Jean-Paul Froustey
Jean-Paul Froustey
Alors que la plupart des jeunes partent en ville pour trouver un travail attrayant, Clément veut rester vivre dans les bois à tout prix, malgré les imprévus... ?Clément est le dernier à faire couler la sève des pins, cette larme d'or dont parlait Théophile Gautier. À cette heure, toute la jeunesse abandonne la forêt et part en ville : dans les usines, on propose des conditions attirantes et des salaires réguliers et confortables. Mais lui fait de la résistance pour vivre dans le cadre qu'il aime : au milieu des bois avec mémé Justine. Il se déplace encore avec la vieille mobylette du grand-père. Bien sûr, les filles l'ignorent, et l'on se moque de lui. Mais peu lui importe ! Sauf qu'un jour, il perd son travail, sa grand-mère disparaît et le propriétaire de la maison qu'il habite le congédie. La situation semble sans issue. Il n'a pas d'amis à qui se confier. Pourtant, c'est le boucher du village qui évoque le concours de garde-chasse... Avant même de contacter l'Administration, Clément se prend à rêver : continuer à arpenter la forêt, acheter cette Renault 4 avec l'argent qu'il a découvert dans la boîte à biscuits de mémé Justine. Il est prêt à faire des efforts, même des sacrifices si l'équilibre est à ce prix. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Trouvera-t-il la force d'avancer envers et contre tout ? Un roman plein d'amour, de tension et de tendresse. Clément pourra-t-il rester vivre dans la forêt et obtenir le poste de garde-chasse malgré les difficultés ? Suivez son parcours surprenant et touchant dans ce roman historique empli de tensions, mais aussi de tendresse et d'amour. EXTRAIT Sans s'en rendre compte, il avait parcouru pas loin d'une dizaine de kilomètres, empruntant un itinéraire bien rodé qui le ramenait au pied de sa demeure. S'il n'avait pas tiré un seul coup de fusil, il avait tout de même cueilli quelques cèpes ! Avant de passer en cuisine, il devait attraper cinq ou six poulets et les isoler pour le marché de samedi. Il en avait déjà cinq en commande, mais il en prévoyait toujours un de plus. Il y avait souvent un acquéreur à la recherche d'une volaille. Lorsque, enfin, il eut rentré son bois - il se chauffait avec la cuisinière et la cheminée d'un autre âge -, la nuit était tombée. Il alluma la radio pour écouter les informations. De Gaulle avait été désavoué, et Pompidou, fraîchement élu, se rodait au pouvoir. Sans faire de politique, Clément aimait se tenir au courant. Il avait l'impression que la société prenait un tournant. Malgré les allégations des uns et des autres, il fallait admettre que, petit à petit, l'argent prenait le pas sur l'homme. Or, dans sa conception, il estimait que l'on devait privilégier l'homme, que l'argent devait être le fruit du travail et pas celui de la spéculation. Ceux qui ne le connaissaient pas ne pouvaient pas imaginer qu'il était capable de ce type de réflexions. Il n'avait pas fait d'études. Mais il était doté d'un réel bon sens. Une remarque désobligeante avait fusé un jour à son adresse. Il se trouvait au comptoir d'un café et elle venait d'un autre client. Un camarade de classe qui le connaissait bien avait pris sa défense : « Méfie-toi de Clément, ne le prends pas pour un idiot. Ce n'est pas parce que tu gagnes davantage que tu es plus intelligent que lui... » À PROPOS DE L'AUTEUR Viscéralement attaché à sa terre, Jean-Paul Froustey plante toujours ses décors au coeur de la forêt landaise, un milieu magique et poétique. Il a signé précédemment, aux éditions Lucien Souny, Un Héritage scellé sous la pierre, Entre deux vagues, Le Gardien des abeilles et d'autres encore.
Les secrets du passé peuvent avoir un lourd impact. En une nuit, les projets de Julien sont réduits en cendres : le garage dont il devait reprendre la direction, l'appartement dans lequel il venait d'emménager, ses affaires personnelles... Tout, tout a brûlé. Seul le coffre-fort a résisté au feu. Il abrite une enveloppe qui se transmet dans la famille depuis son arrière-grand-père. Un soir de grand désarroi, Julien décide d'y jeter un coup d'oeil. Deux lettres, des coupures de journaux et quelques photos lui apprendront ce que sa mère n'a jamais pris le soin de lui raconter. Il découvre notamment l'existence d'une bergerie, proche d'Espelette, qu'a priori personne n'a jamais revendiquée. Et si cela constituait le début d'une nouvelle histoire ? Pour le savoir, il faut s'y rendre... Et le lendemain, le jeune homme part au Pays basque... De surprises en révélations, de succès en déconvenues, de rencontres en retrouvailles, la vie de Julien se reconstruira à la vitesse de l'éclair, entre mer et montagne. Une histoire inattendue dans laquelle les personnages, attachants et pleins de contradictions, se débattent pour accepter et aimer ceux qu'on appelle une « famille ». EXTRAIT Julien appréciait l'attention que lui portaient Pierre et Alice qui devaient l'aimer autant que leurs propres enfants pour vouloir sa réussite et l'accompagner dans son projet. Il était reconnaissant de la confiance qu'ils lui accordaient. Ils avaient choisi un excellent restaurant parisien où, à l'occasion du réveillon, un groupe de musiciens avait été engagé pour animer la soirée.Le service lent avait pour but de prolonger la fête au-delà de minuit,heure à laquelle,au mépris des voeux d'usage,les portables avaient pris l'ascendant. Julien n'attendait aucun appel, et Alice et Pierre savaient bien que leurs enfants ne téléphoneraient qu'à midi, peut-être même seulement le soir du jour de l'An. Ainsi, Pierre sursauta lorsque la sonnerie de son appareil retentit. Rapidement, l'ancien garagiste devint livide et eut du mal à s'exprimer: - Le garage est en train de brûler. C'est un voisin qui m'appelle. Il a prévenu les pompiers. À PROPOS DE L'AUTEUR Les romans de Jean-Paul Froustey plongent le lecteur dans le quotidien, dans les détresses minuscules, dans les tragédies qui n'en ont pas l'air. L'auteur témoigne, toujours avec humilité et empathie, parfois avec une certaine ironie. Des romans attachants aux valeurs humanistes revigorantes. Lorsqu'il n'écrit pas, Jean-Paul Froustey entretient, le long d'une rivière, un domaine de trois hectares sur lequel il a planté plus de deux cents arbres, ou alors, il s'occupe de ses meilleures et fidèles amies, les abeilles ! Il vit aujourd'hui à Bias, à côté de Mimizan.