Jean-Marie Mocq
Jean-Marie Mocq
"À l'aube du deuxième conflit mondial, les petites communes d'Annapes, Ascq et Flers n'étaient pas encore réunies par l'administration. Comme tous les villages du Nord, leurs habitants ont connu la peur, l'Exode, les restrictions et les réquisitions de l'occupant. Comme ailleurs, quelques âmes courageuses se sont révoltées contre la botte nazie, et ont formé des réseaux de Résistance qui, par des actes clandestins d'information et de sabotage, secouèrent l'autorité des forces ennemies. Mais le destin de la commune d'Ascq bascula dans la nuit du 31 mars au 1er avril 1944, lorsqu'un train transportant du matériel et des hommes de la "Hitler Jugend" dérailla à proximité de la petite gare du bourg. L'horreur que subirent les riverains cette nuit-là reste à jamais gravée dans les mémoires et dans les faits, puisqu'en souvenir du massacre, la réunion des 3 communes s'appelle désormais... Villeneuve d'Ascq."
Quarante années se sont écoulées depuis ce premier jour d'avril 1944 où des éléments de la 12e S.S. Panzer division « Hitler Jugend » massacrent 86 habitants à Ascq dans le Nord. L'auteur, qui a déjà retracé les détails du drame en 1971 dans « Ascq 1944, la nuit la plus longue », apporte un nouvel éclairage sur l'itinéraire du souvenir. De la relation succincte du massacre et des comportements postérieurs à l'inauguration des stèles, plaques et monuments commémoratifs en passant par le procès, les visites officielles et le pardon chrétien, le lecteur est emmené dans un tourbillon de faits jusqu'ici méconnus et inédits. À une époque où il ne se passe pas une journée sans que, dans un coin du monde, les violences succèdent aux violences et que les vies humaines soient sacrifiées aux idéologies, au racisme, au fanatisme ou même à la terreur gratuite, ce long cheminement apporte le témoignage concret d'une bourgade que l'Histoire a inscrite dans ses pages...