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Jean-claude Pompanon

Jean-claude Pompanon

3 livres
ebook cover of Le sacrement de mariage, by Jean-claude Pompanon
Francois-Xavier de Guibert | 21 October 2015

La théologie du mariage a connu nombre d'aléas dans l'Église ancienne comme dans l'actualité la plus récente. Il est urgent de revenir aux sources de la révélation, et avant tout à l'Écriture. Fidèles à l'Évangile, les Pères de l'Église, en Orient comme en Occident, n'ont pas admis qu'un homme puisse renvoyer sa femme et se remarier, même dans le cas de porneia mentionné par saint Matthieu. Cette tolérance, apparue en Orient après la période patristique, n'est fondée ni sur l'Écriture ni sur la tradition. Au nom de la miséricorde, on aimerait pouvoir accueillir les couples qui se sont mariés civilement après un divorce et leur proposer la Réconciliation et l'Eucharistie. La difficulté est que leur situation rend invalide le Sacrement du Pardon. En effet, le rite d'absolution crée une situation de « réconciliation avec l'Église » qui est une condition nécessaire du Sacrement. Aussi longtemps qu'un couple est en situation de rupture ecclésiale, le rite ne peut pas, à lui seul, être signe du pardon : le Sacrement ne peut pas exister. Le mariage, le plus ancien des Sacrements, diffère de tous les autres : le contrat, comme la situation d'époux qui en résulte, sont des réalités naturelles que ni l'Église ni le Christ ne pouvaient modifier. Si le Sacrement de mariage est strictement indissoluble, c'est parce que le mariage « naturel » est indissoluble, le Baptême des époux ne faisant qu'annuler l'exception pouvant exister lorsqu'un seul est baptisé. En ce qui concerne la morale sexuelle, Pie XII a remis en question le rigorisme des Pères de l'Église, légitimant le recours aux périodes agénésiques, mais excluant les contraceptifs « artificiels ». Paul VI s'en est tenu à cette position, mais les épiscopats ayant émis des réserves, il est permis de s'interroger. On ne peut pas, en même temps, légitimer le choix des périodes agénésiques, et donc une relation où ni la finalité de l'acte, ni la finalité des époux, ne sont procréatrices, et maintenir le principe stoïcien selon lequel toute relation conjugale doit être procréatrice. Même s'il existe un lien naturel entre sexualité et procréation, le Nouveau Testament n'en parle pas.

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ebook cover of Le sacrement de l'ordre, by Jean-claude Pompanon
Francois-Xavier de Guibert | 21 January 2015

Ce travail veut rendre compte de la révélation biblique relative à l'efficacitédivine des Sacrements en faisant l'économie des paradoxes liés à lathéorie de la causalité instrumentale.Le Christ ayant donné les Sacrements à son Église pour rester présent etagissant auprès de ses disciples, chaque Sacrement est une action du Christ,actuellement signifiée dans l'Église. Cette grâce ou cet agir divin n'est passeulement signifié dans un rite ecclésial, mais aussi (pour cinq Sacrements)par un ministre ordonné, la succession apostolique étant le garant et le signenécessaire de son pouvoir ecclésial.Un prêtre ne prétend pas, comme les chamanes, détenir des pouvoirssurnaturels : il n'est pas un instrument de la grâce, il en est, comme le disaitJean Chrysostome, le signe. Son pouvoir n'est pas un pouvoir surnaturel defaire grâce : c'est un pouvoir ecclésial d'être le signe certain ou le garant d'unegrâce qui vient de Dieu seul.La juridiction des évêques n'est pas un pouvoir reçu de l'Église ; c'est l'exercicelégitime, sur un certain domaine, des tria munera reçus de l'ordination. Ceque l'Église confère, c'est la détermination ou la limitation de ce domaine.Ainsi, on comprend que la juridiction universelle du pape n'est pas un pouvoirétranger à l'épiscopat ; elle tient à une absence de limitation du domaine surlequel s'exercent les pouvoirs reçus de son ordination.Selon Thomas d'Aquin, « c'est le caractère intérieur qui constitue essentiellementet principalement le sacrement de l'ordre. » On dira, plus précisément,que l'ordination confère d'abord une mission, et, seulement de ce fait, lagrâce nécessaire à son accomplissement. À la différence du baptême ou del'eucharistie, la raison d'être de l'ordination n'est pas d'abord la sanctificationde celui qui reçoit ce Sacrement, mais de l'Église dont il est le ministre.Avec beaucoup de clarté et d'une grande précision historique, cet ouvrageexpose de façon méthodique, le développement théologique du sacrement del'ordre.Prêtre du diocèse de Versailles, après des études de théologie de philosophie àParis, Rome, Fribourg et Oxford, l'auteur poursuit ici sa réflexion sur la nature desSacrements, définie non pas comme un signe efficace, mais comme un agir divinsignifié dans l'Église. Il a développé cette intuition dans des études, déjà parues, surle Baptême, la Confirmation, la Réconciliation et l'Onction de malades.

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ebook cover of Le pardon ou la joie de Dieu, by Jean-claude Pompanon
Francois-Xavier de Guibert | 8 December 2010

La conversion (métanoïa) étant moins la "pénitence" que le regret des péchés et la décision de changer son coeur. Le fait de changer de vie en donnant la priorité à l'amour fait partie des dispositions spirituelles qui conditionnent l'efficacité des Sacrements, et en particulier des quatre Sacrements qui ont le pouvoir de remettre les péchés : le Baptême, la Réconciliation, l'Onction des malades et l'Eucharistie. Le Baptême incorpore au Christ et confère la filiation adoptive. Il pardonne les péchés, si le baptisé en a commis et s'il les regrette. Il purifie également des séquelles du péché, ce qui suppose au moins la contrition, et probablement davantage. La Réconciliation a pour objet le pardon des péchés graves commis après le Baptême, mais elle remet aussi les péchés véniels. Elle efface également les séquelles du péché, si elle rencontre des dispositions de charité ou de conversion du coeur qui vont au-delà d'une contrition minimale. L'Onction soulage le malade (même si la nature de ce soulagement n'a pas fait l'objet d'une définition de foi), elle le guérit éventuellement, et elle remet ses péchés, s'il en a commis et s'il les regrette. Quant aux séquelles du péché, on peut au moins supposer que, comme le Baptême et la Réconciliation, l'Onction les efface, si le malade a les dispositions voulues.

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