John Le carré
John Le carré
Sept décennies de correspondance inédite : Dans l’intimité d’un espion révèle le John le Carré privé, entre trahisons familiales, secrets d’État et combats littéraires.
Plongez dans le dernier roman posthume de John le Carré, où un libraire et un mystérieux immigré polonais cachent bien des secrets. Une intrigue d'espionnage captivante, entre trahisons, mélancolie et critique acerbe du renseignement britannique.
Londres, 2020. Nat, agent vétéran du MI6, revient de mission et découvre un monde où le Brexit, Trump et Poutine redessinent les règles du jeu.
1961, Berlin. Deux vies brisées au pied du Mur. 2017, un ancien espion doit rendre des comptes. L’héritage des espions revisite l’un des plus grands mythes de John le Carré, mêlant mémoire, trahison et secrets d’État.
1961. L’espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold trouvent la mort au pied du mur de Berlin. 2017. Peter Guillam, fidèle collègue et disciple de George Smiley dans les services de renseignement autrefois surnommés « le Cirque », est tiré de sa retraite en Bretagne par une lettre de son ancien employeur, qui le convoque à Londres. Pourquoi ? Ses activités d’agent secret pendant la guerre froide le rattrapent. Des opérations qui firent la gloire du Londres secret vont être minutieusement décortiquées par une nouvelle génération qui n’a que faire des luttes menées jadis par les Occidentaux contre le bloc communiste. Quelqu’un doit payer pour le sang des innocents sacrifiés sur l’autel de l’intérêt général. Entremêlant le passé et le présent pour laisser chacun raconter son histoire, L’Héritage des espions est un roman éblouissant de virtuosité. Ultime hommage au héros indestructible George Smiley, il marque la consécration d’un écrivain prodigieux. Durée : 09H37
Plongez dans le dernier roman posthume de John le Carré, où un libraire et un mystérieux immigré polonais croisent leurs destins dans une intrigue d'espionnage aussi subtile que captivante.
Découvrez pourquoi la bienveillance éducative transforme nos enfants et notre société. Olivier Maurel démontre, preuves à l'appui, que la violence éducative ordinaire corrompt depuis des siècles ce qu'il y a de meilleur en l'être humain.
"Etre inhumain lorsqu'il s'agit de défendre notre sens de l'humanité, impitoyable dans notre défense de la compassion, inébranlable pour défendre nos inégalités." George Smiley George Smiley est un petit monsieur bedonnant et myope, que sa femme, Ann, trompe parfois et même souvent. Ce personnage un peu effacé, qui se perd facilement dans l'anonymat de la foule londonienne, est aussi le chef des services secrets britanniques, que dans les romans de le Carré on appelle le Cirque. Ayant démasqué le traître, "la taupe", qui s'était infiltré au plus haut niveau dans cette organisation, Smiley a pour mission de "nettoyer les écuries". Dès le premier jour de son entrée en fonction, George Smiley passe à l'attaque. Son adversaire, c'est Karla, nom de code de l'officier traitant soviétique, qui a conçu le plan aboutissant à la ruine du Cirque. Et pour soldat, Smiley va choisir Gerald Westerby, vieux routier de l'Asie où l'ont entraîné ses reportages, rescapé de plusieurs journaux et de quelques mariages, et demeuré malgré tout cela un éternel collégien. Comme un collégien, deuxième volet de la "trilogie des Smiley", est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés. Echappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, il nous entraîne à travers l'Extrême-Orient. Il brosse un tableau impitoyable de toute cette faune qui peuple les beaux immeubles de Hong Kong, les boîtes de Bangkok ou les baraquements climatisés des bases américaines. Et tout cela avec cet humour corrosif qui ne sert sans doute qu'à masquer la secrète blessure d'une tendresse déçue.
