Jeremy Bentham
Jeremy Bentham
Jeremy Bentham's Introduction to the Principles of Morals and Legislation, a classic text in modern philosophy and jurisprudence, first published in 1789, focuses on the principle of utility and how this view of morality ties into legislative practices. Bentham's ambition in life was to create a complete Utilitarian code of law. The philosophy of utilitarianism argues that the right act or policy is that which would cause "the greatest good for the greatest number of people", also known as "the greatest happiness principle", or the principle of utility.Bentham's principle of utility regards "good" as that which produces the greatest amount of pleasure, and the minimum amount of pain; and "evil" as that which produces the most pain without the pleasure. This concept of pleasure and pain is defined by Bentham as physical as well as spiritual. Bentham writes about this principle as it manifests itself within the legislation of a society. He lays down a set of criteria for measuring the extent of pain or pleasure that a certain decision will create. Bentham argues that certain unnecessary laws and punishments could ultimately lead to new and more dangerous vices than those being punished to begin with. He is of opinion that the concept of the individual pursuing his or her own happiness cannot be necessarily declared "right", because often these individual pursuits can lead to greater pain and less pleasure for the society as a whole. Therefore, the legislation of a society is vital to maintaining a society with optimum pleasure and the minimum degree of pain for the greatest amount of people.
Visionnaire et réformateur, Jeremy Bentham (1748-1832) prône dès 1770 la décriminalisation de l'homosexualité. Dans un essai au ton pamphlétaire, « Délits contre soi-même : la pédérastie» (1785), il s'interroge sur les raisons d'une telle « antipathie sociale » qui menait au piton et à la pendaison les auteurs d'un acte aussi inoffensif. Philosophe utilitariste, il estime que les relations sexuelles doivent être libres au même titre que les relations économiques du seul fait qu'entre adultes consentants elles ne nuisent à aucun tiers et qu'elles procurent à l'évidence du plaisir à ceux qui les pratiquent... Ce premier plaidoyer en faveur de l'homosexualité est suivi de textes inédits de Bentham, écrits entre 1814 et 1818.
En 1786, le philosophe anglais Jeremy Bentham (1748-1832) pense une nouvelle forme architecturale qui mettrait fin au scandale de l'insalubrité et du croupissement dans les prisons : le dispositif panoptique, par sa conception garantissant une surveillance généralisée, permet d'organiser la condition du prisonnier en vue de sa profitabilité à la société. En passant du modèle des oubliettes au panoptique, le libéralisme utilitariste de Bentham confine à l'utopie totalitaire. Cette idée de progrès n'alla pas sans séduire quelques esprits de la Révolution française puisqu'un député en présenta la synthèse traduite par Étienne Dumont à l'Assemblée en 1791. " Un événement dans l'histoire de la pensée " selon Michel Foucault (Surveiller et Punir) pour qui ce texte est la formule la plus lumineuse pour analyser les technologies politiques de gouvernement des hommes.