Jean-Paul Picaper
Jean-Paul Picaper
Voici un livre percutant, fascinant, un avertissement lucide et froid - preuves à l'appui. Associant le vécu à l'analyse en profondeur, assemblant les éléments épars et nouant les fils d'une « autre » histoire de l'Allemagne des vingt dernières années, inconnue en France, Picaper formule une mise en garde. La République fédérale de Schmidt est oubliée. Celle d'Helmut Kohl n'est-elle plus que le dernier rempart, fragile, contre la montée du « IVe Reich » ? Contre une « démocratie populaire » de type est-allemand, mais transposée clandestinement en Allemagne fédérale, plus puissante, plus totalitaire encore que la R.D.A., bref une Allemagne socialiste réunifiée, assoiffée de revanche et mue par une idéologie national-bolcheviste ? Sous des dehors « écolo-pacifistes », « humanitaires », « socialistes », un mouvement anonyme, tentaculaire, nouvel iceberg totalitaire, dérive jusqu'à nos frontières dans un courant prosoviétique. Des agents de l'Est nagent dans ces eaux, figures inconnues, intrigantes, dominatrices ou frustrées. C'est tout un monde, souvent occulté par la presse et la politique, que fait surgir l'auteur, avec la précision rigoureuse d'un universitaire de formation et la plume facile d'un journaliste.
Découvrez Super Gau, une bande dessinée poignante où la catastrophe de Fukushima bouleverse huit destins à Berlin. Un récit choral puissant sur les résonances invisibles des tragédies mondiales dans nos vies intimes.
"Le pont invisible", sur lequel "passe la voix proche d'êtres lointains", relie une partie de l'humanité à l'autre. Ce sont les ondes hertziennes, radio et télévision. Elles rattachent, sur fréquences terrestres ou par satellites, les pays du monde libre aux auditeurs et téléspectateurs de l'Est, dont la vie se déroule à huis clos. C'est leur fenêtre ouverte sur le monde extérieur. Parfois, une "étrange lucarne", parfois une voix familière. Ces voix du silence couvrent le monde. Leurs auditeurs se comptent par millions. Jean-Paul Picaper trace leurs profils en une vaste fresque, allant des États-Unis à l'Union soviétique et à la Chine populaire, en passant par l'Europe et par l'Extrême-Orient. Ce sont la voix de l'Amérique, la voix de la Chine libre, l'une qui parle en français, l'autre en coréen, une autre en anglais ou en allemand, et celle qui parle de Dieu, venant de Manille ou de Rome. Les dirigeants des pays communistes répondent par une véritable "chasse aux sirènes", tentant d'étouffer par tous les moyens ces voix qui contestent leur monopole de l'information et de la censure. On découvrira les efforts que l'Union soviétique et ses alliés mettent en oeuvre, pour imposer une censure mondiale aux radios occidentales. Mais on n'arrête pas le progrès technique. Aussi, les Soviétiques cherchent-ils à s'emparer des radios occidentales par des voies détournées, et à influencer l'opinion mondiale par la désinformation. Moscou et Pékin sont des colosses radiophoniques sur ondes courtes et modulation de fréquence. L'auteur a parcouru le monde entier pour rassembler son immense documentation. Il analyse le courrier des auditeurs, interviewe des rédacteurs, et ne cache pas qu'il aimerait susciter des vocations. Il estime que la radio-télévision Ouest-Est ne pratique pas la guerre des ondes, mais contribue au maintien de la paix. On n'a pas envie de tirer sur quelqu'un qu'on connaît bien. Si, un jour, les radios de l'Ouest se taisaient, il n'existerait plus de preuve concrète que le monde peut être autrement, fait qu'on le conçoit aux abords de la place Rouge et de la place de la Paix-Céleste...