À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d’espions décatis. À l’exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d’un oligarque ukrainien. Nat n’est pas seulement un agent secret. C’est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c’est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l’urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal. Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante. Durée : 08H10
Fils naturel d'un missionnaire catholique irlandais et d'une villageoise congolaise, Bruno Salvador, alias Salvo, a gardé de son enfance africaine une passion immodérée pour les langues. Devenu interprète éminent, il est régulièrement sollicité par de grandes entreprises et des tribunaux, mais aussi par le Renseignement britannique. Envoyé sur une île perdue pour une mission d'interprétariat lors d'une conférence secrète entre des bailleurs de fonds occidentaux et des chefs de guerre rivaux dont l'objectif affiché est de rétablir l'ordre et la paix en République démocratique du Congo, il devient malgré lui le seul témoin des machinations cyniques qui s'ourdissent dans l'ombre pour dépouiller de ses richesses un pays déjà ravagé par la guerre. Or l'amour qu'il porte à Hannah, la belle infirmière congolaise, a rallumé en lui l'étincelle de la conscience africaine qui couvait sous l'éducation catholique rigide jadis reçue à l'école de la Mission. Le naïf Salvo saura-t-il s'affranchir des inhibitions qui le brident pour devenir le héros d'un noble et dangereux combat ? John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office. Son troisième roman, L'Espion qui venait du froid, lui vaut la célébrité. La consécration vient avec la trilogie La Taupe, Comme un collégien et Les Gens de Smiley, suivie de son roman le plus autobiographique, Un pur espion. Le Chant de la Mission est son vingtième roman.
1987, Moscou en pleine perestroïka. Quand un manuscrit secret tombe entre les mains d’un éditeur anglais, Barley Scott Blair se retrouve malgré lui au cœur d’une intrigue où espionnage et grand amour se mêlent.
L'Anglais Jonathan Pyne est devenu directeur de nuit d'un palace suisse pour fuir ses démons: la mémoire d'un père héroïque qu'il croit mort au champ d'honneur, sa propre expérience de soldat en mission clandestine en Irlande, son mariage raté, ses angoisses existentielles. Mais, rattrapé par son passé lorsque la femme qu'il aime est assassinée, il se laisse recruter par un agent secret afin de démasquer le commanditaire du meurtre, un milliardaire aussi fascinant que répugnant, qui se livre impunément à des trafics en tous genres. Sa dangereuse traque de "l'homme le plus ignoble au monde" l'obligera à s'inventer de multiples avatars au risque de se perdre lui-même, et l'entraînera de la Cornouailles au Québec -en passant par les Bahamas, les Caraïbes et le Panama- mais surtout au coeur des labyrinthes du pouvoir, où se trament des alliances contre nature entre la communauté du renseignement et les barons du trafic d'armes. Le Directeur de nuit marque un tournant dans l'oeuvre de John le Carré: premier roman de l'après-guerre froide, il fait la part belle à l'action, menée tambour battant, tout en dénonçant la décadence de Services secrets devenus aussi immoraux que les criminels qu'ils ont pour devoir de pourchasser. Traduit de l'anglais par Mimi et Isabelle Perrin
" Du monde secret que j'ai connu jadis, j'ai essayé de faire un théâtre pour les autres mondes que nous habitons. D'abord vient l'imaginaire, puis la quête du réel. Et ensuite retour à l'imaginaire, et au bureau devant lequel je suis assis à cet instant. " John le Carré Depuis ses années de service dans le renseignement britannique pendant la Guerre froide jusqu'à une carrière d'écrivain qui l'emmena du Cambodge en guerre à Beyrouth après l'invasion israélienne de 1982, en passant par la Russie avant et après la chute du mur de Berlin, John le Carré s'est toujours placé au cœur de notre histoire contemporaine. Dans ce livre de mémoires inédits, il relate d'une plume aussi incisive que drolatique et avec la subtilité morale qui caractérise ses romans les événements dont il fut le témoin. Qu'il décrive le perroquet d'un hôtel de Beyrouth imitant à la perfection le crépitement des mitraillettes ou les premières notes de la Cinquième de Beethoven, sa découverte des charniers du génocide rwandais, son réveillon du Nouvel An 1982 avec Yasser Arafat, la sagesse du génial physicien Andreï Sakharov, sa rencontre avec deux anciens chefs du KGB ou avec l'humanitaire française qui lui inspira l'héroïne de La Constance du jardinier, son regard est souvent caustique, toujours pénétrant. Mais surtout John le Carré nous dévoile son parcours d'écrivain sur plus de six décennies et sa quête infatigable de l'étincelle humaine qui a insufflé tant de vie et de cœur à ses personnages de fiction. John le Carré, né en 1931, a étudié aux universités de Berne et d'Oxford, enseigné à Eton, et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l'écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.
