconte sa propre découverte de la cathédrale de Chartres, de son architecture, et de son histoire. Joris-Karl Huysmans (1848-1907) naît dans une famille d'artistes. Son père, lithographe, meurt alors que Huysmans n'a que huit ans. Huysmans passe une grande partie de sa vie au ministère de l'intérieur. Il fait paraître en 1874 son premier recueil de poésie («Le Drageoir aux épices»), et rencontre Zola deux ans après. Il défend son nouvel ami dans un article sur l'«Assommoir» et le naturalisme. Il publie la même année un roman naturaliste, «Marthe, histoire d'une fille». Son second roman («Les Soeurs Vatard», 1879) est accompagné d'une dédicace à Zola. Il fréquente aussi Maupassant, et réalise avec quelques auteurs un recueil de nouvelles («Les Soirées de Médan», 1880). À compter de 1884, avec la sortie de son roman «A rebours», Huysmans se montre de plus en plus pessimiste, et s'éloigne du mouvement naturaliste. Après avoir traversé une phase mystique avec «Là-bas» (1891), Huysmans se convertit soudainement au catholicisme.
Paris, fin XIXe siècle : voici l’œuvre complète de Joris-Karl Huysmans, figure majeure du naturalisme et du décadentisme, réunie en une intégrale annotée et enrichie.
À rebours plonge le lecteur dans l'univers décadent de Jean des Esseintes, aristocrate blasé qui fuit la société pour se réfugier dans une existence artificielle, rythmée par l'art, la perversion et la quête d'une beauté absolue.
Chartres, 1893. Durtal, critique d’art tourmenté, découvre la cathédrale Notre-Dame et s’y perd dans une quête spirituelle et esthétique.
Là-bas plonge le lecteur dans les abîmes du satanisme et de la quête spirituelle à travers le regard de Durtal, historien tourmenté par les mystères de la foi et du mal.
1880, Médan. Six plumes naturalistes s’unissent pour dépeindre la guerre franco-prussienne sans fard ni héroïsme.
Découvrez l'intégrale annotée et illustrée de Joris-Karl Huysmans, figure majeure du décadentisme et du symbolisme.
À rebours plonge le lecteur dans l'univers décadent et raffiné de Jean des Esseintes, aristocrate misanthrope qui fuit la société pour se réfugier dans une existence solitaire, entièrement dédiée à l'art et à l'esthétisme.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.
Découvrez la correspondance secrète entre Joris-Karl Huysmans et Émile Zola, deux géants du naturalisme. Ces lettres inédites révèlent les débats littéraires, les amitiés et les tensions d’une époque où la littérature redéfinissait la société.
Découvrez la correspondance secrète de Joris-Karl Huysmans, figure majeure du symbolisme, à travers ces Lettres inédites à Jules Destrée.
La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville. Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous des saules. Comme bien des filles de la campagne, la Bièvre est, dès son arrivée à Paris, tombée dans l'affût industriel des racoleurs ; spoliée de ses vêtements d'herbes et de ses parures d'arbres, elle a dû aussitôt se mettre à l'ouvrage et s'épuiser aux horribles tâches qu'on exigeait d'elle. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Chartres, 1893. Sous la neige, un homme découvre la cathédrale et en tombe éperdument amoureux. La Cathédrale de Joris-Karl Huysmans est bien plus qu’un roman : c’est une immersion dans l’art, la foi et l’architecture gothique.
C'ÉTAIT pendant la première semaine de Novembre, la semaine où se célèbre l'octave des morts. Durtal entra, le soir, à huit heures, à Saint-Sulpice. Il fréquentait volontiers cette église parce que la maîtrise y était exercée et qu'il pouvait, loin des foules, s'y trier en paix. L'horreur de cette nef, voûtée de pesants berceaux, disparaissait avec la nuit ; les bas côtés étaient souvent déserts, les lampes peu nombreuses éclairaient mal ; l'on pouvait se pouiller l'âme, sans être vu, l'on était chez soi. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Mathias Grünewald d'Aschaffembourg, ce peintre de la Crucifixion du musée de Cassel que j'ai décrite dans Là-Bas et qui appartient maintenant au musée de Carlsruhe, m'a, depuis bien des années, hanté. D'où vient-il, quelle fut son existence, où et comment mourut-il ? Personne exactement ne le sait ; son nom même ne lui est pas sans discussions acquis : les documents font défaut ; les tableaux qu'on lui attribue furent tour à tour assignés à Albert Dürer, à Martin Schongauer, à Hans Baldung-Grien, et ceux qui ne lui appartiennent point lui sont concédés par combien de livrets de collections et de catalogues de musées !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
