Jean-Michel Maldamé
Jean-Michel Maldamé
Faut-il se résoudre à tenir la science et la religion comme des rivales irréconciliables ? Jean-Michel Maldamé s'y refuse. L'esprit humain est ainsi fait qu'il aspire à l'unité et à la lumière : il veut comprendre, déchiffrer et embrasser le réel. De ce désir procèdent la flamme de la recherche scientifique comme l'ardeur des quêtes religieuses. Reconnaître paisiblement l'ancrage commun de la science et de la religion dans cet élan fondateur, c'est déjà faire un premier pas pour briser la gangue des préjugés qui emprisonnent la religion et la science dans une indifférence mutuelle ou dans des rapports de domination. Voici un essai vigoureux qui plaide pour un dialogue critique mais apaisé entre science et religion. Jean-Michel Maldamé nous invite à prendre de la hauteur pour apprécier la juste mesure de ce qui les distingue et de ce qui les unit. Les scientifiques et les religieux ne sont pas condamnés à la méfiance : ils auraient bien des raisons de s'écouter et d'entrer dans un véritable questionnement réciproque sur leurs langages respectifs, leurs points d'appui, leurs méthodes et la « vérité » qu'ils cherchent à cerner. Voici une proposition pour un art de vivre à la fois exigeant et enthousiasmant, qui ne méprise rien de ce qui fait vivre l'humanité. La réflexion est exemplaire. Ce livre ouvre un chemin qui conduit à la paix.
Dieu a-t-il vraiment créé le monde en sept jours ? Jésus est-il vraiment resté quarante jours dans le désert sans rien manger ? Dieu est-il vraiment tout-puissant ? Les anges existent-ils vraiment ? La Bible est-elle vraiment la Parole de Dieu ? Marie est-elle vraiment apparue plusieurs fois après sa mort ?À toutes ces questions, et à tant d'autres, quatre grands spécialistes de Dieu, un bibliste, un théologien, un scientifique et une philosophe, répondent avec simplicité et nous invitent à une (re)découverte de la foi chrétienne.
Gaspard, Melchior et Balthazar, entre le boeuf et l'âne gris... Loin des images infantiles répétées lors des fêtes de fin d'année et librement inspirées des évangiles apocryphes, les deux premiers chapitres des évangiles de Matthieu et de Luc révèlent, en plus de l'origine de Jésus, le projet de Dieu pour les hommes et le moyen d'y participer.Les récits de la Nativité et des premières années de la vie du Christ, décryptés ici par Jean-Michel Maldamé, parlent au coeur et à l'intelligence et éclairent le sens de notre propre présence sur terre. Avec Marie, Joseph, Élisabeth, Zacharie, Anne, Syméon, les bergers et les mages paraît ainsi le visage de l'humanité nouvelle rassemblée par le Messie.Un livre de théologie, sur fond de science, qui ouvre sur la contemplation.Dominicain du couvent de Toulouse, professeur émérite aux Facultés de philosophie et de théologie de l'Institut catholique, Jean-Michel Maldamé est membre de l'Académie pontificale des sciences. Son dernier livre, Monothéisme et violence est paru aux Éditions du cerf (2018)
Qui pourrait soutenir que les religions sont sources de paix face aux récents actes terroristes et à la folie duDjihad ? Laissant aux autres monothéismes abrahamiques le soin d'aborder l'étude de leurs responsabilités,Jean-Michel Maldamé interroge, dans l'expérience chrétienne, le lien entre violence et religion.Alors que l'Évangile repose sur un appel à un amour universel, comment expliquer que tant de chrétiens aient trahi le message de Jésus-Christ ? Quel est le chemin qui mène à la persécution et à la guerre sainte ? D'où vient ce mal qui ronge les coeurs et empoisonne les esprits ? Pourquoi l'Église a-t-elle gardé les textes bibliques qui font l'apologie de la violence, depuis la conquête de la Terre Promise jusqu'aux carnages de l'Apocalypse ? Cet ouvrage analyse les abîmes de noirceur qui se dévoilent dans les cruautés des croisades, de l'inquisition ou des guerres de religion. Il cherche à comprendre l'articulation des causes qui pervertissent la foi et falsifient l'appel de Jésus-Christ à devenir artisan de paix.Cette quête de la source du mal dans l'histoire de la chrétienté ouvre aussi la porte de l'espérance, car selon la parole du Christ, « Qui fait la vérité vient à la lumière ».Dominicain et membre de l'Académie pontificale des sciences, Jean-Michel Maldamé a été doyen de la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Toulouse et Professeur de théologie. Il a notamment écrit sur la question du mal : Le Scandale du mal, une question posée à Dieu (2001) Le Péché originel : foi chrétienne,mythe et métaphysique (2008).
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Plus la science avance, plus s'avivent les questions et d'abord celle du Mal et de sa présence scandaleuse. Par-delà les récents et impressionnants succès de l'astrophysique, de la théorie de l'évolution et de l'anthropologie fondamentale, l'explication de l'univers, de l'homme, de la société, réduite aux seules lois mécaniques s'avère déficiente. Retraçant les grandes découvertes des sciences, Jean-Michel Maldamé en interroge les concepts, qu'il dépasse en faisant appel à la notion de Création, à la métaphysique et à la philosophie. Il développe ainsi une cosmologie totale, fondée sur la seule question décisive : quel est le sens de la vie et de la liberté ? À la croisée de la science et de la théologie, voici la saga magnifique et lumineuse du monde, de l'homme, de l'histoire où nous serons toujours plus complexes qu'un atome, plus évolués qu'un singe, et aurons toujours le choix entre être ou ne pas être des cannibales.
A la fois prêtres et savants, ils ont été de brillants novateurs scientifiques. Au XVIIe siècle, Pierre Gassendi introduit les perspectives d'une nouvelle philosophie de la nature où la notion d'atome est privilégiée. Au début du XIXe, les travaux d'un prêtre de Prague, Pierre Bolzano, portent sur l'infini et ouvrent sur les mathématiques modernes. Au siècle suivant, le préhistorien Henri Breuil concilie création de l'humanité et théorie de l'évolution, en renonçant à la lecture littérale de la Genèse. De son côté, Pierre Teilhard de Chardin révolutionne la théologie par sa vision du monde issue de la science. Enfin, Georges Lemaître refonde la cosmologie, en unifiant la théorie de la relativité générale avec les résultats de la physique quantique. Si aujourd'hui certains peuvent s'étonner que ces créateurs en matière scientifique étaient prêtres, l'étude montre que c'est grâce à leur formation philosophique et théologique qu'ils ont pu mener à bien leur rôle de fondateur de la science nouvelle. Leur fidélité, parfois douloureusement vécue, à leur idéal leur a donné l'équilibre et la maturité nécessaires à l'audace de leurs propositions novatrices. Leur identité de prêtre et de religieux a enraciné l'aventure intellectuelle qui fonda la modernité.