Au lendemain de la guerre en Irak, l'Anglais Edward "Ted" Mundy, fils d'un major dans l'armée des Indes, écrivain raté et guide touristique en Bavière, voit resurgir son passé en la personne de Sasha, l'Allemand de l'Est militant qu'il a rencontré à la fin des années 60 dans un Berlin en proie à l'agitation révolutionnaire et revu dans le crasseux miroir aux espions de la guerre froide pour le montage d'une longue opération d'agent double. Mais aujourd'hui les temps ont changé, et leur amitié renouée au nom d'un idéalisme devenu obsolète se heurtera aux manoeuvres cyniques d'une Amérique plus impérialiste que jamais. Avec ce roman engagé d'une actualité brûlante, le Carré sonne le glas de l'espionnage à l'ancienne et des valeurs surannées qui structuraient l'univers des agents secrets : depuis le 11 septembre, le monde ignore tout code de l'honneur et les "justes causes" n'y ont plus cours quand l'Amérique de Bush fait subir à tous la marche forcée de son autocélébration triomphaliste et hégémonique. Portant un regard cruellement désabusé sur les agissements machiavéliques d'une Amérique drapée dans sa bonne conscience, le Carré dénonce aussi la veulerie aveugle de ses contemporains, et son message désespéré hantera le lecteur longtemps après la dernière ligne.
Deux jeunes amoureux s'offrent des vacances de rêve dans une île caribéenne. Perry est un austère enseignant d'Oxford, Gail une avocate londonienne prometteuse. Leur pays natal est en pleine récession. Ils font la connaissance de Dima, milliardaire russe fantasque et truculent qui arbore une Rolex incrustée de diamants à son poignet, un tatouage sur le pouce droit et cherche un partenaire de tennis. Mais, en réalité, ce que cherche Dima se révélera être le moteur qui entraîne ce roman majestueux, tragique, captivant, sur la cupidité et la corruption, du Goulag à Antigua, Paris et la finale Federer/Söderling jusqu'à une planque au fin fond des Alpes suisses, en passant par les recoins les plus troubles de la City de Londres, impliquée dans une collusion contre nature avec les services secrets britanniques. John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office. Son troisième roman, L'Espion qui venait du froid, lui vaut la célébrité. Un traître à notre goût est son vingt-deuxième roman. Tous les ouvrages de John le Carré sont disponibles au Seuil. Isabelle Perrin (normalienne, agrégée d'anglais, docteur ès lettres et maître de conférences à l'Université Paris 3), que tout destinait à une sage carrière universitaire, mène une double vie depuis 1986, date à laquelle sa mère Mimi a eu la riche idée de lui transmettre le virus de la traduction littéraire professionnelle. Aucun antidote n'ayant heureusement jamais été trouvé, le duo a cosigné la traduction de près d'une trentaine d'ouvrages, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.