C'EST à Victor Hugo, à Montalembert, à Viollet-le-Duc, à Didron, que nous devons le réveil de louanges dont se pare maintenant l'art gothique, si méprisé par le XVIIe et le XVIIIe siècles, en France. A leur suite, les chartistes s'en sont mêlés et ont parfois exhumé des layettes d'archives, des actes de naissance portant le nom des « maîtres de la pierre vivel » qui bâtirent les cathédrales ; les recherches continuent dans les cimetières à paperasses des provinces ; quel est, à l'heure actuelle, le résultat de ce mouvement que détermina le Romantisme ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A Chartres, au sortir de cette petite place que balaye, par tous les temps, le vent hargneux des plaines, une bouffée de cave très douce, alanguie par une senteur molle et presque étouffée d'huile, vous souffle au visage lorsqu'on pénètre dans les solennelles ténèbres de la forêt tiède. Durtal le connaissait ce moment délicieux où l'on reprend haleine, encore abasourdi par ce brusque passage d'une bise cinglante à une caresse veloutée d'air. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
DANS la salle à manger meublée d'un poêle en faïence, de chaises cannées à pieds tors, d'un buffet en vieux chêne, fabriqué à Paris, rue du Faubourg Saint-Antoine, et contenant, derrière les vitres de ses panneaux, des réchauds en ruolz, des flûtes à champagne, tout un service de porcelaine blanche, liseré d'or, dont on ne se servait du reste jamais ; sous une photographie de Monsieur Thiers, mal éclairée par une suspension qui rabattait la clarté sur la nappe, maître Le Ponsart et M.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Joris-Karl Huysmans. Le satanisme, l'alchimie, la magie noire, les sacrifices supersticieux et toutes les sciences occultes du Moyen-Âge ont fasciné le très mystique catholique Joris-Karl Huysmans. Avec "Gilles de Rais, la sorcellerie en Poitou", une plaquette hors commerce tirée de ses travaux en 1897 , il laisse exprimer son intense curiosité de ces phénomènes. Né en 1404 dans une famille de moyenne noblesse descendant de Du Guesclin, héritier dilapideur de la vaste baronnie de Retz située aux frontières du Poitou et de la Bretagne, seigneur de guerre devenu héros de la guerre de Cent Ans pour avoir combattu aux côtés de Jeanne d'Arc, élevé à la dignité de Maréchal de France par Charles VII, Gilles de Montmorency-Laval - plus connu sous le nom de Gilles de Rais ou, dans la légende populaire, sous le surnom de Barbe Bleue - est ce monstre médiéval aussi flamboyant que dépravé qui enlève, viole, supplicie, démembre et égorge quelque 140 enfants en invoquant le démon dans ses châteaux de Tiffauges et de Marchecoul. J-.K. Huymans dresse le portrait de ce personnage sanguinaire, décrivant son monde de voluptés atroces, relatant sa série de crimes sadiques et son étrange procès devant une justice qui l'accuse d'être "hérétique, relaps, sortilège, sodomite, évocateur d'esprits malins, divinateur, égorgeur d'innocents, apostolat, idolâtre, devin et sorcier". "Le marquis de Sade n'est qu'un timide bourgeois, qu'un piètre fantaisiste à côté de lui", écrit l'auteur de "Là-bas".
Durtal, historien obsédé par le mal et le sacré, plonge dans les ténèbres du satanisme parisien du XIXe siècle. Entre quête spirituelle et horreur, Là-bas de Joris-Karl Huysmans explore les abîmes de l’âme humaine et les limites de la foi.
«Croquis Parisiens» oscille entre poèmes en prose et nouvelles. Amoureux du Paris du XIXe, Huysmans arpente la capitale en tous sens (de Montmartre à Saint-Denis) en quête d'atmosphères et de détails enchanteurs. Là, un marchand vend ses journaux ; ici, des dames aux chapeaux à fleurs se mélangent aux hommes en costumes et aux calèches à chevaux ; parfois, l'odeur des cigares en terrasse et les musiques entraînantes s'élèvent dans tout Paris... Tel un peintre, Huysmans fait le croquis d'une ville rêvée qui, depuis toujours, fascine bon nombre d'écrivains. Joris-Karl Huysmans (1848-1907) naît dans une famille d'artistes. Son père, lithographe, meurt alors que Huysmans n'a que huit ans. Huysmans passe une grande partie de sa vie au ministère de l'intérieur. Il fait paraître en 1874 son premier recueil de poésie («Le Drageoir aux épices»), et rencontre Zola deux ans après. Il défend son nouvel ami dans un article sur l'«Assommoir» et le naturalisme. Il publie la même année un roman naturaliste, «Marthe, histoire d'une fille». Son second roman («Les Soeurs Vatard», 1879) est accompagné d'une dédicace à Zola. Il fréquente aussi Maupassant, et réalise avec quelques auteurs un recueil de nouvelles («Les Soirées de Médan», 1880). À compter de 1884, avec la sortie de son roman «A rebours», Huysmans se montre de plus en plus pessimiste, et s'éloigne du mouvement naturaliste. Après avoir traversé une phase mystique avec «Là-bas» (1891), Huysmans se convertit soudainement au catholicisme.