Avril-mai 1945. Le IIIe Reich est aux abois. Comment échapper à la corde ou au peloton d'exécution ? Cyanure ou revolver, le suicide paraît un bon moyen : solution choisie, entre autres, par Himmler et Gring, comme par Hitler et Goebbels. Ceux qui ne peuvent s'y résoudre se volatilisent, tel Heinrich Müller, chef de la Gestapo. Certains, Wernher von Braun ou Reinhard Gehlen, choisissent de vendre leurs services aux Alliés. D'autres, comme Alois Brunner, Adolf Eichmann, Klaus Barbie ou Joseph Mengele, parviennent à fuir en Égypte, en Syrie ou en Amérique du Sud.Mille gibets n'auraient pas suffi pour châtier les criminels nazis. Le nombre de ceux qui payèrent leurs crimes de leur vie après la chute d'Hitler fut dérisoire : quatre-vingt-une pendaisons de hauts responsables dans les cinq à six années suivant la guerre, à Nuremberg, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Russie ou en Ukraine. Ainsi qu'en France, où ils furent plutôt fusillés. Mais comment identifier les subalternes qui avaient carte blanche pour perpétrer des massacres " sur ordre " ?Plongeant dès 1990 dans les archives de la Stasi et les archives fédérales allemandes, Jean-Paul Picaper est parti sur les traces de ces criminels de guerre, pour exhumer les vestiges de leur déroute, de leur disparition et de leur mort. Ce livre est le récit de cette vaste enquête, nourrie de témoignages et de révélations sur l'attitude machiavélique de Staline et sur l'assistance accordée aux coupables par d'honorables institutions religieuses et politiques.
Début juin 1944, des éléments de la division blindée SS " Das Reich " remontent du Sud-Ouest vers la Normandie. Le soir du 9 juin, le commandement SS et la Gestapo choisissent le village d'Oradour-sur-Glane comme cible. Le lendemain, sur leur chemin, cent vingt Waffen-SS massacrent 642 habitants, dont 246 femmes et 207 enfants, à Oradour-sur-Glane. Seul, un sous-lieutenant SS a été condamné en 1983 à Berlin-Est avec le concours de Paris et de Prague, et a purgé quinze ans de prison. Autrement, ce crime et ses instigateurs sont restés impunis.Depuis un demi-siècle, historiens de fantaisie et négationnistes brodent des légendes et forgent des contrevérités sur le plus grand crime de guerre commis par l'Occupant en Europe occidentale. Plus que jamais, il importe de détruire ces manœuvres contre la mémoire et l'intelligence. Jean-Paul Picaper a donc mené l'enquête. Reconsidérant des faits pollués par mille scories et fictions, il a étudié le site, fait parler des survivants, leurs enfants, des témoins et des historiens. Sa connaissance de la langue allemande et sa notoriété outre-Rhin lui ont permis d'accéder à des documents inédits du IIIe Reich.
Le complot contre Adolf Hitler est l'événement le plus marquant de la Résistance allemande au nazisme. Il visait à éliminer le dictateur, à revenir à la démocratie et à mettre un terme à la guerre en Europe.Jean-Paul Picaper revient sur l'organisation de ce complot et expose les raisons de son échec : jusque-là, toutes les tentatives d'assassinat de Hitler ainsi que les actions subversives les plus héroïques avaient échoué ; l'urgence se faisant sentir, la mission est confiée à Claus von Stauffenberg, colonel qui avait un accès direct et régulier à Hitler. L'opération Walkyrie est lancée. Lors d'une réunion au QG du Führer, Stauffenberg est chargé de placer deux charges d'explosif dans la pièce. Gêné par son handicap (il a été blessé en 1943 lors d'une opération en Afrique du Nord, a perdu un oeil, sa main droite et deux doigts de sa main gauche), il n'a le temps d'activer qu'une charge explosive. De plus, la mallette placée sous la table est déplacée par un officier ; l'explosion fera de nombreuses victimes, mais quelques rescapés - dont Hitler - survivront sans même être blessés.Récit historique, Opération Walkyrie est également une enquête palpitante, qui a conduit Jean-Paul Picaper à rencontrer des dizaines de témoins et descendants des conjurés de juillet 1944, parmi lesquels Franz Ludwig Stauffenberg ou Freya Deichmann, veuve du comte Moltke.