Harry Pendel, enfant illégitime d'ascendance-irlandaise, propriétaire charismatique de Pendel & Braithwaite Co., Limitada, tailleurs près de la royauté sis à Panama, est contacté un jour par le mystérieux Andrew Osnard, jeune espion sans scrupules chargé de suivre l'évolution du paysage politique, en prévision de la rétrocession par les Américains au canal de Pananma à midi le 31 décembre 1999. Osnard, qui sait tout du passé trouble de Pendel et de ses difficultés financières du moment, l'oblige par chantage à devenir son informateur. Qui mieux que Pendel, dans la boutique duquel défilent jour après jour tous les hommes qui comptent au Panama, pourrait en effet le renseigner sur les bruits de couloir et les rumeurs. Mais Pendel, en vrai bon tailleur au boniment bien rodé, va prendre la mesure des enjeux et, plutôt que de simplement recouper ses informations, décide de se mettre à broder, ourler rapiécer, bâtir à grands points ses rapports et finalement redessiner de pied en cap la silhouette d'un panama interlope. Sur la foi de ces chimères, son épouse, son meilleur ami, sa fidèle employée mais aussi les diplomates britanniques, les militaires américains et les barons de la finance et de la presse internationales vont bientôt se retrouver pris dans une énorme affaire géopolitique dont aucun ne sortira indemne.
A quarante-huit ans, le narrateur Tim Cranmer jouit d'une retraite anticipée dans son manoir du Somerset, en compagnie de la belle et énigmatique Emma. En tant qu'agent secret, il a livré et gagné la bataille de la guerre froide, et, dans le nouvel ordre mondial, il n'y a plus de place pour lui. Mais nul n'échappe à son passé. Celui de Tim habite à proximité, en la personne de Larry Pettifer, ami et rival depuis l'école, reconverti en professeur d'université après avoir servi d'agent double à Tim pendant vingt ans. Soudain, Larry disparaît. En même temps qu'Emma. Ont-Ils fui ensemble pour vivre leur passion ? Larry a-t-il entraîné Emma dans une de ses causes perdues ? Tim se lance à leur poursuite, découvrant aussitôt qu'il est lui-même poursuivi par ses anciens patrons. Le chasseur devient gibier. Il fouille son propre passé tel un voleur et s'enfonce dans les sables mouvants de l'étrange pacte qui lie désormais Emma et Larry. De l'Angleterre hostile en passant par les bas-fonds de Moscou. c'est au cœur du Caucase et des affrontements ethniques de l'ex-Union soviétique que la quête de Tim connaît un brutal et amer dénouement, et que sa vie retrouve du même coup un sens. Tout à la fois histoire d'amour, roman à suspense, satire politique d'une brûlante actualité. Notre jeu possède les qualités d'un très grand roman de John le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche. un perpétuel sens du paradoxe. Et par-dessus tout, l'humour et l'humanité.
Un avocat d'affaires travaillant pour la maison londonienne Single & Single exécuté par un gang mafieux sur une colline turque après avoir été accusé de crimes dont il ignore tout, un magicien pour enfants convoqué nuitamment à sa banque dans le Devon pour expliquer l'arrivée sur le compte de sa fille d'une somme d'argent colossale, un cargo russe arraisonné dans la mer Noire, un baron de la finance qui disparaît dans la nature, un officier des douanes britanniques sur la piste de la corruption et du meurtre... Autant de personnages pittoresques et d'événements en apparence isolés qui s'entrecroisent dans une intrigue dont les fils se nouent progressivement pour tisser une formidable tapisserie romanesque avec pour thèmes centraux l'amour, la trahison, la famille et l'humanisme triomphant. Ce roman d'un John le Carré au mieux de sa forme nous entraîne dans un voyage mouvementé au cœur des milieux de la haute finance et de l'internationale du crime, dont les ramifications s'étendent de la vénérable City aux calmes rives du Devon, de la Russie post-communiste déliquescente au mystérieux Bosphore en passant par les hauteurs paradisiaques du Caucase.
