Jean Morisset
Jean Morisset
En 1867, quand l'Acte de l'Amérique du Nord britannique a donné officiellement naissance au pays qui se situe au nord du 45e parallèle, les «pères de la Confédération», après moult délibérations, ont décidé de l'appeler «Canada», reprenant le nom, vocable autochtone francisé, d'une des composantes de la nouvelle entité. Le Canada serait désormais, from coast to coast, un pays arpenté, découpé et gouverné selon les principes politiques britanniques. Mais le Canada d'origine, celui qui existait depuis le xviie siècle, était un pays fort différent. Les Canadiens poussaient leurs canots et traçaient leurs sentiers sur un territoire qui allait de l'Alaska jusqu'à la Nouvelle-Espagne, de l'embouchure du Saint-Laurent jusqu'aux Rocheuses, nommant au passage rivières, lacs et montagnes, se mêlant aux nations premières, adoptant leur mode de vie, donnant naissance à une véritable culture créole, métisse, comme on en trouve aux Antilles ou au Brésil. Jean Morisset nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. Il montre enfin comment les Canadiens-faits-Québécois ont participé à cette appropriation du territoire en servant d'entremetteurs pour la Convention de la Baie-James, le dernier des traités historiques confirmant l'«extinction » des droits autochtones au profit du Dominion of Canada. Iconoclaste, provocateur, ce livre nous invite à une réflexion en profondeur sur nos origines, sur notre identité.
1977, Grand Nord canadien : un essai percutant donne la parole aux Premières Nations face à la colonisation. Les chiens s’entre-dévorent... révèle leur combat pour la terre, la dignité et une voix enfin entendue. Un classique toujours actuel.
Souverains et dignes, ces poèmes chantent Haïti. Debout, première République noire, dit le poète dont la voix mêle à dessein incantation et réalité dans ce chant qui conte Haïti, terre immensément blessée, terre immensément belle, offrant au monde sa part d'histoire, d'imaginaire et d'insoumission.
Entre 1986 et 1990, Jean Morisset a vécu de l’intérieur les soubresauts d’Haïti, entre chute des Duvalier et balbutiements démocratiques.