Issa, jeune musulman russe affamé, arrive clandestinement à Hambourg en pleine nuit, avec autour du cou une bourse renfermant une somme substantielle d'argent liquide et les reliques d'un passé mystérieux. Annabel, jeune avocate idéaliste travaillant pour une association d'aide aux immigrés, se jure de sauver Issa de l'expulsion, au point de faire passer la survie de son client avant sa propre carrière. Tommy Brue, patron sexagénaire d'une banque anglaise en perdition sise à Hambourg, détient les clefs de l'héritage interlope du père d'Issa. Ces trois âmes innocentes forment un triangle amoureux désespéré, sur lequel vont fondre les espions de trois nations différentes, tous résolus à marquer des points pour leur camp dans la guerre avouée contre le terrorisme et la guerre inavouable entre leurs services respectifs. Peuplé de personnages inoubliables, Un homme très recherché fait la part belle à un humour caustique, tout en entretenant une tension croissante jusqu'à une scène finale poignante. Cette œuvre pleine d'une profonde humanité, ancrée dans les turbulences de notre époque où des forces en constante mutation se percutent partout dans le monde, révèle une vision d'ensemble réfléchie, sombre, impressionnante de logique et d'acuité. John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office. Parmi ses derniers livres parus, La Constance du jardinier a connu un grand succès international et a été adapté à l'écran par Fernando Meirelles. Un homme très recherché est son vingt et unième roman. Il est commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres. Mimi et Isabelle Perrin Après une carrière musicale dans le jazz, Mimi Perrin entre en traduction dans les années 70, signant notamment la traduction française de La Couleur pourpre, d'Alice Walker, et reçoit en 1999 le prix Halpérine-Kaminsky, consécration pour l'ensemble de sa carrière. À partir 1986, elle traduit à quatre mains avec sa fille Isabelle, agrégée d'anglais, docteur ès lettres et maître de conférences à l'université Paris 3. Le duo est la voix française de John le Carré depuis La Maison Russie, en 1989.
2008. Le rocher de Gibraltar, joyau des colonies britanniques, est le théâtre d'une opération de contre-terrorisme menée par un commando anglais et des mercenaires américains. Nom de code : Wildlife. Objectif : enlever un acheteur d'armes djihadiste. Commanditaires : un ambitieux ministre des Affaires étrangères et son ami personnel, patron d'une société militaire privée. Kit Probyn, un diplomate candide, est sommé d'être le téléphone rouge du politicien. L'opération est si délicate que même le secrétaire particulier du ministre, Toby Bell, est tenu à l'écart. 2011. Kit Probyn, désormais retraité, convoque Toby Bell dans son manoir de Cornouailles. Toby doit choisir entre sa conscience et sa loyauté de serviteur de l'État. Or si la passivité des hommes honnêtes suffit à faire triompher le mal, comment pourra-t-il garder le silence ? D'une actualité brûlante – l'affrontement entre chrétienté et islam –, Une vérité si délicate, vingt-troisième roman de l'auteur, est percutant, resserré comme un poing. Magistral. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin John le Carré, né en 1931, a étudié aux universités de Berne et d'Oxford, enseigné à Eton, et a été membre du service du renseignement britannique pendant la guerre froide. Depuis cinquante ans il se consacre à l'écriture et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie. Extraits de presse : " John le Carré transcende la simple littérature de genre et marquera l'histoire comme peut-être l'écrivain le plus important de la seconde moitié du XXe siècle. " Ian McEwan " Le Carré opère ici un retour aux sources. Jubilatoire, subtil, ce roman est le plus marquant de ses œuvres récentes. " The Times " Le meilleur roman de John le Carré ! La cible choisie est atteinte : raconter une histoire palpitante sur les affaires étouffées par l'État, sur la conscience individuelle et sur le devoir envers son pays. " New York Times " Dans Une vérité si délicate, la tension monte à mesure que les révélations s'enchaînent. Le Carré, fin analyste du monde contemporain, sait provoquer tout en donnant à réfléchir. " The Independent " La voix de le Carré est aussi reconnaissable que celle de Dickens ou de Jane Austen : souvent imité, jamais égalé, il a créé son propre univers d'espions pathétiques, d'amants perfides, d'anciens élèves d'écoles privées rongés par la culpabilité, de figures d'un establishment impitoyable aussi séduisantes qu'immorales. " Financial Times
2008, Gibraltar : commanditée par les Aff aires étrangères britanniques et une société militaire privée américaine, une opération anti-terroriste vise un acheteur d’armes djihadiste. Kit Probyn, diplomate naïf, sera le « téléphone rouge » du ministre, alors que Toby Bell, son secrétaire particulier est étonnamment tenu à l’écart. 2011, Toby est convoqué par un Probyn à la retraite, à deux doigts de dévoiler les dessous de l’affaire, totalement véreuse. Choisira-t-il sa conscience contre sa loyauté envers l’État ? John le Carré revient dénoncer les collusions entre pouvoir politique et multinationales du renseignement au prétexte du prétendu combat entre chrétienté et islam. Un roman d’espionnage magistral sur ces personnages broyés entre éthique et devoir d’État. Philippe Allard passe avec brio du récit haletant au registre intime des débats qui déchirent chaque personnage de ce roman sans concession. Durée : 11H23
Quand Tessa Quayle, avocate engagée, est assassinée au Kenya, son époux Justin quitte sa vie rangée de diplomate pour traquer la vérité. Un thriller haletant sur les dérives de l’industrie pharmaceutique et la quête d’un amour perdu.
Plongez dans La Taupe, le chef-d'œuvre d'espionnage de John le Carré, où George Smiley traque un agent double au cœur de la Guerre froide. Un roman culte, entre suspense psychologique et labyrinthes politiques, à découvrir en ebook.
"Rien n'est plus dangereux, se plaisait à dire George Smiley aux jeunes recrues du service secret britannique, qu'un vieil espion pressé." Ici, le vieil espion, dans ce roman, c'est George Smiley lui-même toujours aussi replet, aussi prospère, aussi perspicace, aussi inquiet - et, à n'en pas douter, aussi dangereux. Un coup de téléphone en pleine nuit vient le tirer de sa retraite. Sur une pelouse de Hampstead, un quartier résidentiel de Londres, on a retrouvé le cadavre d'un vieil émigré balte, un ancien général qui a travaillé jadis pour Smiley. Les nouveaux chefs du Cirque - c'est le nom dont le Carré désigne les services secrets britanniques - ne donnent à Smiley qu'une consigne : étouffer l'affaire et non la résoudre. Mais comment faire taire ces fantômes de son passé qui l'appellent du fond des ombres, ces obscurs, ces sans-grade qui jadis étaient ses agents, les gens de Smiley ? Il se trouve une fois de plus déchiré entre des exigences personnelles et les impératifs d'une vieille fidélité à un service dont il a été le chef. On retrouve ici les ingrédients familiers aux lecteurs de le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche, le perpétuel sens du paradoxe. Et surtout dans ce troisième volet de la "trilogie des Smiley", ce sens de l'humour, cette humanité, cette compassion pour ce que le Carré appelle la "condition ambiguë de l'agent secret" et que jamais on n'a perçue plus forte que pour ces Gens de Smiley, ces soutiers de l'espionnage, ces défenseurs acharnés de causes éternellement perdues.
: Issa, jeune musulman russe affamé, arrivé clandestinement à Hambourg avec les reliques d'un passé mystérieux. Annabel, jeune avocate idéaliste se jure de sauver Issa de l'expulsion. Tommy Brue, patron d'une banque anglaise en perdition détient les clefs de l'héritage interlope du père d'Issa. Ces trois âmes innocentes forment un triangle amoureux désespéré, sur lequel vont fondre les espions de trois nations différentes. Peuplée de personnages inoubliables, cette oeuvre pleine d'une profonde humanité, ancrée dans les turbulences de notre époque, entretient une tension croissante jusqu'à une scène finale poignante. Vous serez tenu en haleine d'un bout à l'autre du récit grâce à l'interprétation prenante de Didier Weill qui donne corps à chacun des personnages. Durée : 12H42